Au secours !!! Fouquier-Tinville est revenu

Il est parmi nous, lui et ses affidés, ils sont là !!! Ce petit billet en modeste réaction à ceux de mon confrère en bloguerie sur Médiapart, Jacques Fortin, au sujet des affaires en cours et des bruits qui en courent.

 

Au nom de la pureté révolutionnaire, de sa propre, personnelle, intime, singulière, spécifique, distinctive clairvoyance absolue ; de son érudition théorique, dialectique, empirique, historique, nourrie de tant et plus de défaites, débâcles, déboires, déconfitures, retraites et débandades qui constituent, tout de même, à tout le moins, on en conviendra, une somme de témoignages, d’expériences, d’apprentissages et de capacités à juger, trancher, statuer, condamner qui ne peuvent se négliger ; de par son verbe expert, haut, fort, savant, tempétueux mais doctement circonvolutionné, Fouquier-Tinville-Fortin enverra sans tarder le ci-devant Mélenchon à la guillotine (de l’opinion et de la vindicte populaire, seulement, forcément, restons courtois). Et ? Ensuite ? Tout ira bien, mieux, pour le mieux, et comme toujours, dans l’exigu, turbulent, mais combien, ô combien, confortable, minuscule, petit monde de la « gôche de la gôche »…

Chers gardiens du Temple de la « gôche de la gôche »… De grâce, restez y, n’en sortez plus, retranchez-vous, demeurez y et nous, nous promettons de ne pas aller y compromettre vos solitaires plaisirs cérébraux. D’ailleurs, la prudence commande ! S’il advenait que vous les délaissiez, sait-on jamais qui pourraient se glisser dans vos valeureuses et si nécessaires, si utiles, si convoitées casemates (Ooouuuuppps !!! Faut que je me surveille, je lacanise et j’ai failli écrire fortins).

Bon, trêve de rigolades. Avec des avocats, pardon des accusateurs publics, tels Fouquier-Tinville-Fortin et les quelques uns qui l’approuvent ici, la résistance et l’insoumission au libéralisme, au social-libéralisme et bien sûr à l’extrême-droite, n’ont pas besoin d’adversaires, leurs « amis », pour dire vite, s’en chargent fort bien.

Mais attention ! Après les 10 de Thermidor, des 18 de Floréal peuvent survenir.

Rassurez-vous, je ne cultive assurément aucune nostalgie pour la Louisette ou le Rasoir national. Néanmoins et subséquemment, je suggérerais, peut-être, mais quand même, que lors des futurs procès révolutionnaires, les ci-devant jugés coupables soient dûment entartrés (à la tarte à la cerise, il va de soi, nappée copieusement de coulis de fruits rouges, ça va sans dire). Mais aussi, par mesure de grande clémence (envers leur admirable persévérance narcissique), que tout ceci soit largement relayé sur la place publique, sur les réseaux sociaux (soyons moderne, que diable !), Médiapart compris, bien évidemment.

Allez, sans rancune, et rendez-vous tous, les 4 et 18 Floréal de l’An CCXXV de la République ! (Mazette ! Quelle coïncidence ?)

 

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PS. Ceci étant dit, merci à Martine Billard pour sa mise au point, donnée par ailleurs :

Mélenchon est-il parti tout seul à la présidentielle ? Ou de l'amnésie collective.

 

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