Le maintien du pluralisme ou...la dernière élection

Avant le deuxième tour de cette élection présidentielle, il semble évident de considérer que le parti le plus important n’est pas celui des abstentionnistes ou des hésitants, mais celui des apprentis-sorciers naïfs et hypocrites.

Avant le deuxième tour de cette élection présidentielle, il semble évident de considérer que le parti le plus important n’est pas celui des abstentionnistes ou des hésitants, mais celui des apprentis-sorciers naïfs et hypocrites. La mauvaise foi règne dans ce débat d’avant-deuxième tour, y compris et surtout dans le Club de Mediapart où de fieffés fascistes tentent de se parer des habits volés aux insoumis. Il convient donc que cesse cette honteuse mascarade. Tout a été dit sur les réserves que suscitent certaines orientations du programme d’Emmanuel Macron. Laurent Mauduit d’abord, puis Edwy Plenel l’ont fait avec leur grand talent et de façon très claire. Il n’y a donc aucune ambiguïté sur l’appel à voter massivement Macron.

Une chose est sûre et certaine, avec l’élection d’Emmanuel Macron le pluralisme et la démocratie ne seront pas en danger. On ne peut absolument pas en dire autant de la candidate du Front National qui se cache derrière une démagogie éhontée, des mensonges répétés et des promesses aussi extravagantes que mortifères. « Celui qui oublie son passé est appelé à le revivre » dit le célèbre proverbe chinois. Le rappeler est assez consternant sur la capacité d’amnésie de bon nombre d’électeurs, mais le Front National c’est la haine, la ségrégation, le racisme et la violence raciste, l’antisémitisme, la descendance directe du sinistre régime de Vichy, c’est la célébration du colonialisme, ce sont les anciens du GUD dans les couloirs de l’Elysée. Croire, comme l’a affirmé Emmanuel Todd dans un tweet que si Marine Le Pen était élue le 7 mai, ce ne serait pas grave puisqu’il y a « l’oral de rattrapage » des législatives, est d’une confondante naïveté, car, une fois que les fascistes prennent le pouvoir, il n’y a pas « d’oral de rattrapage ». 

 

Celles et ceux qui refuseraient de choisir le 7 mai pourraient le regretter, car en cas de victoire de la candidate FN ce serait la dernière élection…

 

Post scriptum : Si, lors de son passage à Matignon, Lionel Jospin n'avait pas eu la coupable et insondable faiblesse d'accepter l'inversion du calendrier électoral, nous devrions nous préparer à élire d'abord un parlement, à partir de programmes et d'éventuelles alliances de gouvernement et non pas à choisr une femme ou un homme providentiels.

 

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