Nanterre Université: la présidence entend sous-traiter les sans-fac !

Depuis des années, nous recensons les problèmes d'inscriptions des sans-fac, de la L1 au M2 (en passant par les capacités et les DAEU), souhaitant étudier à Nanterre et refusé-e-s dans la filière de leur choix. L'année dernière nous avons réussi à en inscrire près de 100, après 3 mois de mobilisation. Cette année nous avons déjà près de 100 dossiers recensés.

16 Juillet 2019- UNEF TACLE Nanterre

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes debout, foule, arbre, ciel et plein air

Depuis de nombreuses années à Nanterre, nous recensons les problèmes d'inscriptions d'étudiant-e-s sans-fac, de la L1 au M2 (en passant par les capacités et les DAEU), souhaitant étudier à Nanterre et refusé-e-s dans la filière de leur choix. L'année dernière ce sont près de 100 étudiant-e-s que nous avons réussi à inscrire, après 3 mois de mobilisation. Cette année nous avons déjà près de 100 dossiers recensés.

Cette situation est due à un manque criant de places dans les différentes filières de Nanterre, en raison des baisses budgétaires dans le budget de l'ESR et un investissement clairement pas à la hauteur des besoins universitaires. La responsabilité est également du côté de la présidence qui a cherché, et cherche toujours, à renforcer la sélection à tous les niveaux, et qui dernièrement à annoncé une baisse de 10% du budget alloué aux formations (ce qui va entraîner de nouvelles baisses de places).

Depuis quelques années déjà, la présidence nous sous-traite une partie de son travail de gestion de ces dossiers, en nous faisant remplir un document spécifique pour chaque dossier (afin qu'elle les trie au mieux pour elle). Cette année, la seule procédure qu'accepte la présidence est la saisine en ligne, soit-disant pour faciliter le travail du personnel administratif que nos recours syndicaux surchargeraient.
Non seulement elle refuse donc d'accepter nos dossiers papiers, bafouant ainsi le recours syndical que nous representions, mais la présidence veut faire de nous de véritables sous-traitants de sa politique sélective (en nous faisant remplir le dossier en ligne à sa place). De plus, elle a annoncé qu'à partir du 14 septembre aucun-e étudiant-e ne pourra faire de recours. Or, énormément d'étudiant-e-s font des recours jusqu'à fin septembre. Nous exigeons que ce délai soit prolongé !

Nous reconnaissons la difficulté du travail des personnels administratifs, mais la responsabilité est du côté de la présidence et des comités de sélection. Si des centaines d'étudiant-e-s sont refusé-e-s à l'université, ce n'est pas la responsabilité des organisations syndicales étudiantes, mais bien de ceux qui ont accepté des baisses budgétaires et accepté de sélectionner à tous les niveaux universitaires. C'est en augmentant le budget, et non pas en le réduisant, qu'on en finira avec la surcharge de travail des personnels.

La présidence veut moins de travail ? Quelle accepte l'ensemble des sans-fac. Nous ne sommes pas des sous-traitant-e-s !

Nous rappelons à M. Bréchet, vice-président de la CFVU, que nous demandons d'être reçu-e-s pendant le mois de juillet afin de commencer, dès maintenant, à trouver une place à la fac pour ces candidat-e-s. Il est hors de question d'attendre mi-septembre pour commencer à traiter les dossiers !

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.