Les retards de Mediapart ?

Mediapart est un media d'information, un des premiers, à faire du journalisme uniquement sur internet. Pour les habitués, pour les fidèles lecteurs, rien de nouveau.

Mediapart en tire t'il tous les avantages ? Esquisse très succincte.

1. Un Mediapart écolo.

Aucun doute sur ce point fort. Pas de papiers, pas de frais d’édition.

Le journal de la veille n'emballe plus le poisson, n'encombre pas les poubelles.

Mediapart a uniquement, concernant le support, des frais de webmasters qui sans doute trouveront au fil du temps une interface plus carrée, plus lisible, même si cette observation sera loin de faire l'unanimité, le propos est lancé.

2. Un Mediapart maniable, accessible.

Chacun jugera cela à sa mesure.

 

Mais voilà ce qui nous intéresse vraiment dans ce billet.

 

3. Pour un Mediapart unilingue ou lisible en plusieurs langues ?

La langue parlée par les journalistes mediapartiens et des principaux medias métropolitaines est certes un joyau mais ne faudrait-il pas un peu sortir des sentiers battus, s'ouvrir ?

Certes utiliser le français en France est parfaitement normal. Cela empêche t'il d'ouvrir l'information aux non francophones, francophiles ou pas ?

 

En regard de l’avenir, est-ce là où le bas blesse aujourd’hui ?

Pourquoi Mediapart ne propose t’il pas une interface du site avec une lecture possible des articles en deux ou trois langues supplémentaires ?

Ce serait inédit. Pédagogique pour certains. Utile pour d’autres. Cela n'enlèverait rien au crédit et au travail des journalistes. Leur travail serait ouvert à ceux qui ne lisent pas notre langue.

Il est possible de dire que Mediapart est un site discriminatoire (comme l'ensemble de la presse, sur ce point là) pour ceux qui souhaitent accéder à ses mêmes informations mais qui ne pratiquent pas le français. Rien de bien polémique, c'est normal.

On pourrait s’étendre sur le sujet. Pourquoi ne pas aller plus loin que ce qui est acquis ou jugé normal pour la majorité d'entre nous ?

Ce serait un Mediapart encore plus audacieux, qui sort encore plus de l’ordinaire.

 

Seul internet permet de s’ouvrir à la traduction, à une pluralité de langues, à moindre coût.

Voilà un des avantages du journalisme en ligne et qui ne cherche pas qu’à plaire au pouvoir où à un pouvoir monolingue, monoglotte.

Pour un Mediapart indépendant, bien éloigné du politiquement correct ?

Certes, c’est déjà le cas, même si certains le contestent à juste titre : pas de liberté sans contradiction possible, sans une contradiction constructive.

 

  • Mediapart en anglais ?

  • Mediapart en espagnol ?

  • Mediapart en chinois ?

Pour unique rappel, au pays du coq facilement accusé d'être chauvin et arrogant, sans penser à trop sortir de nos frontières (et pourtant cela ne doit pas être un mal) bien que le support internet invite à voir plus loin :

« La France est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes originaires de Chine. On estime la communauté à 600.000 ou 700.000 personnes, d'après Pierre Picquart, spécialiste du monde chinois.

Il faut s'en tenir à ces estimations, le recensement français ne tenant pas compte de l'origine ethnique ».

 

Certes, la majorité est parfaitement intégrée. Mais pourquoi pas s'ouvrir ? Les langues régionales sont déjà reconnues, je ne pousserai pas jusqu'à proposer un Mediapart en langues régionales.

Cf. http://www.slate.fr/story/23827/chinois-de-france-ne-veut-rien-dire

Qu’en pensez-vous ? Pourquoi ne pas innover en ce sens ? Cette suggestion est certes problématique. Cela en dérangera plus d'un.

Certes ce n'est pas dans les mentalités du journalisme de tel ou tel pays d'envisager des faits, de penser un travail en plusieurs langues.

Courrier International par exemple est dans une autre logique : ouvrir des bribes de la presse étrangère (sélection d'articles nécessairement subjective) qui sont susceptibles d'intéresser un grand nombre de lecteurs.

 

 

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