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Billet de blog 7 mai 2014

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Encore une question à monsieur PLENEL

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Encore une question à monsieur Plenel.

J’ai regardé pour la seconde fois les deux excellents reportages de France 5 et la non moins excellente intervention de monsieur Plenel. Le livre de Thomas Piketty sur les genoux j’ai bien écouté ce que monsieur Plenel explique et qui ne souffre aucune contradiction. Je le rejoins quand il trouve ces communicants vulgaires grossiers et qu’il les traite de mercenaires. Je trouve même que les mercenaires méritent plus de respect car parfois ils meurent et il faudrait leur trouver un autre nom. Je les appellerai donc les merdenaires, libre à vous de regarder la sémantique des mots.

Pourtant en fin de diffusion un doute m’obsède. La démonstration de Plenel ne passe pas auprès des 3 autres personnes présentes. Elles ne comprennent pas le problème quand un merdenaire travaille pour un politique alors qu’il est payé par un industriel lequel touche par ailleurs des subventions de l’État français. Une heure d’explications n’a pas suffi à faire passer le message. Force est de constater qu’il faudrait un narrateur pour expliquer le point de vue de Plenel.

Actuellement en France le discours marquant est la chasse au gaspillage. Se battre contre le gaspillage fait partie de ces discours politiques que personne ne va contredire car c’est mort. Il faut donc rentabiliser et personne n’arrive à expliquer qu’il y a un avantage à la situation actuelle. On ne peut pas dire dans la même phrase qu’il faut diminuer la taille des régions et dans le même temps diminuer le chômage. Les rires éclatent chez moi quand la suisse est citée en exemple, utilisée pour dire tout et son contraire les exemples sont souvent faux ou totalement délirants.

Encore une fois sans un narrateur il n’y a aucune chance de modifier quoi que ce soit dans l’hexagone. Un peuple qui descend dans la rue lorsque l’on veut toucher au numéro de sa plaque n’acceptera jamais la moindre réforme. Et quand ceux qui doivent la voter en sont les bénéficiaires on rêve.

En écoutant monsieur Plenel je me suis rendu compte que depuis 2 ans, Hollande dirige avec une aversion pour les merdenaires. Force est de constater que la presse s’en donne à cœur joie pour montrer les couacs de communications et appuyer le doigt sur la moindre divergence de point de vue entre le roi et ces ministres. Comme si deux avis ne pouvaient se côtoyer et que cela était une preuve de faiblesse.

Je suis convaincu que François Hollande est un grand président et qu’il restera dans l’histoire. Je suis certains que par rapport à Sarkosy la France a ouvert la fenêtre pour faire rentrer de l’air.  Je suis certains que les choix de Hollande apporteront de l’oxygène à l’hexagone. Par contre force est de constater que l’absence de merdenaires fait que personne ne comprend l’histoire que le président Hollande raconte. Même quand il fait une phrase comme celle de ce matin ou il dit aux Français qu’il sait qu’il doit son élection à l’échec de son prédécesseur et non à son programme je ne suis pas convaincu que les français entendent ce que cela signifie dans la bouche d’un politique.

J’aimerais comprendre comment, dans nos démocraties, l’on peut avoir les narrateurs de ce que veulent les politiques en évitant les merdenaires.

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