Ce que le marxisme nous enseigne sur les manifestations au Venezuela

Liberté. Démocratie. Stabilité. Voici les demandes auxquelles les médias institutionnels veulent vous faire croire derrière les manifestations antigouvernementales qui se déroulent au Venezuela, lesquelles revendiquent [à ce jour plus de 120] morts.

De Ramiro S. Fúnez. Article original : What Marxism Teaches Us About Protests in Venezuela, paru sur telesurtv.net [traduction: JFG-QuestionsCritiques]

 

Liberté. Démocratie. Stabilité.

Voici les demandes auxquelles les médias institutionnels veulent vous faire croire derrière les manifestations antigouvernementales qui se déroulent au Venezuela, lesquelles revendiquent [à ce jour plus de 120] morts.

Empruntant l’intrigue de « David et Goliath », le charabia bourré de sigles et d’abréviations des organes de la presse institutionnelle perpétue la même dichotomie mal pensée. D’un côté, il y a les démocrates pacifiques impuissants qui protestent pour la liberté politique. De l’autre côté, se trouve le violent gouvernement autoritaire et tout-puissant qui combat ces demandes.

 

Cette narration, incontestablement dominante dans les médias institutionnels, est intentionnellement destinée à engendrer le soutien pour un changement de régime au Venezuela. Des médias comme CBS, CNN, NBC, ABC, Fox News et The New York Times, par exemple, sont possédés par de riches élites mondiales, lesquelles sont des investisseurs de premier plan dans le complexe militaro-industriel et qui profitent généreusement de la guerre sans fin.

Des publications comme le Miami Herald illustrent la campagne des médias dominants en faveur de la guerre en publiant des articles suggérant « Ce que Trump devrait faire vis-à-vis de la dérive vers une dictature totale au Venezuela ». Cela est parfaitement en ligne avec leurs riches bailleurs institutionnels qui salivent à l’idée de recoloniser le Venezuela et de privatiser ses vastes ressources pétrolières.

Leurs cris de ralliement pour une action étasunienne contre le Venezuela ressemblent à ceux poussés contre la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak et la Libye avant leurs invasions respectives de 1999, 2001, 2003 et 2011. Quiconque a suivi de près ces invasions peut toutefois attester du rôle central que les reportages erronés des médias institutionnels ont joué pour faciliter leurs conséquences désastreuses.

N’oublions pas qu’en 2003, par exemple, les informations institutionnelles ont propagé un mensonge épouvantable : l’affirmation que le gouvernement irakien était alors en possession d’« armes de destruction massive ».

Mais, comme le Groupe d’experts sur l’Irak, conduit par les USA, fut obligé de l’admettre en 2003, il n’y avait aucune preuve que le gouvernement irakien avait produit ou stocké la moindre arme de destruction massive depuis 1991, année où des sanctions furent imposées contre l’administration de l’ancien président Saddam Hussein.

La conséquence de ce mensonge, ainsi que l’histoire l’a montré, fut catastrophique. Des dizaines de milliers de civils et de combattants irakiens sont morts, des milliers d’autres ont été abusés, violés ou blessés, et des villes entières ont été laissées en ruine.

Qui plus est, ces mêmes organes de presse qui faisaient monter l’hystérie pour cette invasion illégale, justifiée par des affirmations non fondées, étaient les mêmes qui appelaient à la guerre contre la Yougoslavie en 1999, contre l’Afghanistan en 2001 et contre la Libye en 2011. Et maintenant, ils mènent la campagne pour la guerre contre le Venezuela.

Voilà pourquoi ceux qui veulent vraiment comprendre ce qu’il se passe au Venezuela ne peuvent faire confiance à ces publications qui ont à cœur les intérêts économiques de leurs riches commanditaires institutionnels. Ceux qui recherchent la vérité sur les protestations au Venezuela doivent baser leurs investigations sur les intérêts de la classe ouvrière, laquelle serait la plus affectée par quelque attaque ou invasion contre ce pays socialiste.

Le marxisme, en tant que méthode d’étude et de réponse aux évènements du monde, est ce qui convient le mieux pour le faire puisque qu’il se base fondamentalement à faire avancer les meilleurs intérêts des travailleurs, la majorité, et non pas ceux des riches élites, la minorité. Et comme cela sera démontré plus loin, il démontre que le gouvernement dirigé par la classe ouvrière fait sincèrement la promotion de la liberté, de la démocratie et de la stabilité, ce qui n’est pas le cas de l’opposition soutenue par Wall Street.

Voici ce que le marxisme, science révolutionnaire de la classe ouvrière, nous enseigne sur les manifestations au Venezuela.

 

Une nouvelle méthode d’analyse est nécessaire

L’un des plus gros problèmes inhérents à la couverture par les médias institutionnels des manifestations au Venezuela est la méthode qu’ils utilisent pour les analyser.

Si l’on regarde de près la plupart des articles et des vidéos produits par les publications institutionnelles, on remarque une tendance sous-jacente. Ils discutent des troubles actuels au Venezuela sans fournir de contexte historique adéquat.

Non seulement passent-ils intentionnellement sous silence les attaques économiques et politiques incessantes menées contre la Révolution bolivarienne depuis sa prise de pouvoir en 1999, lesquelles ont entravé la capacité du gouvernement à faire avancer la paix et la stabilité. Ils oublient également de mentionner dans quel état se trouvait ce pays, avant que feu le Président Chavez arrive aux commandes et commence à améliorer radicalement les conditions de la classe ouvrière vénézuélienne majoritaire.

Depuis le début des années 2000, par exemple, les propriétaires de supermarchés affiliés à l’opposition vénézuélienne ont stocké des réserves de nourriture [1] afin de les revendre plus cher et d’engranger des profits supplémentaires. Les sociétés importatrices d’aliments, possédées par la riche élite de droite du pays, manipulent également les chiffres des importations afin d’augmenter les prix des marchandises.

En 2013, l’ancien chef de la Banque Centrale vénézuélienne, Edmée Betancourt, rapportait que le pays avait perdu entre 15 et 20 milliards de dollars l’année précédente à cause de ces stocks indus et de la manipulation des prix. Le sabotage de l’économie socialiste du Venezuela par la droite, qui a été mené sur de nombreux fronts depuis 1999, sert à renforcer les attaques politiques contre le gouvernement. Cette tactique de déstabilisation, exposée par le spécialiste en sciences politiques étasunien Gene Sharp, est utilisée depuis des temps immémoriaux contre les gouvernements opposés à Wall Street.

Les médias du courant dominant oublient également de mentionner qu’avant la Révolution bolivarienne de 1999, le Venezuela connaissait des taux d’inflation, de chômage et de pauvreté beaucoup plus élevés.

Cette méthode, qui présente les faits et les chiffres sur le désarroi au Venezuela sans fournir de contexte historique, est connue sous le nom d’empirisme.

L’empirisme, une méthode des sciences naturelles et sociales, pose comme postulat que toute connaissance sur le monde dérive de l’expérience sensorielle. Cela signifie que les cinq sens – la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher – donne une idée de la réalité qui peut être testée, révisée et vérifiée par tous.

Ainsi, on peut établir des jugements sur le Venezuela basés sur ce qu’ils voient les gens faire, sur ce qu’ils entendent les gens dirent et même sur ce que les gens sentent, goûtent ou touchent dans le pays. En outre, on peut créer des mesures quantitatives pour ces jugements qualitatifs, en établissant des chiffres universellement acceptés tels que le produit intérieur brut, les coefficients de Gini et même les niveaux de bonheur.

Le marxisme ne rejette pas en bloc l’empirisme – parfois même, il s’en inspire. Cependant, ce que le marxisme maintient est que cette méthode libérale d’analyse est gravement déficiente dans sa capacité à saisir les complexités d’un phénomène particulier dans son intégralité.

C’est parce qu’elle analyse les phénomènes, comme l’agitation au Venezuela, comme étant des moments statiques, déconnectés du temps, au lieu de les comprendre comme des moments reliés entre eux qui forment un processus en constant changement et toujours en évolution. Cette méthode sépare le présent « pertinent » du passé « non pertinent », en décontextualisant les phénomènes dans leur intégralité.

Cela équivaut à critiquer un professeur dont les élèves n’auraient pas réussi leurs examens de fin d’année, sans prendre en compte que durant la majorité de l’année ce professeur avait des classes surchargées et qu’il travaillait avec un maigre budget.

Le marxisme ne rejette donc pas qu’il existe une inflation et des pénuries croissantes au Venezuela. Ce qu’il rejette est la façon de présenter ces chiffres en dehors d’un contexte approprié et de limiter les investigations à des apparitions étroites, permettant ainsi à la réalité d’être déformée.

Le marxisme propose d’étendre le champ de l’analyse au-delà des faits actuels, en enquêtant sur les causes économiques profondes de phénomènes comme l’inflation, et de mettre en avant des solutions pratiques pour les résoudre.

Par conséquent, les analyses empiriques faites par les organes de la presse institutionnelle à propos des manifestations au Venezuela s’avèrent être idéologiquement défaillantes. Ils présentent intentionnellement les faits sur les troubles au Venezuela d’une façon qui incrimine systématiquement le gouvernement et exonère l’opposition.

 

Toutes les manifestations ne sont pas révolutionnaires. Tous les gouvernements ne sont pas réactionnaires

Un autre problème qui afflige la couverture que font les médias institutionnels des manifestations au Venezuela est la fausse représentation qu’ils font des manifestants et du gouvernement.

Comme il a été dit plus haut, les organes de la presse institutionnelle dépeignent les manifestants comme des démocrates pacifiques impuissants, tandis qu’ils dressent un portrait des officiels du gouvernement comme autoritaires, violents et puissants.

Lorsqu’ils couvrent les manifestations antigouvernementales, ils montrent souvent des images de manifestants de l’opposition brandissant des pancartes semblant progressistes avec des slogans tels que « Fini la dictature » et « Justice pour les prisonniers politiques ». Ils les ont aussi montrés remettant des fleurs aux forces de police, en pleurant et en les implorant de « mettre fin à la violence ».

A l’inverse, lorsqu’ils présentent les forces de l’ordre et la Garde nationale bolivarienne à la télévision, ils ne les montrent que lorsqu’ils actionnent des canons à eau et qu’ils repoussent les manifestants avec leurs boucliers. En outre, ils ne montrent quasiment jamais d’images des milliers de gens de gauche, soutiens du gouvernement, qui marchent pacifiquement et quasi-quotidiennement en soutien à la Révolution bolivarienne.

Ce portrait superficiel des troubles au Venezuela par les médias du courant dominant induit en erreur téléspectateurs et lecteurs en leur faisant croire que les manifestants de droite sont révolutionnaires et que le gouvernement de gauche est réactionnaire. Par conséquent, ils associent faussement les premiers avec des mouvements comme « Occupy Wall Street » et « Black Lives Matter » et les seconds avec des régimes comme l’Apartheid en Afrique du Sud. Le marxisme, cependant, soutient que cette dichotomie est une inversion perverse de la réalité.

Il maintient que le gouvernement bolivarien est en fait révolutionnaire et que l’opposition est réactionnaire. Cette conclusion se fonde sur la théorie marxiste de l’Etat, élaborée par le révolutionnaire russe Vladimir Lénine.

La théorie marxiste de l’Etat soutient que les gouvernements sont des instruments de domination par une classe économique sur une autre.

Dans les sociétés capitalistes, à l’instar des USA, où les riches représentent la classe dirigeante, les élites aisées se servent de l’Etat pour gouverner sur les pauvres. Cela est démontré par la façon dont les grandes entreprises sont capables d’utiliser la police pour réprimer les travailleurs et opprimer les communautés qui protestent pour un meilleur de vie.

Dans les sociétés qui avancent vers socialisme, comme le Venezuela, où le gouvernement représente les pauvres, les travailleurs et les opprimés combattent toujours les riches élites, mais sont en capacité de mieux les contrôler. En mars, par exemple, le Président Nicolas Maduro a ordonné la saisie des boulangeries possédées par les élites de droite qui gardaient intentionnellement en réserve de la farine, remettant plus tard le contrôle de ces entreprises aux collectifs ouvriers.

Le marxisme réfute également l’affirmation selon laquelle tous les Etats sont de caractère bourgeois, un argument auquel de nombreux anarchistes sont prompts à s’accrocher. En fait, l’Etat est plutôt un reflet de la classe économique qui exerce le pouvoir sur lui.

Et tandis que les marxistes affirment que les gouvernements cesseront d’exister dans les stades avancés du communisme, ils maintiennent que ceux-ci sont nécessaires dans les premières étapes de la transition du capitalisme au socialisme. Cela est connu sous le nom de dépérissement de l’Etat.

En ligne avec cette compréhension de l’Etat, les marxistes soutiennent que toutes les manifestations antigouvernementales ne sont pas révolutionnaires, ce que de nombreux libéraux et de nombreux anarchistes ne réalisent pas.

Immédiatement après 1917, par exemple, lorsque les Bolcheviks ont entrepris la révolution socialiste de la Russie, les USA et la Grande-Bretagne ont commencé à soutenir des groupes comme l’Armée Blanche et l’Armée Insurrectionnelle d’Ukraine. La première était constituée de nationalistes d’extrême-droite et la seconde d’anarchistes de l’ultragauche – bien qu’idéologiquement opposés, les deux groupes combattirent becs et ongles pour essayer de renverser le gouvernement bolchevique dans une alliance contre nature. A la suite de la montée des révolutions socialistes en Europe de l’Est tout du long du 20ème siècle, les USA et la Grande-Bretagne ont commencé à soutenir les manifestations « pro-démocratie » dans des pays comme la République socialiste tchécoslovaque. Soutenus par de riches élites multinationales, ces manifestants « pro-démocratie » soutenaient que le gouvernement soutenu par l’Union soviétique commettait des « abus aux droits de l’homme » et qu’il dirigeait mal l’économie, exactement comme l’affirme l’opposition au Venezuela.

Vers le tournant du 20ème siècle, ces « démocrates » soutenus par l’Occident ont commencé à mener des révolutions de couleur, qui conduisirent au démantèlement des gouvernements socialistes et à la mise en œuvre de l’austérité néolibérale. Aujourd’hui, les pays dirigés par les révolutions de couleur – comme la Géorgie, l’Ukraine, la République tchèque et la Slovaquie – connaissent des taux de chômage, de criminalité, de prostitution et d’insécurité parmi les plus élevés.

Le marxisme, qui prend l’économie, et non pas l’esthétique, comme base de son analyse, démontre que toutes les manifestations ne sont pas révolutionnaires et que tous les gouvernements ne sont pas réactionnaires.

 

Le capitalisme est en fin de course. Tout comme l’est l’opposition.

Les leaders de l’opposition de droite au Venezuela déclarent fréquemment que le modèle économique socialiste de la Révolution bolivarienne est responsable de la plupart des problèmes du pays.

Régurgitant inconditionnellement les points de vue économiques que les think-tanks de Wall Street leur ont servis sur un plateau, ils soutiennent que le capitalisme du libre-échange résoudra tous les problèmes du Venezuela.

« Le socialisme crée la bureaucratie », déclarent-ils, en suggérant que les entreprises privées devraient absorber les systèmes de santé, d’éducation, d’alimentation et de logement du pays. Les dirigeants de l’opposition, comme Leopoldo Lopez, qui entretient des liens discutables avec des multinationales pétrolières comme ExxonMobil, ont même proposé de privatiser la compagnie pétrolière d’Etat du Venezuela, l’une des principales sources de richesse du pays.

Ils ont même suggéré d’éliminer d’importantes institutions gouvernementales comme le ministère des Peuples Indigènes ou celui des Femmes et des Affaires de Genre, dans une annonce pour « restaurer la stabilité économique ».

Tandis qu’il reste indiscutable que le Venezuela connaît de graves problèmes économiques, l’opposition attribue faussement la cause profonde de ces problèmes au socialisme. Elle ne prend pas en compte que les tentatives de consolider une économie planifiée stable ont été sabotées depuis 1999. Elle a constamment déblatéré sur les « échecs du socialisme » tout en l’attaquant simultanément pour s’assurer qu’il ne réussit pas.

Leur rhétorique équivaut à blâmer un architecte qui ne construit pas assez vite une maison sans prendre en compte que le site de construction est pillé et vandalisé quotidiennement depuis son démarrage. La Révolution bolivarienne a toutefois accompli d’énormes avancées sociales, en dépit du fait qu’elle n’a pas eu un seul jour de répit avec le sabotage économique de la droite tout du long des 18 ans qu’il est au pouvoir.

Pourtant, l’opposition, les médias institutionnels et Wall Street soutiennent que le Venezuela s’en tirerait mieux s’il adoptait le capitalisme en tant que système économique.

Mais si l’on veut savoir ce que le Venezuela deviendrait si l’opposition parvenait à chasser le gouvernement bolivarien et à imposer le capitalisme, il suffit de regarder les désastres néolibéraux que sont le Brésil et l’Argentine.

Depuis que le Président argentin Mauricio Macri a pris ses fonctions en 2015, il est revenu sur tous les gains progressistes réalisés par l’ancienne Présidente de gauche Cristina Fernandez. Ce dirigeant de droite, qui critique ouvertement le gouvernement vénézuélien, a mis en œuvre des programmes d’austérité dans un de nombreux secteurs de l’économie de ce pays.

Les prix du gaz et de l’électricité sont en augmentation. Des emplois sont supprimés. Les institutions gouvernementales voient leur taille réduite tandis que les sociétés privées liées au pouvoir en place obtiennent des réductions d’impôt. Toutes ces politiques ont pour conséquence une pauvreté croissante, l’instabilité et l’agitation en Argentine.

La même chose est vraie pour le Brésil.

Depuis que le Président brésilien de fait Michel Temer a pris le pouvoir en 2016, il est lui aussi revenu sur tous les gains sociaux réalisés par l’ancienne Présidente progressiste Dilma Rousseff. En conséquence, des millions de Brésiliens ont été plongés dans la pauvreté, la répression contre les groupes afro-indigènes s’est intensifiée et il a été mis fin principalement aux droits des travailleurs dans les campagnes, permettant effectivement des pratiques qui sont considérées par le code pénal du pays comme équivalant à de l’esclavage.

Temer, un autre critique virulent de la Révolution bolivarienne, fait également face à une opposition grandissante de la part des Brésiliens qui souffrent de l’austérité néolibérale.

Même si l’opposition vénézuélienne réussissait à prendre le pouvoir, à l’instar de Macri et de Temer, les problèmes du pays seraient loin d’être résolus. Cela, parce que leur si cher capitalisme, un système entièrement motivé par le profit, est intrinsèquement instable – et comme Karl Marx le formule lui-même, le capitalisme s’autocannibalise.

Marx avançait que le capitalisme crée des crises constantes au sein de la société à cause de la tendance à la baisse du taux de profit. Le profit est défini comme le gain financier accumulé à partir de la différence entre le montant gagné et le montant dépensé dans l’achat, l’opération ou la production.

Alors que les travailleurs dans le monde entier gagnent moins d’argent à cause de l’austérité néolibérale, ils sont incapables en tant que consommateurs d’acheter les mêmes produits qu’ils produisent. Cela crée une situation où les sociétés privées sont incapables de vendre leurs produits parce personne ne dispose d’assez d’argent pour les acheter, empêchant les sociétés de faire des profits.

Cette situation se joue à l’échelle mondiale, facilitant la détérioration des marchés et pavant la voie à une crise financière internationale qui s’approche dangereusement. Et tandis que le capitalisme poursuit un déclin qu’il ne peut surmonter, alors qu’il se retrouve dans une impasse, sa crédibilité devient plus contestable au fur et à mesure que le temps passe.

L’opposition vénézuélienne, à l’instar du capitalisme, n’a rien à offrir à ce pays sud-américain. Les deux sont dans un cul-de-sac.

------------- 

[1] Voir : Blaming Socialism, US Media Distorts Venezuela’s Food Crisis [Accuser le socialisme, les médias US déforment la vérité sur la crise alimentaire du Venezuela]»

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.