Macron étend la misère et son complice Arnault devient le plus riche des parasites

Alors qu’un mouvement de grève nationale est appelé le 5 décembre afin de faire obstacle à la réforme des retraites dans la continuité des politiques d’austérité, Bernard Arnault quant à lui, consolide son immense fortune.

Ernest Everhard - Révolution Permanente

Lundi dernier, le groupe LVMH annonçait le rachat du joaillier américain Tiffany pour plus de 16 milliards de dollars, faisant de son PDG Bernard Arnault l’homme le plus riche du monde. Sa fortune serait estimée à 99,5 milliards d’euros selon le magazine Challenges malgré un patrimoine difficilement quantifiable.

Désormais évalué à 206 milliards d’euros, le groupe LVMH conforte ainsi sa première place en terme de capitalisation au CAC 40, augmentant le cours de son action de 50% depuis le début de l’année. La famille Arnault détient 47% de son capital, ce qui représente la somme inimaginable de 97 milliards d’euros.

Cela ne représenterait pourtant qu’une partie de la richesse réelle du magnat français. Pour être plus précis, le magazine Challenges se basant seulement sur le cours boursier de LVMH, soit pour les plus assidus « l’ensemble des actifs professionnels, côtés et/ou non côtés ».

Mais le septuagénaire a tenu à s’expliquer, s’exprimant ainsi : « ce n’est pas l’argent que j’ai sur mon compte. C’est la valeur des actions du groupe. Si les actions montent, ça monte, si les actions baissent, ça baisse », omettant ainsi de préciser que cela ne comprenait pas en compte son hôtel particulier de 2000 m² situé en plein Paris, ni sa villa de Saint-Tropez, ni sa propriété de 129 hectares au Nord de Londres, ni son jet privé ou encore son yacht de 100m de long. Nous voilà rassurés.

Aussi, Bernard Arnault figura dans la liste des révélations des Paradise Papers, enquête qui a permis de dévoiler les comptes offshore dans des paradis fiscaux des personnes les plus riches, montrant ainsi tout un pan de l’évasion fiscale des grands de ce monde.

A l’heure où les travailleurs sont sans cesse pointés du doigt, et dont les acquis sociaux sont attaqués par les politiques d’austérité successives, aucune mesure n’est prise afin d’interrompre l’accumulation de capitaux des plus riches.

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