AOC: "J'ai eu peur pour ma vie...les élus trumpistes doivent partir"

Le 6 janvier, au Sénat, les trumpistes ont été à quelques secondes de rencontrer les sénateurs face à face. La députée Alexandria Ocasio-Cortez (D-New York), dite AOC, a raconté qu'elle avait craint pour sa vie, à cause des agresseurs d'extrême droite, mais aussi parce qu'elle avait peur que ses collègues législateurs et adversaires ne dévoilent son emplacement...

Source: Truthout -Trad J-M B assisté de Deepl.com

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Le 6 janvier, les législateurs ont pu voir, depuis les fenêtres de la salle du Parlement, la foule des partisans de Trump escalader le mur à l'extérieur du Capitole. Au Sénat, les trumpistes ont été à quelques secondes de rencontrer les sénateurs face à face. Mardi soir, la députée Alexandria Ocasio-Cortez (D-New York) a raconté comment elle avait craint pour sa vie ce jour-là, non seulement à cause des agresseurs d'extrême droite, mais aussi parce qu'elle avait peur que ses collègues législateurs et adversaires ne dévoilent son emplacement.

Lors d'une session d'Instagram Live, Ocasio-Cortez a déclaré avoir vécu un "événement traumatisant". "J'ai traversé un moment où je me sentais très proche de la mort", a-t-elle déclaré. "A la fin de votre vie - et toutes ces pensées se précipitent sur vous. Et c'est ce qui est arrivé à beaucoup d'entre nous mercredi.... Je ne savais pas si j'allais arriver à la fin de cette journée en vie". De toute évidence, Ocasio-Cortez n'était pas la seule à avoir frôlé la mort ce jour-là.

"Il n'est pas exagéré de dire que beaucoup, beaucoup de membres de la Chambre ont été presque assassinés", a ajouté Ocasio-Cortez. Des assistants et des enfants des membres du Congrès étaient également présents ce jour-là et en danger immédiat, dit-elle.

Alors que les membres du Congrès étaient évacués à la hâte, le personnel du bureau de la députée Ayanna Pressley (D-Massachusetts) a fermé les portes pour se mettre en sécurité et a essayé de localiser les boutons de panique. Mais, comme le chef de cabinet d'Ayanna Pressley l'a déclaré au Boston Globe, "Tous les boutons de panique du bureau ont été arrachés - toute l'unité". Pressley, en tant que membre de l

'"Escouade" progressiste, a reçu de nombreuses menaces de mort racistes pendant son séjour au Congrès, aussi les membres de son personnel ont-ils été habitués à des exercices de sécurité.

Bien qu'il n'y ait pas eu de rapports de blessés parmi les élus depuis le 6 janvier, la menace de la foule fasciste était tangible. En plus des cinq décès causés par les troubles, les enquêtes et les photos montrent que certains des militants avaient des intentions violentes en prenant d'assaut le Capitole ce jour-là.

La foule a été filmée en train de chanter "pendez Mike Pence" ; un homme dans la salle du Sénat a été photographié portant des menottes en plastique ; un autre partisan de Trump s'est présenté à Washington avec de nombreuses armes et munitions, apparemment avec l'intention de tuer la présidente de la Chambre Nancy Pelosi.

Ocasio-Cortez attribue la responsabilité de ces attaques directement à ses nombreux collègues républicains qui ont été les instigateurs et les instigatrices de la foule dans la période précédant l'événement. "Ils se fichent de la loi", a-t-elle déclaré. "Ils se fichent de l'ordre", a-t-elle déclaré. Ils se fichent de la sécurité. Ils se soucient de la suprématie blanche.... Ils aspirent au pouvoir plus qu'ils ne se soucient plus de la démocratie."

Les appels à la destitution des républicains impliqués dans l'incitation à la tentative de coup d'État se sont multipliés depuis le 6 janvier.

Ocasio-Cortez, ainsi que de nombreux sénateurs, a appelé les sénateurs Ted Cruz (R-Texas) et Josh Hawley (R-Missouri) à démissionner ou à être démis de leurs fonctions. Le député Paul Gosar (R-Arizona), qui a été désigné par un organisateur de "Stop the Steal" comme conspirateur de la tentative de coup d'État, a été appelé par ses propres frères et sœurs à démissionner. Cruz, Hawley et Gosar, ainsi que six autres sénateurs républicains et 138 autres représentants républicains ont voté pour l'annulation des résultats des élections, bien qu'il n'y ait aucune preuve que les résultats étaient frauduleux lorsque le Congrès s'est réuni à nouveau plus tard dans la journée du 6 janvier.

"C'est ainsi que la démocratie peut brûler", a déclaré Ocasio-Cortez. "Elle est fragile. Nous devons la chérir. Et ils ne l'ont pas fait. Et ils ne l'ont pas fait. Alors ils doivent partir."

Ici le message d'AOC sur Instagram

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