100.000 et 4.200.000

Ces deux chiffres, en apparence anodins, et donnés au cours du journal coast-to-coast de 18h sur CBS, hier, mercredi 16 janvier, sont terrifiants, considérés depuis ce côté-ci de l’Atlantique. En effet, 100.000 c’est le nombre d’armes à feu vendues aux Etats-Unis depuis le massacre, le mois dernier, à Sandy Hook Elementary, à Newtown dans le Connecticut, pendant lequel 20 enfants et 6 adultes ont été tués par un déséquilibré armé jusqu’aux dents.

Ces deux chiffres, en apparence anodins, et donnés au cours du journal coast-to-coast de 18h sur CBS, hier, mercredi 16 janvier, sont terrifiants, considérés depuis ce côté-ci de l’Atlantique. En effet, 100.000 c’est le nombre d’armes à feu vendues aux Etats-Unis depuis le massacre, le mois dernier, à Sandy Hook Elementary, à Newtown dans le Connecticut, pendant lequel 20 enfants et 6 adultes ont été tués par un déséquilibré armé jusqu’aux dents.

 

4.200.000, c’est désormais le nombre d’adhérents, en augmentation constante, de la tristement célèbre NRA, National Rifle Association, qui brandit, jusqu’à donner la nausée au monde entier, le Second Amendment that protects the right of the people to keep and bear arms, donc le deuxième amendement qui préserve le droit des citoyens de garder et de porter des armes. Rappelons que cet amendement au United States Bill of Rights fut adopté en décembre 1791, à une époque sensiblement différente. Mais qu’importe pour l’état-major de la NRA, toujours ravi et fier d’exhiber les images d’archives du congrès de Charlotte, North Carolina, en mai 2000, au cours duquel feu le très navrant Charlton Heston lança ce consternant slogan : I'll give you my gun when you pry it from my cold, dead hands, littéralement vous aurez mon arme quand vous la retirerez des mes mains refroidies par la mort. L'an dernier, la ville de Chicago, toujours selon CBS, a dénombré plus de victimes de mort violente par arme à feu que les Etats-Unis n'ont perdu de soldats en Afghanistan.

 

Etrange époque ! De ce côté-là, on envisage d’armer des enfants pour qu’ils puissent se défendre contre une éventuelle agression ; de ce côté-ci, des gens, qui auraient tiré des larmes de joie à Pétain, descendent dans la rue pour dire à d’autres comment ils doivent vivre, et leur nier le droit à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. 

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