La CGT 13 s’engage pour le 5 décembre

« mettre en place un processus de lutte permettant au monde du travail de gagner sur l’ensemble des revendications » et d’avoir « l’ensemble des forces organisées de la CGT et au-delà, en action gréviste à partir du 5 décembre (…) mobilisation d’ampleur, inscrite dans la durée, qui conduira à un blocage de l’économie et fera reculer le gouvernement ».

 

Sources: L'Anticapitaliste

Le 30 septembre, se tenait une assemblée de syndiquéEs de la CGT 13, qui ont largement échangé sur les diverses attaques menées par le MEDEF et son « chargé de mission » gouvernemental (Casse des services publics, de la Sécu, du système de retraite, licenciements massifs, fermetures de boites dont beaucoup ont encaissé de l’argent public, précarité, baisse des salaires, pensions et revenus de substitution).

Suite à la proposition du Bureau de l’UD, il a été donc été décidé de s’inscrire dans la réussite de la mobilisation appelée pour le 5 décembre et de « mettre en place un processus de lutte permettant au monde du travail de gagner sur l’ensemble des revendications » et d’avoir « l’ensemble des forces organisées de la CGT et au-delà, en action gréviste à partir du 5 décembre (…) mobilisation d’ampleur, inscrite dans la durée, qui conduira à un blocage de l’économie et fera reculer le gouvernement ». » 

La CGT 13 souhaitant donner une vraie dimension nationale à cette perspective, appelle la Confédé à « créer un cadre d’action dans lequel l’ensemble des orgas CGT s’engagerait de façon coordonnée () pour une riposte commune et efficace par l’arrêt de l’économie ».

Comme souvent depuis quelques années, la CGT 13 se positionne en opposition à une ligne jugée trop molle de la direction confédérale.

Un appel à la direction pour une orientation plus dure s’était déjà largement exprimé lors du congrès départemental précédent, en 2016, en présence de Martinez.

Refusant déjà les journées soigneusement programmées d’en haut, la CGT 13 avait l’an dernier organisé des manifs en avril (à laquelle notre camarade Philippe POUTOU avait participé) et en mai.

On se souvient de la manif du 27 avril appelée par certaines orgas CGT (Fédé Industrie chimique, Commerce, UD 13, 04, 59, 94…), appel qui pour la première fois se faisait non seulement indépendamment, mais aussi en grande partie contre la direction confédérale.

Cette opposition (avec toutes les précautions que cela signifie dans une organisation syndicale depuis toujours marquée par l’unanimisme) s’est à nouveau concrétisée lors du congrès confédéral de juin, suite auquel, la CGT 13 a refusé de siéger à la Commission Exécutive Confédérale.

Cette fois encore, l’UD 13 fait valoir sa position sur une date proposée en dehors de la confédé, estimant que la CGT « doit s’inscrire dans la construction d’un grand mouvement social à partir du 5 décembre et d’ici là, appeler à d’autres journées de grèves interprofessionnelles en octobre et novembre pour conforter les luttes en cours et favoriser le Tous Ensemble (…) et stopper ce gouvernement à la solde des actionnaires ».

Compte tenu de la place et du poids de la CGT sur le département, et si les moyens sont réellement mis en place dans la perspective du 5 décembre, cette journée pourrait être le point de départ du mouvement indispensable pour faire reculer Macron et ses donneurs d’ordre, pour inverser enfin, la spirale des défaites.

Correspondant

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