Les tambouilles électoralistes des gargotiers verts et FI de Montpellier

EELV et les mis-sous-Un ont admirablement joué les gâte-sauce à Montpellier.

Par Amandier

EÉLV a par le passé participé aux majorités avec le PS, mais ne s'est pas alliée au maire sortant, Saurel, exclu du PS. Si on remonte un peu, les Verts avaient fait une fusion technique avec la LCR et les uns et les autres avaient eu des élus en se maintenant au deuxième tour. L'activité essentielle d'EÉLV Montpellier avant les élections était de se planter à quelques uns devant une banderole en invitant la presse sur les thèmes du vélo ou contre la gare inondable, excentrée et inutile.

Pour la dernière campagne, ils ont décidé d'une primaire "ouverte"et pour y participer, il fallait signer un engagement très flou politiquement, mais ferme. Deux candidatures sans programme public dont Clothilde Ollier, gilet jaune, militante CGT, infirmière aux urgences, ex-maire d'une petite commune qui avait signé pour Poutou en 2017. L'autre candidat était un ex-député EÉLV élu par accord avec le PS et qui avait été conseiller municipal avec Frêche. Surprise, c'est l'infirmière qui gagne la primaire contre le vieux politicard. Ce dernier conteste l'élection qui aurait été trafiquée par le vote d'adhérents du PS, puis il présente une liste concurrente.

De son côté, Clothide Ollier, très grande favorite des sondages, est contactée par une fraction des LFI et d'autres antilibéraux animés par des camarades d'Ensemble !. Émoi chez les libéraux d'EÉLV qui font appel à la direction nationale d'EÉLV qui impose une candidature EÉLV pur jus (Coralie Mantion). Il a failli y avoir une troisième liste écolo conduite par un homme qui s'est rallié au maire sortant qui a, lui, joué de la com écolo en fin de mandat, mais de la com uniquement.

Pour le deuxième tour, la liste Mantion fusionne avec celle de l'union de la gauche et il ne reste que 3 listes du système : celle de l'union de la gauche dont EÉLV dirigée par le PS, celle du maire sortant Macron-compatible et celle d'un grand patron milliardaire, Altrad. Grande surprise chez les 2 fractions de LFI, leurs têtes de listes Clothilde Ollier et Alenka Doulain (ex-EÉLV, municipaliste soutenue par la direction nationale de LFI) s'allient avec le grand patron milliardaire Altrad qui leur laisse de bonnes places. Grand cris de trahison assortis d'inquiétude face à une naissance supposée d'un mouvement local 5 étoiles à la Bepe Grillo, mais aucun retour sur leur opportunisme électoraliste tout le long de la campagne. Fiasco total de LFI and Co car le PS a refusé la fusion avec eux. Fiasco qui fait des remous car Mélenchon avait fait un très bon score à la présidentielle et une députée LFI avait été élue.

Résultat : sans surprise, le maire sortant est éjecté au profit de l'union de la gauche.

Sinon, les campagnes d'EÉLV ont été très peu à gauche, à part le court épisode dans lequel Clotilde Ollier était leur candidate. Hostilité aux transports gratuits, sauf le week-end pour favoriser les petits commerçants de centre ville. Sur ce plan, il sont même doublés par le PS qui en avait fait son premier thème de campagne.

Pour l'ambiance à Montpellier, une tribune publiée sur le site du 34 et quelques autres liens en rapport avec cette campagne hors normes  :

Tribune libre : deuxième tour des municipales de Montpellier

Municipale de Montpellier. Communiqué du NPA 34

Municipale de Montpellier : l'édito de la Lettre d'Information NPA34 du 4 juin

Municipale de Montpellier. Abstention record !

NPA Montpellier. Communiqué municipales...

Élections municipales - Montpellier Anticapitaliste

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