Témoignage sur le massacre à Gaza

Il n’y a pas de pardon possible pour ces aviateurs criminels et ceux qui les commandent, pas de tolérance avec l’oppresseur israélien et ceux qui le soutiennent.

Source: UJFP Gaza

La nuit d’hier était la nuit la plus difficile pour les Palestiniens de Gaza. Des frappes intensives ont été menées par l’aviation israélienne : plus de 100 raids ont ciblé plusieurs régions dans la Bande de Gaza, dont les villes d’Al-Nussierat et Der Al-Balah au centre, Khan Younes et Rafah dans le sud. Cette nuit était beaucoup plus dure que l’agression de 2014.

L’armée ‘’ la plus morale dans le monde’’, a utilisé des bombes qui pèsent plus de 1000 kg, pour massacrer des enfants et pour détruire nos infrastructures. Même les maisons qui n’ont pas été touchées directement sont devenu inhabitables : elles se sont fissurées comme si un tremblement de terre avait frappé Gaza.

La ville de Gaza elle-même ne ressemble plus à rien aujourd’hui, des quartiers entier sont rasés. Les rues qui mènent vers les hôpitaux sont devenues une cible pour l’armée israélienne, ce qu’il a paralysé le déplacement des ambulances qui cherchaient à ramener les blessés et les morts.

Les raids israéliens n’ont touché que des civils désarmés, souvent endormis. Des familles entières ont reçu des bombes sans avertissement. Pendant la nuit Tsahal a massacré plus de 31 Palestiniens selon les autorités sanitaires de Gaza. A cette heure-ci encore les pompiers essayent de secourir des survivants blessés, coincés sous les décombres des maisons détruites. Ils essayent aussi de dégager les corps des martyrs…

Parmi ces derniers, deux médecins et trois familles de quatre, sept et dix personnes ont été massacrés: des enfants, des femmes et des hommes, tous innocents.

Ce qui se passe à Gaza est le début d’un véritable génocide : un froid massacre de civils désarmés : des vieux, des jeunes, des femmes et des enfants. Pour beaucoup de Gazaouis, cette nuit restera comme un cauchemar, où les pierres témoignent des crimes et de la cruauté de la scène couverte de l’odeur de la poudre. Une odeur qui recouvre tout et se sent partout dans Gaza. Une ville où le sang des innocents coule en rivières rouges…

Il n’y a pas de pardon possible pour ces aviateurs criminels et ceux qui les commandent, pas de tolérance avec l’oppresseur israélien et ceux qui le soutiennent. Il n’y a pas d’excuse non plus pour ces puissances qui approuvent la politique du deux poids – deux mesures, pour celles qui font l’autruche devant ce massacre d’innocents, pour ces médias qui ne rapportent que la propagande guerrière israélienne. Pas de pardon pour ce génocide qui commence et semble ne pas avoir de fin. 

Iyad Alasttal

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