Et dans la rue féroce

Et dans la rue féroce aux mille coins
(dans laquelle un oiseau s’est perdu
surtout les ailes d’ailleurs
Surtout les ailes)
Aux mille coins aux mille camps
La vengeance se porte comme un vieux costume blanchi par des chants venus d’un autre siècle
La haine ronge, disait le vieil homme, la haine ronge tout de celui qui la porte
(surtout les ailes d’ailleurs
Surtout les ailes) disait-il

Et sous ce ciel vorace, l’automne étant, l’arbre nu au fond du jardin attend que l’Homme y pose quelque chose, un regard disait-il
Car plus rien d’autre ne se posera dessus avant longtemps
(surtout les oiseaux d’ailleurs
Surtout les oiseaux)

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