L'escapade de Macron à Besançon, «un pognon de dingue»...

Quelques nouvelles de la monarchie républicaine.

Le vendredi 16 novembre, l’actuel président de la République a fait un déplacement en province qui ne manque pas d’interroger et qui a surpris beaucoup de bisontines et de bisontins. En effet l’objet de cette visite à Besançon était de procéder à la ré-ouverture du musée , qui était en travaux de rénovation depuis trois ans. S’il ne fait aucun doute dans l’esprit des habitants de la ville que leur musée est un joyau, néanmoins beaucoup se demandent comment le musée d’une ville moyenne peut prendre une telle place dans l’agenda d’un président. A moins que ce ne fut un prétexte  pour récompenser un affidé et de lui remettre la breloque de la trahison électorale suprême. L’actuel maire de Besançon a été élu, en 2014, à la tête d’une liste d’union de la gauche et, au lendemain de l’élection présidentielle de mai 2017, est passé avec armes, bagages et quelques colistiers dans le camp de la République En Marche, sans avoir la décence élémentaire de convoquer  de nouvelles élections municipales pour savoir si les bisontines et les bisontins entérinaient son choix. Voilà pour le fond de cette étrange visite, mais la forme est encore plus choquante.

Emmanuel Macron a quitté Paris le 16 novembre en milieu de matinée pour y revenir en milieu d’après-midi et a, pour ce faire, utilisé successivement un Falcon 900 (8.921 € de rotation de l’heure) puis un Super Puma ( 8.783 € / heure), soit un total de 35.408 €.

Il convient d’ajouter les 17.116 € de prime de déplacement (prime journalière de 42,79 €) des 400 CRS qui, le temps d’une matinée, ont transformé Besançon en camp retranché, puisque les simples quidams ont été repoussés sans ménagement et les commerçants de la place du Marché avaient dû, pour accéder à leur travail, demander un laisser-passer à la mairie.

Pour cette escapade franc-comtoise impromptue, on arrive donc à un total de 52.524 €. N’ont pas été inclus dans cette somme les frais de bouche, car, un élu national, même arrogant, imbu de lui-même et ultra-réactionnaire, a le droit de se restaurer…

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