Le 8 mars, toutes et tous en grève !

Pour construire une société résiliente, il faut investir dans nos secteurs et faire du soin et du lien aux autres un bien commun. Alors ce 8 mars, arrêtons le travail, arrêtons de prendre soin, arrêtons nos études, faisons la grève féministe et retrouvons-nous dans la rue, faisons la grève féministe parce que si les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête.

Nous sommes les premières de corvées. Nous sommes concentrées dans les métiers du soin et du lien. Nous effectuons la quasi totalité des tâches domestiques. Quand les écoles ferment, que les personnes dépendantes ne sont pas prises en charge, ce sont encore les femmes qui assurent.

Applaudie aux balcons, l'utilité sociale de notre travail a enfin été mise en lumière. Relayée, notre parole sur les violences sexistes et sexuelles est enfin audible. Pourtant, notre quotidien ne s'est pas amélioré.  Notre travail n'est pas reconnu, nous  sommes toujours précaires, à temps partiel, avec des salaires bien en-dessous de nos diplômes.

Chaque jour, c'est comme si nous arrêtions d'être payées à 15h40. Les violences sont toujours omniprésentes. Nous sommes toujours les premières de corvées et notre situation se dégrade encore plus avec la crise.

Le 8 mars, ce n'est pas la St Valentin ou la fête des mères, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Le 8 mars, nous appelons à la grève féministe, comme en Espagne, en Argentine, en Suisse ou en Islande par exemple. 

Ce 8 mars manifestons partout en France pour montrer notre détermination, à 15h40 applaudissons-nous pour exiger la cohérence entre les discours et les actes : la revalorisation de nos métiers, l'égalité salariale, la fin des violences. 

Pour construire une société résiliente, il faut investir dans nos secteurs et faire du soin et du lien aux autres un bien commun. Alors ce 8 mars, arrêtons le travail, arrêtons de prendre soin, arrêtons nos études, faisons la grève féministe et retrouvons-nous dans la rue, faisons la grève féministe parce que si les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête.

Le 8 mars, toutes et tous en grève ! © Grève Féministe

En complément tous les jours la rubrique Féminisme/LGBT+ de la nouvelle Revue de Presse Emancipation!

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