Les aventure des époux Woerth avec HSBC Suisse, family office Bettencourt

HSBC Suisse : Florence Woerth familière des lieux, Eric Woerth au parfum des affaires.
A Genêve, au 17 quai du Mont Blanc et rue Docteur Alfred Vincent, HSBC Private Bank a pour spécialité le family office. Montrez quelques photos du quartier à Florence Woerth, cela lui rappelera quelques bons souvenirs : l'Hôtel d'Angleterre est au 15 quai du Mont Blanc,
HSBC est située au 17 quai du Mont Blanc, autant dire, deux pas séparent ces deux établissements
(même si l'entrée de la banque privée HSBC Suisse se fait dans la petite rue Perpendiculaire au lac Léman, un portillon à l'angle, une ancienne porte au numéro 2 de la rue Dr Alfred Vincent, une ancienne façade avec des volets persiennes, et un peu plus loin, une façade plus récente, un sas d'entrée moderne, ovale, aux verres transparents et fumés, tout cela appartient aux deux immeubles HSBC).
Florence Woerth vous confirmera (ou niera) qu'elle connaît très bien le quartier, comme l'ont déjà fait remarquer quelques banquiers genevois.
Il serait intéressant de retrouver leurs témoignages, car ils vont à rebours du secret bancaire légendaire de la Suisse, à contre courant de la défense des époux Woerth.
Si Florence Woerth y a travaillé pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt, n'est-ce pas étrange de se dire que la liste des 3000 noms de citoyens français, volée par Hervé Falciani en 2009 chez HSBC Private Bank Suisse à Genève (il existe plusieurs adresses pour HSBC à Genêve), a été brandie par Eric Woerth alors que sa femme est une familière des lieux et de l'établissement bancaire.
Comment peut-on concevoir qu'Eric Woerth a donné du crédit à un voleur ?
Plus précisément, Eric Woerth a donné toute sa voix, et tout son poids, pour créditer un document volé. Très surprenant.

Y-a t'il un lien entre l'affaire de la liste des 3000 et le travail de Florence Woerth
très impliquée dans les comptes Suisses et sans doute dans les comptes internationaux (Hong-Kong, Amérique...) de Liliane Bettencourt ?

Quels ont été les effets de cette affaire en Suisse ?

Ils ont été multiples. Mais en particulier, la réaction a été à la mesure de l’exaspération ressentie. Très en colère devant l’exploitation par les autorités françaises du fichier volé à la banque HSBC, la Suisse a prévu de suspendre le processus de ratification de la convention de double imposition signée avec la France en août dernier...L'affaire du fichier des 3000 n'aurait donc été qu'un écran de fumée pour mieux dissimuler ces mêmes évadés fiscaux ? Il faut être politique pour être aussi génial dans la dissimulation. Une habileté politique de haut vol !
La souplesse de HSBC Suisse : levier bancaire de Patrice de Maistre ?

En citant tout simplement la banque, il est remarquable de noter que HSBC Suisse est
implantée en de nombreux endroits, tant à Hong-Kong qu'à Singapour...HSBC en Amérique,
elle est de toute façon implantée dans plus de 85 pays et territoires, pour les connaisseurs,
voilà une évidence, HSBC signifiant Hongkong and Shanghai Banking Corporation, cela correspond parfaitement à toutes les destinations favorites évoquées par Patrice de Maistre (cf. enregistrements de Mediapart validés par la justice) pour éloigner les comptes suisses du fisc français.
" La banque privée est une activité stratégique pour le Groupe HSBC. La solidité de la
marque HSBC, la solidité de ses fonds propres et son vaste réseau mondial constituent les
fondations sur lesquelles repose l’activité de banque privée, et qui lui permettront de
continuer à proposer ses services aux entreprises et aux particuliers en Suisse et dans le
reste du monde".

LE CARNET D'ADRESSES DE PATRICE DE MAISTRE POUR EVITER LE FISC, POUR FUIRE BERCY.

HSBC Singapore
HSBCPrivate Bank (Suisse) SA
21 Collyer Quay
#18-01 HSBC Building
Singapore 049320
Tel (+65) 6224 8080
Fax (+65) 6223 7146

HSBC HONG KONG

In Hong Kong, HSBC Private Bank provides the full spectrum of wealth management solutions.
Our offices are located in the headquarters of The Hongkong and Shanghai Banking
Corporation Limited, designed by renowned British architect Sir Norman Foster.
HSBC Family Office Services Limited
Levels 13 & 14
1 Queen's Road Central
Hong Kong SAR
Tel (+852) 2533 6333
Fax (+852) 2869 1492
HSBC Uruguay
Montevideo
HSBC Financial Services (Uruguay) SA
Representative Office
World Trade Center
Luis Alberto de Herrera 1248
Office 1502
(11300) Montevideo
Uruguay

Tel (+598) 2 628 5700
Fax (+598) 2 628 5599
Il ne faut pas oublier cet article. Le Monde (http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/02/affaire-bettencourt-les-banques-suisses-chargent-eric-woerth_1381985_3224.html) :

"Les financiers suisses ricanent doucement et s'emportent contre Eric Woerth. Les langues se délient, tel ce financier spécialiste des "family offices" qui s'emporte dans la Tribune de Genève, contre l'ancien ministre du budget qui menaçait, à l'automne, quelques milliers de citoyens français dont les noms figuraient sur un listing volé par Hervé Falciani chez HSBC Private Bank à Genève. "Eric Woerth, qui avait fait de l'évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C'est lui aussi qui (...) nous a conduits sur la liste grise de l'OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu'au même moment, sa femme Florence, l'une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le "family office" de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l'Hôtel d'Angleterre ?" "Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n'était certainement pas pour voir son Jet d'eau !"

Par un hasard extraordinaire, HSBC Suisse Private Bank est collée à l'hôtel en question (l'hôtel d'Angleterre). L'établissement bancaire occupe tout l'angle du quartier correspondant. Il n'y a que lui, entre l'hôtel d'Angleterre et l'hôtel Beau-Rivage, hôtels prestigieux du quai du Mont Blanc, aux bords du lac Léman. De là, on voit très bien le fameux jet d'eau (touche d'humour qui n'est pas là par hasard).

 

Autre rappel :


"Une gestionnaire de haut vol Florence Woerth, la femme du ministre du Budget, a quitté la banque David de Rothschild pour éviter tout conflit d’intérêts avec les fonctions de son mari. Depuis l’année 2007, elle est gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, sous les ordres de Patrice de Maistre".


HSBC est très reconnue dans le domaine des family office.

HSBC a été élue "Multi-Family Office Of The Year : HSBC Private Bank ". (09/20/2007).

 

Le ticket d’entrée pour HSBC est valable uniquement (ou surtout) en Suisse.
"HSBC Suisse s’avère être une prestigieuse banque. Etablissement très souple par ailleurs
quand on traverse le monde en permanence (beaucoup de services, assurances, etc).
Cependant les conditions d’entrée sont beaucoup plus simples en France.
Le niveau de prestations n’est absolument pas comparable entre HSBC France et HSBC Suisse".

Définition de HSBC Private Bank (Suisse).

" Face à la diversité des actifs privés et professionnels, à la multiplicité et à la
complexité des régimes fiscaux et réglementaires et aux destinées familiales, l’écoute et
les compétences d’une équipe Family office dédiée à ces questions nous permettent
d’élaborer des reportings adaptés. En capitalisant sur nos compétences et sur l’expérience du groupe Private Banking dans ce domaine, notre équipe Family office offre à votre famille visibilité et transparence sur vos avoirs ".

 

Petite plongée dans l'esprit des banques privées

 

HSBC Private Bank (Suisse) SA provides private banking and trustee services. The company
offers advisory and discretionary investment services, as well as a range of investment
vehicles, including bonds, equities, derivatives, structured products, mutual funds, and
hedge funds. It also provides specialist advisory services, which comprise family office
advisory services, corporate finance solutions, wealth and tax advisory services, and
design and art advisory services, as well as services for charities and foundations, and
for the purchase and rental of residential property. The company also provides advisory
services in the areas of global media and entertainment, global sports, and diamon...global
sports, and diamond and jewelry. In addition, it offers trust and fiduciary services, which
include wealth planning solutions, and trustee and fiduciary services. In addition, the
company offers financing and banking services, such as deposit products and short-term
investments, trade services, foreign exchange products, and business services; and an array
of credit services. Further, it provides online services, such as Internet access to
accounts and information, as well as Islamic private banking services. HSBC Private Bank
operates through 91 locations in 39 countries and territories in Europe, the Asia-Pacific
region, the Americas, the Middle East, and Africa. The company was incorporated in 2001 and
is headquartered in Geneva, Switzerland. HSBC Private Bank (Suisse) SA is a subsidiary of
HSBC Private Banking Holdings (Suisse) SA.


"HSBC Private Bank took note of the strong trend among ultra-wealthy families to live a

more global lifestyle--with families increasingly living abroad, setting up new business
ventures in remote areas or buying vacation homes outside of the U.S. To accommodate this
shift, the firm launched a unified, family office initiative run out of its Wealth Advisory
Services Group which provides a more complete, high-touch complement of services for its
uber-wealthy clients. Mary Duke, managing director, has been custom-designing HSBC's

global hubs based on what is already in place. The effort spans the globe ranging from Dubai

to Latin America and Europe. "We wanted to sit down and really take a full assessment of

what we have and where we have gaps," Duke said. The new platform will also allow global

families access to cash wherever their travels take them, as well as provide services such as

family governance, philanthropy, cross-border advisory and succession planning for family

businesses".


Qu’est-ce qu’une banque privée ?


"Une banque privée est une banque qui rend des services financiers très personnalisés et
sophistiqués, souvent résumés sous l’expression « gestion de fortune », à des particuliers
détenant un patrimoine net « important ».


Les banques généralistes ont souvent un département spécialisé, et parfois des agences
spécifiques, qui procurent à une clientèle sélectionnée des services de niveau analogue à
ceux d’une banque privée. Quelques groupes préfèrent disposer d’une filiale dédiée à la
banque privée.


Certains groupes bancaires considèrent d’ailleurs que leur activité de gestion de fonds
d’investissement, voire d’agent de change en bourse, ressort plus de la banque privée que
de la banque d’investissement. Cela résulte tant des différences d’approche commerciales et
techniques entre ces deux métiers que de la nécessité d’établir entre eux une barrière
juridique et déontologique. Ce principe dit de la « muraille de Chine » entre leurs
services aux particuliers et ceux liés aux financement des entreprises cotées évite
notamment le délit d’initié et celui de manipulation des cours.


Gestion privée - Gestion de fortune
La banque privée se démocratise. Alors qu’il y a à peine vingt ans seules quelques centaines

de personnes très fortunées pouvaient s’offrir les services de grandes maisons comme

Indosuez, Paribas et d’établissements hyperélitistes qu’étaient la Banque du Louvre ou la

Compagnie financière Edmond de Rothschild, par exemple, elles sont
aujourd’hui plusieurs centaines de milliers à bénéficier d’un service bancaire haut de
gamme. Toutes les banque ou presque ont investi ce créneau et ont conçu des offres qui leur
sont spécifiques. Comme le précise Philippe de Cholet, vice-président de Cholet Dupont,

«le service de banque privée est de plus en plus un moteur de développement commercial.
Aujourd’hui, il devient difficile de trouver des clients sur la seule performance des
produits. Ce qui les préoccupe, c’est notre capacité à trouver des solutions intelligentes
aux questions d’ordre patrimonial qu’ils se posent. »


La notion de banque privée peut toutefois être très variable selon les établissements et la
richesse de leurs clients. La plupart des banques privées ont d’ailleurs plusieurs niveaux
d’intervention selon le degré de fortune. Si les services peuvent chez certains être
accessibles dès 100 000 à 150 000 euros d’actifs financiers, le ticket d’entrée à la
gestion de fortune proprement dite se situe entre 1 et 5 millions d’euros.

 

Au-delà de 15 à 20 millions d’euros, la plupart des banques privées proposent un service

de family office.
Le principe en est simple : superviser, prendre en charge et contrôler pour le compte des
clients l’organisation de leur patrimoine. Tous ces services première classe disposent

néanmoins d’un dénominateur commun : la mise en place d’une relation privilégiée, fondée

sur l’analyse patrimoniale et le conseil et qui doit aboutir à la gestion des avoirs. « Nous

considérons que la gestion privée consiste à s’intéresser au client, à le mettre au coeur de sa

problématique patrimoniale et à formaliser ses projets et objectifs de manière à construire

avec lui une réponse qui soit autre chose que la simple vente de produits financiers »,

explique Xavier Kerny, directeur de la gestion privée chez Meeschaert. Ainsi, tous les clients

des banques privées bénéficient d’une étude patrimoniale avant de se voir proposer les

produits adaptés à leur situation. Celle-ci peut même être très poussée. Toutes les banques

privées disposent à cet effet de cellules d’ingénierie patrimoniale qui comptent dans leurs

effectifs des spécialistes – avocats, notaires, experts-comptables de formation – qui

interviennent au cas par cas pour trouver des solutions à des situations complexes

d’optimisation ou de transmission dupatrimoine. Les établissements plus modestes, qui,

comme la société de gestion Cholet Dupont, n’ont pas les moyens de répondre à cette attente

en interne, font appel à des compétences extérieures".

 

En principe, chaque client dispose d’un interlocuteur. Qu’on l’appelle conseil en gestion
de patrimoine comme à la BNP Paribas, banquier privé comme chez HSBC Private Bank

France ou tout simplement gestionnaire comme chez Meeschaert, par exemple, il constitue le

véritable pivot de la relation banque privée – client. Au centre du dispositif et chargé de
l’interface entre tous les spécialistes, il ne s’occupe que d’un nombre limité de
personnes, ce qui lui permet logiquement d’être davantage disponible que ne l’est un chargé
de compte dans une banque à réseau traditionnelle. Ainsi, à la BNP Banque privée, chaque
conseiller accompagne entre 80 et 150 clients, contre 400 dans le reste du réseau. Dans
certains établissements, les conseillers peuvent être secondés par des assistants. C’est le
cas, par exemple, à la Société générale, au sein de laquelle ils peuvent fonctionner en
binôme avec une assistante, voire, quand les patrimoines sont particulièrement complexes,
en trinôme, composé d’un conseiller senior, d’un conseiller junior et d’une assistante qui
accompagne les clients dans leurs opérations de banque au quotidien. Car si la banque
privée est un concept dont l’objectif final est la gestion des actifs financiers, elle
assume en général aussi les opérations bancaires de base. « Si, par exemple, la carte
bancaire d’un client a été avalée par un distributeur, il peut s’adresser à son centre de
banque privée. Nous voulons lui offrir un confort total grâce à un service qui va au-delà
de la simple relation bancaire », explique Marie-Claire Capobianco, directrice de BNP
Paribas Banque privée.

Particularité de ces services haut de gamme : les équipes sont réputées plus stables que
dans la banque de détail où, il est vrai, la rotation de personnel est érigée en principe
de gestion. « La plupart des réseaux souhaitent que les clients soient davantage attachés à
la banque qu’à leur conseiller. Aussi s’efforcent-ils de faire tourner les équipes
commerciales tous les deux ou trois ans », explique Patrice Dordet, membre du directoire de
la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Or il est clair que, sous peine de
mécontenter leur riche clientèle, les banques privées, dont le concept est fondé sur la
relation individuelle, ne peuvent se permettre de raisonner de la même manière. Elles font
donc en général beaucoup d’efforts pour stabiliser leur personnel.
Mais toutes ces attentions ne poursuivent finalement qu’un seul objectif : obtenir la
gestion des actifs financiers . Les banques disposent à cet effet de toute une panoplie de
produits possibles. Avec d’abord et avant tout différentes formules de gestion de
portefeuille, qui vont de la gestion sous mandat à la gestion libre en passant par la
gestion conseillée et qui, quelle que soit la formule retenue, restent très personnalisées.
Pour ce qui est des OPCVM, elles travaillent en principe en architecture ouverte avec
l’appui éventuel de filiales spécialisées dans la sélection de fonds. C’est d’ailleurs un
argument qu’elles utilisent volontiers pour se distinguer des banques de détail. « Sur un
package composé d’une vingtaine de fonds, seuls deux ou trois seront gérés par la Société
générale », explique Albert Boclé, directeur de la Banque privée de la Société générale.
Certaines d’entre elles reconnaissent néanmoins volontiers les limites de ce service. «
Nous sommes pragmatiques. Plutôt que de les perdre, nous préférons offrir à nos clients la
possibilité d’accéder à des fonds de tiers sur lesquels nous encaisserons des commissions.
Toutefois, il est clair que nous appartenons à un groupe qui n’approuverait certainement
pas le fait que nous ayons systématiquement recours à des fonds extérieurs », indique-t-on
officieusement chez LCL. « Le family office restera réservé à un petit nombre de clients ».


Qu’est-ce qui distingue le family office de la gestion de fortune ?


L’activité de gestion de fortune comporte inévitablement un aspect commercial. Quelle que
soit la méthode employée, l’objectif est de vendre des produits ou des services. Avec le
family office, il s’agit de se ranger aux côtés du client, de le conseiller dans ses
achats. Le family office n’est pas un gestionnaire, ce n’est qu’un conseil.

La démarche est totalement opposée. Existe-t-il plusieurs types de family office ?


Dans sa version la plus pure, le family office s’apparente à l’exercice d’une profession
libérale. Il peut s’occuper de une ou de plusieurs familles en même temps. Les multi-family
offices ont d’ailleurs l’avantage sur les mono-family offices de travailler sur des cas si
variés qu’ils leur ouvrent des horizons différents. Cette activité peut aussi s’exercer au
sein d’un établissement. Mais il est alors nécessaire que cette activité soit filialisée
ou, en tout cas, clairement séparée de l’activité principale de la société, pour éviter les
pressions commerciales.
De quel niveau de fortune faut-il bénéficier pour accéder à ce service ?


Pour recourir à un family office personnel, il faut disposer d’au moins 100 à 150 millions
d’euros d’actifs financiers. Mais, pour accéder à un service partagé, le montant minimal,
encore très élevé, est d’une quinzaine ou d’une vingtaine de millions.
Quand cette activité est-elle apparue ?


Elle a toujours plus ou moins existé à travers les intendants, les notaires, les fondés de
pouvoir. Mais on la retrouve dans sa forme moderne en France depuis que la famille Deutsch
de la Meurthe, en 1926, y a eu recours. Mais le concept se développe lentement. En France,
seule une trentaine de familles dispose d’un family office d’au moins deux personnes et
cent cinquante autres d’un homme de confiance réellement investi de ce rôle, c’est-à-dire
lié à la famille par un lien de subordination.


Produits
Comme ces établissements s’adressent en principe à des investisseurs réputés avoir la
capacité d’être mieux informés et mieux avisés que les autres, ils proposent en général des
produits de placement plus sophistiqués que dans les réseaux. C’est ainsi qu’ils
commercialisent des contrats d’assurance vie spécifiques offrant des possibilités étendues
et des options plus variées. HSBC Private Bank France travaille ainsi avec plus de dix
compagnies d’assurance vie. « Cela nous permet de répondre exactement aux besoins de nos
clients en fonction de leur surface financière et du profil qu’ils recherchent », explique
Paul-Henri Bartoli, directeur de la stratégie et du développement. Les banques privées
n’hésitent pas non plus à commercialiser des produits confidentiels réservés aux épargnants
avertis. Elles leur proposent ainsi d’investir dans le capital de sociétés non cotées
(private equity), de créer des fonds dédiés avec des supports spécifiques si leur encours
est suffisant et tout un ensemble de formules plus ou moins innovantes. D’ailleurs, toutes
mettent un point d’honneur à concevoir une offre variée à la pointe de l’innovation.


Enfin, privée ou pas, une banque ne serait pas une banque si elle n’accordait pas de
crédits. Elles ont donc souvent développé des financements sur mesure. « Nos clients n’ont
pas besoin de crédits à la consommation mais de crédits destinés à optimiser leur
patrimoine : pour investir, pour satisfaire un besoin de trésorerie… Dans ces conditions,
notre conception du crédit est nécessairement différente de celle des agences du réseau »,
note Marie-Claire Capobianco. Et celles dont ce n’est pas la vocation de faire du crédit se
chargent de lancer des appels d’offres auprès des établissements de la place.
La banque privée a pourtant ses limites. Essentiellement conçue pour la gestion des actifs
financiers de ses clients, elle reste encore en retrait sur certains sujets comme
l’immobilier. A l’exception de quelques banques à grand réseau. BNP Paribas, par exemple, a
développé des espaces immobiliers qui lui permettent d’oeuvrer dans la transaction, la
gestion locative et l’expertise et sur lesquels s’appuie le département banque privée,
notamment pour monter des opérations de défiscalisation. HSBC développe quant à elle une
offre immobilière croissante qui lui permet aujourd’hui de faire du conseil en transactions
grâce à des accords passés avec un partenaire extérieur, de commercialiser des opérations
de défiscalisation et, bientôt, d’offrir des produits collectifs.


Coûts
L’ingénierie patrimoniale, le conseil sont en principe, pour la banque privée, des services
gratuits. « C’est un service non marchand qui peut rapporter beaucoup au client et qui nous
permet de mieux comprendre ses attentes et ses besoins », rapporte Paul-Henri Bartoli,
directeur de la stratégie et du développement de HSBC Private Bank France. Les banques
privées se rémunèrent sur la gestion. En prélevant des commissions forfaitaires annuelles
pour les actifs sous mandat et des commissions d’entrée et de gestion sur les produits
collectifs qu’elles distribuent. Quelques exceptions cependant. « Lorsque les attentes de
nos clients nécessitent que nous recourions aux services d’un tiers, nous leur refacturons
les frais que nous supportons », précise-t-on chez LCL.

« Le conseil simple que nous dispensons à un client qui vient nous confier
un mandat de gestion ou une assistance que nous prêtons pour remplir une déclaration de
revenus simple sont gratuits"...

 

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