De Hulot à de Rugy

Ou l'histoire très résumée de deux sinistres ministres

De Hulot à de Rugy.

Je reviens sur la démission de Nicolas Hulot et son remplacement par François de Rugy.

En quelques mots, ce que je retiens du parcours de Nicolas Hulot : employé et producteur de télévision pour la maison Bouygues, entrepreneur de travaux public et propriétaire de médias, il a popularisé des produits de lavage sous emballage plastique, diluant du savon accompagné de gels de plantes exotiques, sous la marque d’une ville argentine dont il a privatisé le nom.

Il a ensuite fait mine de s’intéresser à l’avenir de la planète après l’avoir sillonnée en tous sens en avion. Puis, si mes souvenirs sont bon, à écrit un discours prononcé par Jacques Chirac, qui a ainsi concrétisé son surnom de « super menteur ». pour poursuivre en faisant signer à tous les candidats à la présidentielle un soi-disant pacte écologique qui a permis de faire croire que tous les partis allaient défendre un environnement dont ils n’avaient cure, et surtout a permis de discréditer les écologistes patentés, à savoir, à l’époque, les « Verts ». Puis après ce tour de passe-passe, il s’est servi de son image médiatique pour essayer de faire une opa sur ceux-ci. Ensuite, il a joué les utilités auprès de Sarkosy et de Hollande, toujours grâce à cette image soigneusement entretenue de télécologiste. Pour in fine jouer la prise de guerre de Macron, et avaler son chapeau régulièrement.

Puis il s’est retiré avant d’être complétement discrédité par l’ensemble des renoncements qu’il a avalisés. Je ne prends pas le temps d’en faire l’inventaire pour ne pas vous faire pleurer.

Cerise sur le gâteau, il a tout de même réussi à faire rédiger un rapport sur l’écologie par un nucléocrate et un ancien militaire dévoilé juste après son départ, et à échanger Notre Dame des Landes contre la destruction par Vincy de 350 hectares dans une des parties les plus fertiles de l’Alsace, avec l’intervention des forces armées juste après sa démission…

Son successeur s’est fait élire comme écologiste, avant d’avaler lui aussi des chapeaux de sa penderie pendant tout son mandat sous la présidence Hollande. Il s’est ensuite vendu à Macron pour pouvoir continuer à avoir un bout de pouvoir. Et enfin, il a renié toutes les idées dont il se prétendait pour prendre la succession de Hulot, après que celui-ci ait convenu s’être fait rouler dans la farine. En digne successeur, il justifie le GCO alsacien, en se glorifiant d’écarter la pollution du transit des poids lourds de quelques kilomètres de Strasbourg.

C’est de Rugy, ministre de l’environnement et d’autres accessoires, qui a avalisé l’intervention violente des gardes mobiles pour dégager la piste aux tronçonneuses et aux bulldozers, en prenant la succession de Hulot…

Ainsi le faussaire est remplacé par le renégat… ou un naïf en remplace t’il un autre ?

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