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Billet de blog 1 nov. 2021

QUE FAIRE FACE À LA MONTÉE DES FASCISMES ???

Entre l'extrême-centre du Prince-Président, la droite rabougrie des ripoublicains et la violence crispée des racistes de l'extrême droite, entre la mollesse de la gauche bien-pensante et juge de tout-un-chacun (dont fait partie Médiapart) et les ultra-gauches bornées par la lecture de Lénine et Staline QUE FAIRE????

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"Face à la menace fasciste" : c'est le titre du livre récemment publié aux éditions Textuel par Ludivine Bantigny, historienne des engagements politiques depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours, et Ugo Palheta, sociologue, auteur de "La possibilité du fascisme" (La Découverte, 2018).

Tout indique en France depuis le milieu des années 2010, et chaque jour qui passe un peu plus, l'accélération d'un mouvement de restriction des libertés publiques, de montée des violences policières (visant aussi bien les populations racisées des banlieues que les opposants à la radicalisation des politiques néolibérales comme les gilets jaunes), enfin de confiscation des médias par le pouvoir d'Etat et les grands intérêts financiers ‒ avec pour conséquence l'imposition en lieu et place de débat public d'un discours d'extrême droite dominant, jusqu'aux appels plus ou moins implicites au nettoyage ethnique.

Dressant le constat alarmant de cette fascisation française, L. Bantigny et U. Palheta en montrent les causes structurelles. L'incapacité avérée de la gauche de gouvernement à porter tout projet alternatif a laissé libre cours au renforcement incessant de la domination capitaliste, avec pour conséquence la dégradation des conditions d'existence de la grande majorité de la population. L'impossibilité pour le pouvoir de créer un consensus susceptible de faire accepter les conséquences désastreuses de ses politiques ne lui laisse d'autre option pour se perpétuer qu'une combinaison d'autoritarisme généralisé, de répression policière effrénée et de diversion par désignation de boucs émissaires (les immigrés, les musulmans).

Comment résister ? Pour les deux invités de cet épisode d'"On s'autorise à penser", il ne s'agit ni de "défendre la démocratie" (comme le préconise la classe dirigeante intéressée à confisquer à son profit le "vote utile"), ni de l'"approfondir" (comme le préconisent les plus progressistes des défenseurs du système), mais bien de la conquérir.

Julien Théry, pour Le Média, débat avec eux au sujet des dilemmes stratégiques auxquels se trouve confrontée, face à la montée du fascisme, la gauche digne ce nom."

MONTÉE DU FASCISME : QUE FAIRE ? | LUDIVINE BANTIGNY & UGO PALHETA, JULIEN THÉRY © Le Média

J'ajouterai le commentaire de Franc Serre:

"C'est un oxymore de dire démocratie représentative. Quand on est représenté on est en aristocratie (pour des dominants), d'où la fabrique de consentement pour remplacer le sens du mot aristocratie, avec celui de l'aristocratie des dominants à rentes terriennes et militaire, la noblesse. Nous sommes donc en aristocratie représentative des candidats de la ploutocratie. Après la démocratie c'est quand tous les champs de pouvoirs (dominations) sociaux sont dans les mains du collectif (collectivisme) citoyens. La force (armée et police). L'arbitrage (justice et toutes formes de tribunaux). La gouvernance (la décision sociale). Le législatif (rédaction et validation du contrat social). La fabrique du consentement (Enseignement, information, théocratie et idéologies). L'économie (trésoreries = création monétaire, bien de productions et survie à rentes). L'exécutif des projets sociaux (définition des besoins et choix des projets). La technostructure sociale (contre pouvoirs à la bureaucratie)."

Et puis:

« Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire, il n’a pas de nom pas de visage pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu, mais pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance (...) Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats. Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. » (22 janvier 2112, François Hollande)

Le spectacle actuel que donne la société en France est celui de la déliquescence intellectuelle sous l'influence des mensonges du gandin Maqueron et de ses complices faux opposants: la gôôôche caviar (dont fait partie Médiapart... Ce média va-t'il encore inviter Maqueron au "bon" moment pour le faire réélire???), la droite raciste ou les rabougris de la comprenette (ultra-gauche passive) qui forment le reliquat utile de l'électorat des gros cons!

Ah la société du spectacle!

Quand donc occuperons-nous Le Siècle????

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