Jean-Claude Charrié (avatar)

Jean-Claude Charrié

Abonné·e de Mediapart

642 Billets

3 Éditions

Billet de blog 22 juin 2015

Jean-Claude Charrié (avatar)

Jean-Claude Charrié

Abonné·e de Mediapart

Maurice et les grecs.

Jean-Claude Charrié (avatar)

Jean-Claude Charrié

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Après tout, y'a pas de raison, puisque chacun y va de la sienne, Maurice aussi (...comme Félicie, d'ailleurs Félix n'y trouve rien à redire).
Depuis quelques mois, on nous promène.
Surtout à gauche, la vraie... prétendument. (L'autre n'est pas mieux, c'est un fait. Mais c'est pas une raion !)
D'analyses expertes en spéculations techniques, c'est le rendez-vous des europhobes qui ont trouvé là matière à se gargariser. Avec quelques probables chances de bonheur, certes, mais pour de biens mauvaises raisons.
Qui ne les honoreront pas, une fois oubliées les passions immédiates et retrouvée la distance utile aux lectures un peu plus perspicaces.
(Il envoie du bois Maurice ou il a la grosse tête ?)
Il faut dire que cette instrumentation de la situation catastrophique subie par les grecs est assez repoussante, et même inquiétante.
Surtout, à bien y réfléchir, pour les Maurices, les Mauricettes et les Josettes.
Imaginez... imaginez chers Maurices, Mauricettes et Josettes qui habitez tous dans ces coins pas possibles peuplés de bouzeux cacochymes et autres attardés juvéniles de l'assistanat républicain, quelque part dans les montagnes, les vallées profondes et les landes de nos départements rrrurrraux, bien français, imaginez qu'un beau matin les zautorités supérieures de la république viennent vous dire qu'à partir de demain matin, si vous ne vous réformez pas, si vous ne fermez pas vos écoles, vos hôpitaux, vos gendarmeries et vos bureaux de poste publics, si vous ne privatisez pas vos ronds-points, vos routes et vos ponts (pour les viaducs on sait déjà faire), vos casernes de pompiers et vos bibliothèques municipales, et surtout, surtout si vous ne remettez pas au travail fissa fissa les branleurs et feignasses qui jouent aux cartes au bistrot ou papotent sous les platanes en attendant que le temps passe et que le RSA tombe... si vous ne faites pas tout ça, et bé... demain matin... demain matin, vous serez exclus.
Vous ne serez plus français.
Oui.
Parfaitement.
Et chez Robert, vous ne pourrez plus payer la tournée de jaune avec des francs.
Fini, terminé le franc.
Faudra faire avec de la roupie rouergate ou du dinar gascon. Dévalués en plus. Roger peut se faire du souci pour son stock.   
(Là... on voit bien que Maurice débloque un peu.)
Oui, enfin bon, c'est une image... à tiroirs (faut pas avoir peur de les ouvrir).
Et puis avec l'euro, le franc du gévaudan et celui des vosges c'est pareil.
C'est pas ça la question !  
La question, c'est de savoir des highlands d'Ecosse au détroit de Messine qui c'est qui est grec ?
C'est une question politique.
Pas technique.
Mais comme tout le monde se fout de la politique, et que ceux qui disent qu'ils font de la politique ne font en réalité que de la technique... qui plus est, de basse épicerie, et bé y'a dégun qui est grec.
Pourtant, s'ils réfléchissaient un peu, ils seraient très largement les plus nombreux.
Mais ils ne veulent pas le savoir.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.