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Billet de blog 14 janv. 2022

Electricité: La macronie au service des parasites spéculateurs

Trois mois après l’échec de sa précédente mesure pour contenir l’explosion des factures d’électricité, le gouvernement prend une nouvelle mesure qui, plutôt que de s’attaquer à la cause du problème, pourraient l’aggraver encore plus, sans même fournir de garantie pour les consommateurs.

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Source: Macron Watch

Trois mois après l’échec de sa précédente mesure pour contenir l’explosion des factures d’électricité, le gouvernement prend une nouvelle mesure qui, plutôt que de s’attaquer à la cause du problème, pourraient l’aggraver encore plus, sans même fournir de garantie pour les consommateurs: (source) (source)

  • Le ministre de l’économie Bruno Le Maire annonce en effet que l’État va contraindre EDF à augmenter la part d’électricité que l’entreprise est forcée de vendre à ses concurrents à prix cassé (source) (source)
    • Or, sous l’impulsion de l’Union Européenne et des différents gouvernements, la subvention forcée d’EDF à prix cassé à ses concurrents est justement un des facteurs de la dérégulation du secteur de l’énergie qui a permis (avec la fin de l’indexation des prix de l’énergie sur la production au profit d’un marché boursier) le développement d’intervenants privés uniquement spéculatifs, sans installation ni production, qui se contentent d’acheter et de revendre de l’énergie aux particuliers en spéculant sur son cours – et exposant les consommateurs aux fluctuations et à la volatilité du marché (source) (source)
    • Pire : en plus de renforcer les dysfonctionnements actuels au lieu de les combattre, la mesure annoncée ne permet pas de garantir qu’elle fera baisser les prix pour le consommateur. Cela dépendra uniquement du bon vouloir (ou non) de ces intervenants spéculatifs de ne pas profiter de cette mise à disposition supplémentaire d’énergie bradée pour augmenter leurs marges, mais pour baisser leurs prix de revente. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire promet une « surveillance étroite » (source)
    • Pour rappel, le gouvernement a déjà été un grand acteur de cette dérégulation : en 2019, il a participé aux pressions pour multiplier par 2.4, et porter à un quart de la production, la quantité d’électricité qu’EDF devait déjà céder à prix cassé à ses concurrents (source) (source)
    • C’est désormais presque un tiers de la production électrique d’EDF qui devra être bradé, à un prix six à huit fois inférieur au prix actuel du marché (source) (source)
    • Le coût pour EDF – dont l’Etat est actionnaire à 80% – de cette nouvelle opération de subvention forcée au marché spéculatif et à ses propres concurrents, est d’environ 8 milliards d’euros (source) (source)
    • Pour rappel, le cout de la précédente mesure était également de 8 milliards, dont il est prévu qu’il soit répercuté a posteriori sur les factures des contribuables. Autant de mesures court-termistes, qui évitent soigneusement la cause du problème, mais fragilisent EDF avec une dette créée de toute-pièce (source) (source) (source)

En complément tous les jours la rubrique Economie de la Revue de Presse Emancipation!

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