Gael Quirante: c'est maintenant que ca se joue, pas à la rentrée !

Le point de vue de Gael Quirante, militant Sud Poste, sur les manifestations du 17 juillet :"occupons partout la rue...ne la laissons pas a l’extrême droite...c'est mainteGant que ca se joue, pas a la rentrée"

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Macron et les capitalistes qu’il sert doivent se marrer : quelle formidable détournement d’attention, quelle formidable division de notre camp... alors même que c’est d’unité dont nous avons besoin pour faire face, dans la rue et par la grève à leur politique anti-sociale.

Ils nous divisent et détournent notre attention alors qu’ils annoncent l’allongement de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et la casse de l’assurance chômage. Toujours plus de profits pour une petite minorité quoiqu’il en coûte pour nos vies et nos libertés démocratiques.

Partout ils répriment, à l’école, au boulot et au quartier. Leur société tient en dernière instance par la peur de leur État, leur police, leur « justice ». Et nous on dit quoi ? On fait quoi ? On emboîte le pas de Macron car se vacciner c’est la meilleure arme face au virus ?

Macron pourrait donc nous faire la leçon ? Il n’a pas ouvert de lits supplémentaires à l’hôpital ou en « réa » entre la 1ere et la 2nd vague. Les soignantEs ont dû se fabriquer des « charlottes » dans des sacs poubelles ou utiliser les tubas décathlon par manque de matériel ?!

Sa gestion de la crise sanitaire mériterait que lui et son gouvernement rendent des comptes devant un tribunal. Donc aucune confiance en cette bande du Medef organisée pour régler nos problèmes. Car ils font partie du problème, définitivement, donc on ne lui emboîte pas le pas.

Faire face au Covid c’est rendre obligatoire plus d’hôpitaux, de soignantEs, plus de lits et de services de réanimation. On ne va pas accepter leur vaccination obligatoire, car elle vise à masquer la politique sanitaire du gouvernement qui est désastreuse et contre notre classe.

Mais aussi parce qu’il s’agirait d’un précédent lourd si on les laissait généraliser ces méthodes répressives sur d’autres questions ou corps professionnels sous prétexte de défense sanitaire... d’ailleurs observez comme la police n’est pas concernée par la mesure...

Non on ne tombe pas dans le panneau : on ne va pas accepter la moindre sanction, le moindre licenciement, à l'encontre des personnes qui ne sont pas vaccinées.

Leur but n’est pas la santé mais de nous domestiquer, nous habituer à vivre sous bracelet. En faisant de nous un petit flic en puissance que l’on soit agent d’accueil, garçon de café ou ouvreuse de cinéma. Nous ne sommes pas des supplétifs de leur arsenal répressif.

Au contraire faisons appel à l’intelligence de notre camp. Confrontons avec nos collègues, nos amiEs notre famille des arguments pour convaincre du bien fondé de la science de la vaccination et de sa généralisation, mais sans faire la leçon. Qui ne s’est pas questionné ?

Mais soyons aussi intraitables avec les réactionnaires de tous poils : les fachos, racistes, homophobes, sexistes et autres nationalistes qui s’appuient sur ce mécontentement pour aliéner notre classe et détourner notre camp de l’affrontement contre la classe capitaliste.

Pour ça, on ne pourra pas regarder de notre balcon. Faire la leçon. Il faut bien se rendre sur place dans ces manifestations, avec nos organisations ouvrières, syndicales, politiques et associatives. Montrer que nous sommes capable de faire face.

Évidemment très loin des fachos comme Philippot à Paris et partout ailleurs, ou même quand c’est possible en s’y opposant frontalement. On va pas abandonner la rue, « nous sommes de ceux qui manifestent ! »Constituons des pôles clairement « ouvrier et antifasciste ».

Sur Paris, beaucoup d’entre nous serons avec le comité Adama pour cette marche annuelle contre le racisme et la violence d’Etat. Mais il est juste de montrer et d’exprimer notre refus de cette politique que ce soit à Beaumont ou à Paris.

Au-delà de Paris, occupons partout la rue. Les camarades qui insistent là-dessus ont raison. Nous ne pouvons pas la leur laisser ! Les temps sont difficiles : faits de crises mais aussi de révolutions potentielles. Nos choix ne font pas la vapeur, mais aident à l’orienter.

C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons pas attendre la rentrée pour réagir, c’est maintenant que ça se joue !

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En complément tous les jours la rubrique Politique de la Revue de Presse Emancipation!

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