ZAD du Moulin évacuée, démocratie bafouée

Après l’évacuation violente de la ZAD du Moulin, les opposants au GCO se sont regroupés devant la mairie de Kolbsheim où les élus présents et les victimes de l’attaque des gendarmes ont donné des interviews.

ZAD évacuée, démocratie bafouée

Le maire de Kolbsheim, Dany Karcher, a insisté sur la démocratie bafouée par cette intervention provocatrice qui survient après 7 avis négatifs officiels et la manifestation de plusieurs milliers de personnes samedi à Strasbourg.

Le préfet n’a même pas posé un moratoire jusqu’aux décisions du Tribunal administratif qui doit se prononcer sur plusieurs recours vendredi.

Et si jamais le tribunal donne raison aux défenseurs de la nature, le mal aura été fait, la forêt aura été dévastée par les bûcherons et les engins de travaux lourds se mettront en place afin de réaliser le viaduc de plusieurs centaines de mètres qui passera au-dessus du canal de la Bruche et de la Bruche juste au pied du jardin du château de Kolbsheim.

Rendez-vous ce lundi à 10h45 devant l’hôtel du préfet place Broglie à Strasbourg.
Résistance!
La lutte continue!

ZAD évacuée, démocratie bafouée © Jean-Claude Meyer

Communiqué de presse

GCO Non Merci

« Déboisement illégal en forêt de Kolbsheim. »

La manifestation pour le climat et contre le GCO a rassemblé plus de 5000 personnes à Strasbourg. Le même jour une entrevue avec le Préfet a eu lieu afin de demander un moratoire sur les déboisements à venir le temps que les référés pendants devant le tribunal administratif soient purgés*. Au moment de la rédaction de ce communiqué, aucune réponse du Préfet ne nous est parvenue alors même que ce dernier s’était engagé à faire un rapport au Ministère de la transition écologique. Cette semaine – comme le rapporte la presse -, l’État a prévu de faire intervenir les forces de l’ordre aux fins de permettre le déboisement de la forêt de Kolbsheim.

Or, comme le dispose l’arrêté préfectoral du 24 janvier 2017 portant dérogation aux espèces protégées à l’article 3.1.5.1 concernant les mesures d’évitement pour les chiroptères, avant d’abattre un arbre ARCOS doit obligatoirement :

« Soulever toutes les écorces décollées quelques jours avant d’abattre l’arbre ;
Attendre l’envolée des chiroptères pour la chasse au crépuscule et colmater le gîte avec un matériau permettant la sortie des spécimens qui pourraient encore se trouver à l’intérieur mais qui rend impossible une nouvelle entrée ;
Pour les arbres recouverts de lierre, il est obligatoire d’enlever le lierre deux mois avant l’abatage de l’arbre ».

Or aucune de ces obligations n’ont été respectés comme le constate un constat d’huissier dressé le 26 juin 2018. Les écorces n’ont pas été décollées ces jours-ci.

Nous tenons à rappeler que tout déboisement ou même toute tentative en violation de cet arrêté préfectoral font encourir aux auteurs une peine de deux ans d’emprisonnement et de 150 000€ d’amende (article L 415-3 du code de l’environnement). En outre, toute personne aidant ou facilitant la réalisation de ces déboisements encourt la même peine au titre de la complicité.

Le collectif demande à l’État de faire respecter l’arrêté préfectoral du 24 janvier 2017 ou a contrarioles juridictions pénales seront saisies à l’encontre des auteurs des déboisements et de ceux ayant aidé ou facilité ces derniers.

La violation de cet arrêté entraîne les mêmes conséquences en cas de déboisement dans le massif du Krittwald dans les emprises ARCOS et SANEF *.

Le collectif GCO Non Merci

*Audience le 14 septembre pour deux des 4 référés concernant ce dossier

* Constats d’Huissiers les 29/08 et 01/09/2018

la suite ici: http://la-feuille-de-chou.fr/archives/99804

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.