Etre communiste

Allons vite :

- des guerres, des crimes

- des chômeurs, des pauvres, la misère

J'observe :

- l'ambiance est à l'anticommunisme hystérique

- dans certains pays, les communistes sont interdits et/ou persécutés

Pourtant la crise du capitalisme exige une réponse et une seule : le socialisme. Il n'y a pas d'autre issue. Il n'existe que 2 modes de production possibles : le capitalisme ou le socialisme. Précision : le capitalisme, que le capitalisme, rien que le capitalisme, tout le capitalisme. OU : le socialisme, que le socialisme, rien que le socialisme, tout le socialisme.

Il est urgent de renverser le capitalisme et de le détruire. Pourquoi? Parce qu'il est en crise. En crise parce que ses propres lois de développement l'ont conduit à sa fin historique. Son niveau d'accumulation et de suraccumulation, son niveau de concentration, ne lui permettent plus de dégager de profits, il se voit contraint d'imposer une surexploitation ici, en diminuant le plus possible les salaires, et là, le chômage pour supprimer ni plus ni moins le salaire.

Ce faisant, il installe ses unités de production dans des pays longtemps qualifiés de sous-développés afin de pouvoir recruter des ouvriers à bas coût.

Et il mène des guerres pour s'assurer le contrôle des richesses du sol et du sous-sol des pays vaincus et détruits.

La guerre est consubstantielle au capitalisme qui n'est pas et ne peut pas être démocratique.

Pour transformer la société capitaliste en société socialiste, il faut procéder à une révolution. Cette révolution n'est possible que si les forces populaires, organisées autour de la classe ouvrière, forment un mouvement puissant et majoritaire, seul capable d'imposer l'immense transformation sociale. Et qui doit très clairement exproprier la grande bourgeoisie et restituer les richesses créées par les travailleurs aux travailleurs qui les créent.

La bourgeoisie est une classe de profiteurs qui vivent très richement du travail des travailleurs exploités. Et c'est pourquoi il faut les exploiter, les dépouiller et les faire définitivement disparaître à tout jamais de l'HISTOIRE. La dictature démocratique du prolétariat a pour rôle historique la disparition politique et sociale de cette classe d'exploiteurs.

Sauf que ce que je dis, qui est le condensé du marxisme-léninisme lui-même, est aujourd'hui nommé : stalinisme, en lieu et place de : communisme.

Je précise : on nomme stalinisme l'expérience communiste révolutionnaire qui a vu le jour en 1917.

On nomme stalinisme la politique conduite par le mouvement communiste mondial et les partis communistes nationaux depuis 1917 et, bien sûr, leur fondation intervenue dans la foulée.

Cette désignation par stalinisme, véritable campagne de classe orchestrée par la grande bourgeoisie et ses relais médiatiques, vise le but de discréditer et d'avilir toutes les réalisations acquises au long d'un siècle afin de dissuader les travailleurs et les gens du peuple de poursuivre la lutte des classes et d'atteindre l'objectif de la révolution sociale et de l'édification du socialisme.

La social-démocratie et ses avatars gauchistes ont contribué à affaiblir le puissant mouvement ouvrier communiste. De ce point de vue, il ne faut pas hésiter à dire que la social-démocratie et ses avatars gauchistes opportunistes sont le relais, conscient ou non, volontaire ou non, objectif ou subjectif, de la propagande bourgeoise. Ils en sont totalement constitutifs.

Alors que la crise frappe, créant guerres et chômage, observons que :

- le PCF est devenu un parti réformiste eurocompatible : un PS bis.

- le gauchisme n'a strictement rien apporté au mouvement ouvrier, aux forces populaires, sinon confusion et résignation. Le gauchisme est un aspect d'explication des défaites ouvrières en termes sociaux. L'autre aspect étant l'orientation réformiste du PCF, en France, et des autres euroPC en Espagne, en Italie et ailleurs.

- la social-démocratie a exercé le pouvoir à plusieurs reprises et a toujours géré le capitalisme dans le sens de ses intérêts. Après les expériences déplorables social-démocrates en Espagne, en Grèce et au Portugal, voilà que c'est ce sinistre PS qui jette les intérêts des travailleurs et des forces populaires dans les conditions des pires aventures. Aujourd'hui, le PS travaille en faveur du fascisme et les perspectives électorales sont là pour en témoigner.

Le PS au pouvoir décide même des guerres et est l'allié officiel des bandéristes de Kiev.

Vous comprenez bien que les médiapartiens qui s'expriment dans ce sens-là, de la lutte révolutionnaire contre la bourgeoisie, mais aussi ses relais socialo-gauchistes, deviennent la cible de courants de droite et de gauche qui partagent en commun la haine du communisme, ce qui va du FN à l'extrême-gauche gauchiste.

Aujourd'hui, il faut dire carrément les choses : en Europe, 2 partis communistes sont à l'avant-garde du combat de classe : le Parti communiste portugais et le KKE.

En France, les forces communistes encore éparpillées travaillent à préparer une fusion et la création d'un parti communiste révolutionnaire. Et ils se placent hors de toute expérience de type Die Linke, Unita Izquerdia et Syriza, analysée comme ultime resucée social-démocrate et de collaboration de classe.

Les travailleurs doivent agir pour sortir de l'euro, de l'UE, de l'OTAN et du capitalisme.

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