Coupe du monde - les premiers scores

Les jeux olypmpiques se terminent et la coupe du monde arrive. Dans le fond de l'air, toujours, la petite musique de Os mutantes "Panis et Circenses". 

Les jeux olypmpiques se terminent et la coupe du monde arrive. Dans le fond de l'air, toujours, la petite musique de Os mutantes "Panis et Circenses". 

Cependant, comme avant Stochi, comme avant la coupe du monde en Afrique du Sud, et comme avant toutes les autres, l'heure est à la dénonciation de ce qui se passe, au risque de gâcher tout ce "cirque". Comme toujours, toutes ces dénonciations iront s'échouer dans l'impasse de l'oubli collectif, mais tant pis, il faut quand même le dire. Toutefois, pour ce coup-ci, il ne s'agit pas de trainer, car les dirigeants Brésiliens ont bien saisi l'esprit de Valcke, l'esprit du "coup de pied au cul", et entendent bien appliquer littéralement la technique à ceux qui envisagent de s'opposer ou de critiquer la Coupe du monde.

C'est ainsi que le 25 janvier, à São Paulo, lors d'une manifestation anti coupe du monde la police a interpelé pas moins de 100 personnes. Selon la police, la manifestation rassemblait environ 2500 personnes. Evidemment, tout le monde aura compris que les manifestants étaient des voyoux, des bandits et des casseurs. Les banderoles et autres pancartes demandant la réduction des coûts de la coupe du monde, un investissement aussi important pour le sistème de santé et d'education que celui de la coupe auront probablement été le fruit du hasard et en rien liées à ces casseurs.

Ce 23 fevrier, s'est tenue une nouvelle manisfestation dans le cente de São Paulo. Il pleuvait, cette manifestation n'a donc rassemblée qu'environ 1000 personnes. Toutefois, la police, bien loin de se décourager à réussi un meilleur chiffre, ou peut-être score - à ce niveau là, cela doit étre la néo-politique du chiffre, celle du score. Ce sont donc 260 personnes qui ont été interpellées par la police. Plusieurs manifestants ont raconté comment ils ont été méthodiquement encerclés par la police, puis été forcés de s'assoir, pour être enfin embarqués dans des bus directions différents postes de police. Márcio Morreto, professeur à l'USP (la grande université publique de l'état de São Paulo) raconte comment les manifestant ont été "terrorrisé" par la police (http://brasil.elpais.com/brasil/2014/02/23/politica/1393192949_387701.html). 

Sur cette video (http://www1.folha.uol.com.br/cotidiano/2014/02/1416559-video-mostra-cerco-policial-a-manifestantes-e-jornalista-em-sp.shtml), un journaliste de la Folha de São Paulo, montre l'encerclement de la police. Quatre journalistes ont été interpelés et emmenés au poste, même après avoir montré leurs cartes de presse.

Les sénateurs, visiblement irrités par ces géneurs demandant un sistème éducatif et de santé meilleurs, sont passés à l'offensive. Un projet de loi visant à ce que les manifestants soient considérés comme des terrorristes et encourent une peine allant jusqu'à 30 ans de réclusion a été deposé. La Sénatrice Ana Amélia s'est évidemment défendue de tels objectifs. Le résumé du projet de loi était pourtant le suivant:

define crimes e infrações administrativas com vistas a incrementar a segurança da Copa das Confederações FIFA de 2013 e da Copa do Mundo de Futebol de 2014, além de prever o incidente de celeridade processual e medidas cautelares específicas, bem como disciplinar o direito de greve no período que antecede e durante a realização dos eventos, entre outras providências".

Hier, à Bruxelles, Dilma déclarait: "Cette coupe est celle de tous ceux qui veulent croirent en un monde meilleur"

 

 

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