Des chefs militaires voient le SNU comme arme de "contre-guerilla quotidienne"

Après la tribune dans Valeurs Actuelles, un deuxième groupe de chefs militaires, du Cercle de Réflexion Interarmées (CRI), publie un appel qui conclue: "Une guerre hybride nous a été déclarée, elle est multiforme et s’achèvera au mieux sur une guerre civile au pire sur une cruelle défaite". Ils demandent de mattre le SNU au service d'une "contre-guerilla quotidienne ".

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Source: La Voix du gendarme

Dans l'appel des galonnés "Pour une stratégie globale contre l’islamisme et l’éclatement de la France", au chapitre 3 intitulé 'Livrer une contre-guerilla quotidienne", le SNU est désigné comme une des armes de choix de la guerre en cours.

"Parallèlement à sa progressive montée en puissance pour tous, le SNU devrait prioritairement se consacrer à la double tâche de former des cadres à la lutte contre l’incivisme et à la guérilla contre-islamiste et de remettre sur la route de la citoyenneté les « voyageurs égarés », avec des séquences adaptées à chacune de ces situations."

Concernant la "formation des cadres", les généraux citent Arsitote (« Il est juste de soutenir que la seule véritable école du commandement, c’est l’obéissance»). et de conclure " L’objectif est de les former à la conduite d’équipes citoyennes afin de construire une République apaisée dans la durée. Pas d’emploi de catégorie A, de poste d’enseignant, de mandat électif national ou de mandat électif exécutif local sans cette formation."

Pour les" perturbateurs ", le SNU doit, selon les galonnés, instituer un « programme d’insertion sociale» qu'ils décrivent comme une mesure privative de liberté,  comme "alternative à la prison" et incluant "un rythme de vie, d’études et de travail obligatoire pour déboucher sur une réinsertion qui ne peut se comprendre sans effort".

Pour les" décrocheurs", il propose, sous contrôle de la direction du SNU, d' "augmenter les périmètres, moyens et places disponibles des solutions existantes (service militaire adapté, service militaire volontaire, EPIDE)". Et ose ajouter "Il s’agit ici de volontariat, mais mieux encore de décision à prendre par les académies au vu des résultats scolaires et des carences éducatives familiales".

Pour les "candidats à la citoyenneté française", il s’agit d’instituer une « période d’accueil dans la citoyenneté française » où ils feraient "un don de temps pour montrer leur effort d’assimilation, leur acceptation et leur reconnaissance. La citoyenneté française s’acquerrait ensuite après une période d’application de quelques années ".

Pour les "candidats à la protection de la France (droit d’asile)", le SNU offrirait pendant le temps d’instruction des dossiers, une période "avec un contrôle strict de leurs résultats, d'apprentissage de la langue française, des règles de vie françaises, d’un métier.' Il s’agit d’une mesure s’effectuant en milieu éducatif semi-ouvert.

Le SNU mérite bien son appellation Servile Naîf en Uniforme. Les politiciens soit disant de "gauche" qui ne mènent pas campagne contre ce projet scélérat sont, encore une fois, de purs larbins du capital ne visant que les pouvoirs et les mangeoires. 

En complément tous les jours la rubrique Jeunesse/Education de la Revue de Presse Emancipation!

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