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Billet de blog 13 août 2021

Argent content

Je ne résiste pas au plaisir de partager ce texte brillant de Jean Casanova. Une analyse appliquée de la politique quantique. Merci et bravo Jean. A la niche Le Chat de Schrödinger !

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par Jean Casanova, le 17 Janvier 2017, depuis le QG de campagne d'Emmanuel - Tour Montparnasse - 33, avenue du Maine - Paris 15° 

L'Ange Gabriel annonça à Joseph, en lui parlant de Marie, son épouse : « Ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint. Elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus ».

Dans son Évangile, Saint Matthieu commente cette même annonce de Gabriel à Joseph et à Marie en y ajoutant : « Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait dit. Voici que la Vierge concevra le fils auquel ses parents donneront le nom d'Emmanuel ».

Jésus et Emmanuel seraient-il les mêmes ? Il le semble bien. Car c'est Emmanuel qui fut choisi aujourd'hui pour que s’accomplisse pleinement le dessein de Dieu. Nous vous laissons deviner quel Dieu.

Emmanuel vient de l'ancien prénom hébreu Immanouel, composé de ime, anou et El, signifiant littéralement avec, nous et Dieu. C'est ainsi par ce nom, « Dieu est avec nous », que le prophète Isaïe, 7 siècles avant J.-C., désigna le Messie. On honore Emmanuel le 25 Décembre, jour de la naissance du Christ.

Que nous dit la prénominologie, elle qui se prétend la science des prénoms, au sujet d’Emmanuel ? Elle nous dit qu'Emmanuel n'aime pas les sentiers battus. La découverte, la conquête de l'inconnu sont ses passions. Il sait ce qu'il veut. Il le montre, même si cela doit déplaire. Emmanuel n'aime pas la monotonie et lui plaisent entre toutes, les activités où sa joie de communiquer pourra s'exprimer. Il en est ainsi de la banque, de la publicité, du marketing. Emmanuel est aventureux et doué d'un esprit vif. Réfléchi, il sait enrichir son savoir par la lecture. Il est philosophe à ses heures. Actif, généreux et déterminé, il n'hésite pas à prendre parti et à défendre les causes humanitaires. C'est un humaniste doté d'un sens profond de la justice. Le don de soi est dans sa personnalité. Il est altruiste spontanément.

Vous comprendrez mieux ainsi pourquoi ce fut Lui qui fut choisi lorsqu'il fallut se mettre en marche pour construire le Nouveau Monde.

L’Ancien Monde, fissuré de toutes parts, était en train de s'effondrer. Le peuple ne voulait plus croire aux vertus de l'Alternance Unique, celle qui nous donnait tantôt, c'était en général tous les cinq ans, tantôt un pasteur de Droite pour un libéralisme de Gauche, tantôt un berger de Gauche pour un socialisme de Droite.

Ce système rejeté, il était temps si l'on voulait encore prolonger de quelques décennies la survie d'une domination, celle de la banque et de la finance, domination qui risquait de prendre eau de toute part, quel que soit le timonier à la barre, il était temps d'une configuration nouvelle.

« Tout changer, pour que rien ne change ! » C'est ce qu'aurait dit Tancrède à son oncle, le Prince Salina (Le Guépard - Giuseppe Tomasi di Lampedusa), pour lui indiquer que la conservation de leurs privilèges allait passer par un obligé changement de régime.

Oui, il fallait une configuration nouvelle pour succéder à celle de l'Alternance Unique.

Elle avait pourtant eu ses avantages. Pour chacune des deux grandes chapelles de l'alternance, celle de Solferino et celle de Vaugirard, c’était l'accès assuré à intervalles réguliers, à l'une puis à l'autre, l’accès assuré aux places, aux postes, aux mandats, aux prébendes, quelquefois même aux sinécures, toujours aux honneurs et à ce qui les accompagne.

Mais aujourd'hui, l'Alternance Unique était fatiguée et discréditée. Le temps était venu d'un grand compromis, d’un mélange pour tout dire, entre les deux alternatives, la chapelle Solferino et l'église Vaugirard.

Grande coalition à l'allemande ? Mais nous sommes en France. Union sacrée ? Mais pour l'union sacrée, il faut la guerre ; et pour la guerre, il faut un ennemi à l'extérieur. On ne l'avait pas encore trouvé, bien que l’on y travaillait depuis un certain temps.

Ce grand compromis, le construire serait la mission de l'Ubiquisme.

Emmanuel se mit alors en marche, en marche du pied droit, pour prêcher l’Ubiquisme et le répandre autour de lui dans l'âme des hommes et des femmes.

L'Ubiquisme se voulait la nouvelle religion. Son nom était tiré du vieux mot français ubiquité, désignant la faculté d'être présent en tous lieux à la fois, par exemple à Droite et simultanément à Gauche.

Délaissant la banque où il avait grandi – elle continuait à le suivre secrètement – Emmanuel, le nouveau prédicateur, sillonnait le pays à pied, je suis en marche, disait-il, entouré de disciples et de prosélytes. Il accomplissait des miracles et on les énumérait avec émerveillement tous les soirs dans les étranges lucarnes. Miracle de la multiplication des pains et des autobus à 1 euro.

Miracle encore, dans les cantines scolaires, du Vin changé en Eau. Sur son chemin, un Insoumis dépenaillé, homme à cette époque jugé comme esprit démoniaque et impur, l'aurait apostrophé : « Que veux-tu de nous, Emmanuel de Rothschild ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : un banquier ! » Emmanuel le regarda et lui dit : « Tais-toi ! Esprit impur, sors de cet homme ». Le miracle s'accomplit. L'homme perdit ses haillons et devint milliardaire.

Venu rendre visite dans les corons du Nord, Emmanuel y apporta le réconfort. « Je ne vous laisserai pas, créatures du Seigneur, dans la honte et la peine du tabac et de l'alcool. Vous travaillerez aussi le Dimanche. Ce sera le jour du Saigneur ».

Aux sourds et aux aveugles, Emmanuel promettait, d'ici 2022, de retrouver l'ouïe et la vue, l'ouïe aux sourds et la vue aux aveugles, non pas l'inverse, ce cruel tour de bonneteau, par le remboursement des prothèses auditives et des lunettes. Il n'oubliait pas bien sûr les édentés auxquels il parla de dents artificielles.

L'Ubiquisme se propageait de Droite et de Gauche. Les conversions affluaient. Des pèlerins en route sur les chemins de Saint-Fillon de Compostelle changeaient subitement de direction.

La Madone Ségolène encourageait, elle aussi, ce mouvement des âmes. Elle était bientôt suivie par de nombreux prébendiers solfériniens qui avaient compris que c'est sur Emmanuel que bientôt pleuvraient l'or et l'argent. Oui, il fallait changer de religion. On attendait la conversion de Sainte Christiane, du village de Taubira, que tentait encore de convaincre Saint- Bernard, son ancien coparoissien, toujours tapi Rue des Saints-Pères.

Il commençait à se murmurer que même Batavadon, le roi solféringien qui venait d’abdiquer, pourrait lui aussi, nouvel oint du Seigneur, rejoindre l'Ubiquisme.

Une grande foi et un grand espoir montaient dans le pays.

En complément tous les jours la rubrique Politique de la Revue de Presse Emancipation!

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