« Président raté », « ego démesuré »

Une tribune dans le New York Times assassine Mac40...

9 septembre 2017 - Anti-K

LR: Un "petit con" qui n’a pas compris qu’il n’est rien d’autre que la marionnette dont des puissants ont choisi de tirer les ficelles car son « profil » – sélectionné dans la pouponnière de jeunes cons sur-diplômés – convenait le mieux pour remplace une droite traditionnelle, confite et carbonisée. Il a oublié qu’il n’était que cela, comme tant d’autres, il « s’y croit », prend le melon et désespère à une vitesse qui interpelle forcément ses créateurs. Quand vont-il lâcher ce petit fat inutile qui dévoile chaque jour plus, son incapacité à tenir la route ou la rampe et qui prend le risque de provoquer une confrontation sociale quand sa fonction était justement de la diluer. Les plus vieux se souviennent dans quelle condition a été ouverte la chausse-trape, pour faire chuter brutalement un de Gaulle, -devenu  inutile et encombrant après mai 68- pourtant d’une toute autre stature. Chaque jour, le « petit con » révèle sa nature au plus grand nombre, bien que son inconsistance et sa bouffonnerie était visible dès le début de sa campagne.

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Un Pompidou, un Chirac, un Raffarin, çà se contrôle, un « petit con », par définition est incontrôlable. L’erreur de casting est de plus en plus évidente, la question des conditions de son remplacement en cas de coup de vent qu’il sera incapable de gérer doit tarauder ses mandants? 

Emmanuel Macron à Athènes le 7 septembre 2017. – ARIS MESSINIS / AFP 

Dans une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain, un professeur d’université attribue la chute de popularité du président français au « macronisme »: cette manie du chef de l’Etat de concentrer sa politique autour de sa personne.

Le 9 mai, au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, la presse internationale poussait un soupir de soulagement. Marine Le Pen avait été battue, et pour beaucoup, l’élection d’Emmanuel Macron était de bonne augure. Aux Etats-Unis, le New York Times y voyait notamment « un nouvel espoir pour l’Europe ». Quatre mois plus tard, presque jour pour jour, le ton a bien changé. 

De ce côté de l’Atlantique, la popularité du chef de l’Etat s’effrite, forçant nos voisins à s’interroger sur les raisons de ce désamour. C’est ce qui est fait dans le New York Times. Dans une tribune publiée ce jeudi, Chris Bickerton, qui enseigne la politique européenne à l’université de Cambridge, assassine le président français et sa politique. 

« Son projet politique est trop centré sur sa personnalité »

« Emmanuel Macron will be yet another failed french president », titre le quotidien américain, estimant qu’après tout, Emmanuel Macron sera lui aussi un « président français qui a échoué ». Dans le Times, le chercheur rappelle tout d’abord qu’il bénéficie toujours d’une certaine aura à l’étranger, notamment parce qu’il a redonné un coup de jeune à la diplomatie française « en tenant tête à Donald Trump et à Vladimir Poutine ». « En France, c’est une toute autre histoire », relève-t-il, citant les mauvais chiffres du Président dans les derniers sondages. Et il attribue sa chute de popularité au « macronisme ».

« Son projet politique entier est bien trop concentré sur sa personnalité. Son attrait vient essentiellement de sa jeunesse, de son dynamisme, de son allure et de ses qualités oratoires », estime le New York Times. « Cette approche hyper-personnalisée comporte toujours le risque qu’une fois le charme rompu, il ne reste rien à ses soutiens pour l’apprécier, ce qui est exactement en train de se passer », poursuit le journal, qui évoque notamment l’épisode du Congrès de Versailles et son impact sur les Français, « irrités par ses accents monarchiques ».

« Son attitude arrogante à l’égard du pouvoir a détruit l’image anti-establishment qu’Emmanuel Macron a cultivé durant sa campagne », estime aussi l’auteur.

Ego démesuré et vide politique

Avant la présidentielle, Emmanuel Macron et son projet avaient parfois été qualifiés de « bulle ». Le quotidien américain ne fait pas un constat moins sévère quatre mois après l’élection et estime que le « vide de son projet politique » est en train de se découvrir. Chris Bickerton se montre en particulier sceptique sur la réforme du code du travail menée par l’exécutif et, de manière plus générale, par la politique économique du Président.

« Toute baisse continue du chômage en France serait la bienvenue, mais l’expérience d’autres pays suggère que cela impliquerait de nouvelles formes d’inégalité. En Allemagne, la réforme du marché du travail a mené à la prolifération de « mini-jobs », un travail à temps partiel peu régulé et qui a pris la place du travail à temps plein dans certains secteurs », analyse le quotidien, qui cite aussi l’exemple britannique. 

Pour Chris Bickerton, « la politique économique d’Emmanuel Macron favorise les employeurs par rapport aux salariés et ébrèche ce qui reste de l’Etat-providence français ». Reprochant au président français son « ego démesuré », il lui reconnaît cependant le mérite d’avoir profondément et pour longtemps renversé un paysage politique moribond. Mais sa conclusion est tout aussi sévère que son analyse:

« Emmanuel Macron est toujours l’enfant chéri de l’élite libérale mondiale, mais son impopularité grandissante nous donne une meilleure image de ce qu’il a à offrir. »

Charlie Vandekerkhove


Emmanuel Macron : son ennemi, c’est la «fainéance»

Par Alain Auffray, Envoyé spécial à Athènes et Rachid Laïreche — 8 septembre 2017 à 20:16

A l’Ecole française d’Athènes, vendredi.A l’Ecole française d’Athènes, vendredi. Photo Ludovic Marin. AFP Avant la première manifestation contre les ordonnances sur le travail, le Président s’en est pris aux «fainéants, aux cyniques et aux extrêmes». Une attaque qui a fait vivement réagir à gauche.Emmanuel Macron : son ennemi, c’est la «fainéance»

En boxe, on parlerait d’une provocation d’avant-combat. A quatre jours de la première manifestation contre la réforme du code du travail, Emmanuel Macron n’a pas joué l’apaisement. Au contraire. Vendredi à Athènes, devant les représentants de la communauté française, il a réaffirmé sa «détermination absolue». Parce qu’il en va de «la survie»de la France, il s’est engagé à mener à bien «la transformation profonde» qu’il estime avoir entamée avec sa réforme du droit du travail, en attendant celles qui toucheront au logement, à la formation et au chômage. Et si son «je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes» a enthousiasmé son public, ultramacronien, il a enflammé les réseaux sociaux et déclenché la colère de la gauche.

Les fainéants ? Invité à préciser la cible de cette énigmatique attaque, l’entourage du chef de l’Etat botte en touche : «L’interprétation est libre.» On ne peut donc pas tout à fait exclure que ceux qui s’apprêtent à manifester mardi à l’appel de la CGT aient quelques raisons de se sentir visés. Après avoir maintes fois insisté devant ses interlocuteurs grecs sur la dimension sociale du projet européen – à la grande satisfaction de l’homme de gauche qu’est le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras -, Macron tenait donc à rappeler qu’il ne renonçait en rien à sa promesse libérale.

Lyrisme

Au lendemain de son spectaculaire discours sur «la refondation» de l’Europe devant l’Acropole illuminée, le Président a conclu la première visite d’Etat de son quinquennat en revenant avec force sur le terrain de la politique intérieure. C’est que, dans son esprit, les chantiers national et européen sont intimement liés. Il en va, selon lui, de «la crédibilité»de la France : si elle veut prétendre être à l’initiative d’une «refondation»de l’Union, elle doit d’abord «démontrer sa capacité à se transformer» .Avec un lyrisme dont il ne se sera pas départi tout au long de son voyage, Macron confie les avoir «entendus de près», ceux qui prétendent que «le rêve n’est pas possible». Selon lui, «le peuple leur a donné tort» le 7 mai en le portant à l’Elysée. Il convient donc, dans «le temps européen qui s’ouvre», de suivre partout dans l’Union «l’exemple du peuple de France» .

Quelques minutes après le discours du chef de l’Etat, loin des jardins de l’Ecole française d’Athènes, l’ambiance était un chouïa différente en France : la phrase sur «les fainéants» a provoqué une cascade de réactions. De colère, d’incompréhension, d’étonnement. Notamment à gauche. Le chef du PCF, Pierre Laurent, a écrit : «Le Président insulte ceux qui s’opposent à sa politique. Décidément, Emmanuel Macron n’aime pas les Français.» De son côté, le jeune député de La France insoumise Adrien Quatennens a fait un parallèle avec une sortie récente du chef de l’Etat. En août, en Roumanie, il avait déclaré : «La France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n’ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait.» Ce qui fait dire à Quatennens : «Une nouvelle fois, depuis l’étranger, Macron insulte les Français. S’il y a un extrémisme cynique dans ce pays, il l’incarne parfaitement 

«Mépris»

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a donné rendez-vous au gouvernement dans la rue. Pour beaucoup, le chef de l’Etat vise une partie de la gauche et les syndicats lorsqu’il évoque les «fainéants, cyniques et extrêmes» . «Je le remercie pour sa contribution à l’appel à manifester contre lui», souffle Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis. Elle conclut : «Après sa phrase sur ceux qui ne sont rien, je dirais que son mépris de classe est à la mesure de sa chute de popularité.»

A Athènes, face aux commentaires, les proches de Macron ont tenté de rectifier le tir. L’interprétation de la phrase «n’était plus libre», elle visait les dirigeants qui ont «oublié de réformer» lors des précédents quinquennats. Une dédicace à François Hollande et Nicolas Sarkozy. Pas sûr que cela suffise.

Alain Auffray Envoyé spécial à Athènes Rachid Laïreche

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