Les Schtroumpfs des Bettencourt. Un Scht Rumpf peut en cacher un autre.

Le Grand Schtroumpf suisse, comme évoqué par Patrice de Maistre (cf. enregistrements), c'est le Schtroumph surprise, spécialiste du cadeau fiscal.

Patrice de Maistre, s'adressant à Liliane Bettencourt, au sujet d'une fraude fiscale volontairement poursuivie et décidée par lui-même, évoque un des notaires de Vevey à qui il a rendu visite, un certain Monsieur Schtroumpf.

Sans aucun doute ami ou connaissance de longue date de la famille Bettencourt.

Un cabinet de notaires de Vevey constitue bien le mot Schtroumpf, il s'agit de Me Jean-Daniel Rumpf associé à Me Brigitte Fahrni Chiusano.

La contraction des noms Chiusano et de Rumpf, forme bien le notaire mnémotechnique dit le "Chtroumpf", un des notaires suisses de la famille Bettencourt et rencontré par Patrice de Maistre.

 

La Schtroumpfette suisse de l'Oréal

Une Schtroumpfette peut être pas blonde.

Curieuse coïncidence de nom, (hasard des noms ?) la responsable des ressources humaines de l'Oréal-Suisse s'appelle (ou s'appelait) Joëlle Rumpf.

SiJoëlle Rumpf et Jean-Daniel Rumpf sont de la même famille, ce qui au jour d'aujourd'hui n'intéresse personne, il n'y aura pas lieu de s'offusquer : quoi de plus normal si vous protégez du fisc français une grande partie des avoirs d'une milliardaire, que d'avoir une petite compensation en nommant un de vos proches à un poste confortable dans l'entreprise fondée par votre famille ?

Même schéma pour Eric Woerth, serviteur de Sarkozy auprès de Liliane Bettencourt, qui a bénéficié d'une faveur pour sa femme, Florence Woerth. Là, c'est avéré, et il n'y pas à tergiverser autour des enregistrements si spontannés. Plus la vérité crêve les yeux, moins elle est évidente à percevoir, cela va de soi.

Aucun doute, le nom Rumpf est familier des Bettencourt, que ce soit pour leur gestion privée, ou d'entreprise.

Peut-être est-ce un hasard, sans doute n'y a t'il aucun lien familial entre Jean Daniel Rumpf et Joëlle Rumpf.

Il est possible de retrouver sur internet une archive de 2006 où figure le poste de Joëlle Rumpf en tant que responsable des ressources humaines de l'Oréal Suisse :

L’Oréal
www.loreal.ch
Adresse L'OREAL SUISSE SA
rue Michel-Roset 2
1201 GENEVE
Case postale 1784 - 1211 GENEVE 1
Tel: +41 22 906 44 44
Fax: +41 22 906 45 75
Personne de contact
Mme Joëlle RUMPF
Dept. Ressources humaines

 

Supplément très notable et précisions :

Jean-Daniel Rumpf est un notaire engagé. Il a ou a eu des engagements politiques en Suisse.
Il s'est déjà inscrit sur une liste "libérale indépendante" (qui a obtenu le maximum des suffrages concernant l'arrondissement de Vevey).


Cf. page 15 du document lisible à cette adresse :

http://www.archives.vd.ch/constituante/SiteArchive/Historique/Acrobat/resultats_fao7299.pdf

Jean-Daniel Rumpf, un notaire familier de la fiscalité.

C'est la moindre des choses lorsque l'on est notaire. Nul doute qu'il s'agit entre autre d'un fin limier des failles fiscales.

Il sait bien s'entourer. La moindre des choses quand on a des engagements politiques.

Dans sa liste, la liste numéro 1, et ce n'est pas le cas de toutes les listes lors de l'élection concernée, il y a plusieurs spécialistes du droit et de la fiscalité (ils ne courent pas les rues dans les autres listes).

Rumpf, un ami qui vous veut du bien.

Jean-Daniel Rumpf dont la réputation n'est plus à faire à Vevey, est un notaire qu'il faut avoir à tout prix dans sa poche quand on s'appelle Bettencourt ou de Maistre. J-D Rumpf est l'ami idéal. Un ami très discret, un intouchable, protégé par le secret de sa profession.

Voici la profession de ses proches, inscrits sur la même liste politique, autant dire, il s'agissait d'une liste béton :

"Juriste et officier d'Etat civil"
"Expert-comptable, expert fiscal diplômé"
"Juriste, avocat stagiaire"
"Conseiller fiscal, assistant universitaire"

 

Les secrets de Polichinelle ? Un dada, une spécialité familiale.

Le cousin de Jean-Daniel Rumpf, l'historien Jean-François Bergier, a été un des spécialistes du trésor de guerre des nazis (1939-1945), entre autre l'argent et les trésors endormis des familles juives exterminées, l'argent des nazis qui a trouvé un tremplin en Suisse.
Un des rares historiens spécialistes de l'affaire des fonds juifs en déshérence.
"La Suisse est le deuxième pays le plus riche du monde. Or elle ne possède aucune matière première. Sa matière première, c’est l’argent des autres, constate Jean Ziegler dans son réquisitoire cinglant contre les banquiers suisses et leurs acolytes politiques. Sans leur aide financière, les assassins nazis auraient été acculés à abandonner la guerre dès 1942, affirme le sociologue et député socialiste genevois. La Suisse, pays neutre et terre d’accueil ? Nullement. En verrouillant ses frontières en 1942 - alors qu’à cette date il connaissait l’existence des chambres à gaz -, le gouvernement suisse a livré des milliers de juifs à une mort certaine. Il a été en fait un partenaire actif et silencieux au service des bourreaux nazis. Non par idéologie raciste, mais par pure vénalité".
Fonds en déshérence : l'historien Jean-François Bergier est décédé (2009)
L'historien Jean-François Bergier, 78 ans, est décédé, a indiqué son cousin Jean-Daniel Rumpf, confirmant une information de la RSR. M. Bergier a présidé la Commission d'experts chargée d'éclaircir le rôle de la Suisse durant la Deuxième Guerre mondiale. Celle-ci a notamment rédigé le Rapport Bergier.
En 1996, en pleine crise des fonds en déshérence, Jean-François Bergier a été nommé à la tête de la Commision qui a travaillé avec plus de 30 chercheurs. Celle-ci a rédigé 25 études et contributions totalisant quelque 11'000 pages, plus un rapport de synthèse de 600 pages, communément appelé Rapport Bergier.
Présenté en mars 2002, le rapport Bergier est le résultat de cinq ans de travaux. Il devait répliquer au rapport Eizenstat de 1997, du nom d'un sous-secrétaire américain, qui critiquait sévèrement la Suisse.
Le mandat initial de la Commission indépendante d'experts (CIE) se limitait à l'examen des reproches concernant les avoirs en déshérence et les transactions sur l'or de la Banque nationale. Il a par la suite été étendu à d'autres points sensibles - relations économiques, réfugiés, travail forcé -, si bien que la CIE s'est penchée sur presque toutes les questions relatives au rôle international de la Suisse entre 1933 et 1945.
La CIE était formée de neuf membres, dont sept historiens: les Suisses Jean-François Bergier, Georg Kreis, Jacques Picard et Jakob Tanner ainsi que leurs collègues Saul Friedländer (Israël), Harold James (Grande-Bretagne) et Wladyslaw Bartoszewski (Pologne). Le juriste suisse Daniel Thürer (dès le printemps 2000) et l'économiste américaine Helen Junz (dès février 2001) complétaient l'équipe.
Né en 1931 à Lausanne, Jean-François Bergier a enseigné pendant plus de vingt ans au département des sciences humaines de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il a siégé dans de nombreux comités scientifiques.
(ats / 29 octobre 2009 14:01)

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