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(photo : Stringer/Italy/Reuters)

A l'issue d'une audience qui aura duré toute la journée du lundi 3 octobre et qui aura tenu en haleine l'Italie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis et toutes leurs télévisions, l'étudiante américaine Amanda Knox et son compagnon italien Raffaele Sollecito, qui ont tous deux 24 ans et qui avaient été condamnés, en 2007, à 26 ans de prison pour le meurtre de Meredith Kercher, la co-locataire britannique de la jeune californienne à Peruggia, ont été acquittés et libérés. C'est un immense soulagement pour tous ceux qui, comme l'auteur de ce blog, ont toujours pensé que ces deux étudiants avaient été condamnés sans aucune preuve. Les policiers italiens avaient accumulé erreurs et omissions dans un travail digne des pieds nickelés. Le juge d'instruction s'est toujours conduit comme investi d'une sorte de mission divine, ignorant les faits et poursuivant de sa haine les deux étudiants, alors qu'il disposait d'un coupable passé aux aveux, Rudy Guede, et lourdement condamné ensuite. Mais cela ne suffisait pas et, politiquement c'était fort pratique, puisque, pendant que l'Italie profonde se déchirait entre pro-Amanda et anti-, pendant ce temps-là on parlait beaucoup moins du sinistre Berlusconi.

Cette décision est encourageante et montre qu'il ne faut pas désespérer de la justice italienne, malgré le fanatisme d'un juge. Lors de la condamnation insensée d'Amanda Knox et de Raffaele Sollecito, j'avais, avant de rejoindre des sites de soutien à ces deux étudiants, rédigé un billet pour exprimer mon effroi devant une justice aussi absurde et stupidement expéditive. Mon effroi avait été encore plus grand à la lecture des commentaires des infatigables omniscients du Club, qui avaient ironisé et déjà condamné, sans appel, la jeune californienne et son amoureux italien. Des omniscients dont on espère qu'ils ne seront jamais jurés d'assises un jour...

 

 

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