Jean-Marc B
Abonné·e de Mediapart

10962 Billets

0 Édition

Billet de blog 20 nov. 2020

Malgré les ravages du Capitalisme, le Pouvoir s’entête et contre-attaque

Le coût caché du capitalisme à l’encontre de la vie humaine et du milieu naturel commence à être mis à nu, écrit Jonathan Cook, mais l’establishment contre-attaque.

Jean-Marc B
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Source : Consortium News, Jonathan Cook
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Voici le mot qui risque de vous dissuader de poursuivre votre lecture, même s’il détient peut-être la clé pour comprendre pourquoi nous sommes dans un tel pétrin politique, économique et social. Ce mot, c’est « externalités ».

Cela ressemble à un terme du jargon économique. Et c’est un terme du jargon économique. Mais c’est aussi la pierre angulaire sur laquelle le système économique et idéologique actuel de l’Occident a été construit. Se concentrer sur le fonctionnement des externalités et sur la façon dont elles en sont venues à dominer toutes les sphères de notre vie, c’est comprendre comment nous détruisons notre planète – et offrir en même temps la direction d’un avenir meilleur.

En économie, les externalités sont généralement définies banalement comme les effets non chiffrés d’un processus commercial ou industriel sur une tierce partie.

Un exemple nous est familier. Pendant des décennies, les fabricants de cigarettes ont réalisé d’énormes profits en dissimulant les preuves scientifiques démontrant que leur produit pouvait, à terme, s’avérer mortel pour les consommateurs. Les entreprises en ont profité en externalisant les coûts liés aux cigarettes – ceux de la mort et de la maladie – vers ceux qui achètent leurs cigarettes et vers la société en général. Les gens donnaient leur argent à Philip Morris et à British American Tobacco alors que ces entreprises rendaient les fumeurs de Marlboro et de Lucky Strike de plus en plus malades.

Le coût externalisé a été – et est toujours – payé par les clients eux-mêmes, par les familles en deuil, par les services de santé locaux et nationaux et par le contribuable. Si les entreprises avaient été obligées de prendre en compte ces différents éléments, la fabrication de cigarettes n’aurait pas été rentable du tout.

Une violence inhérente

Dans le fonctionnement des économies capitalistes, les externalités ne sont pas secondaires. Elles en font partie intégrante. Après tout, les entreprises privées ont l’obligation légale de maximiser les profits de leurs actionnaires – sans oublier, bien sûr, la motivation personnelle des patrons pour s’enrichir et le besoin de chaque entreprise d’éviter de se rendre vulnérable sur le marché face à des concurrents plus rentables et plus prédateurs.

Les entreprises ont donc tout intérêt à se décharger sur d’autres du plus grand nombre possible de coûts. Comme nous le verrons, ce que veut dire externalités, c’est que quelqu’un d’autre que l’entreprise elle-même paie le coût réel derrière ses bénéfices, soit parce que ces autres sont trop faibles ou ignorants pour se défendre, soit parce que la facture arrive à échéance plus tard. C’est pourquoi les externalités – et le capitalisme – sont intrinsèquement violents.

Tout ceci serait d’une évidence flagrante si nous ne vivions pas à l’intérieur d’un système idéologique – l’ultime caisse de résonance imposée par nos médias corporatifs – qui est complice soit de la dissimulation de cette violence, soit de sa normalisation. Lorsque les externalités sont particulièrement onéreuses ou nuisibles, comme c’est invariablement le cas d’une manière ou d’une autre, il devient nécessaire pour une entreprise d’occulter le lien de cause à effet, entre son accumulation de bénéfices et l’accumulation de dommages causés à une communauté, un pays lointain ou le milieu naturel – ou les trois à la fois.

C’est pourquoi les entreprises – celles qui infligent les externalités les plus importantes et les plus graves – investissent beaucoup de temps et d’argent dans la maîtrise agressive des perceptions du public [La gestion de la perception (plus connue sous le vocable anglais perception management) est une technique qui « recouvre les actions consistant à fournir et/ou à camoufler une information sélectionnée et des indices de façon à influencer les émotions, les motivations et les raisonnements objectifs de la population, NdT]. Elles y parviennent en combinant les relations publiques, la publicité, le contrôle des médias, le lobbying politique et la mainmise sur les organismes de réglementation. Une grande partie des activités des entreprises consiste à tromper, soit en rendant invisible le préjudice externalisé, soit en obtenant du public qu’il accepte avec résignation que le préjudice est inévitable.

En ce sens, le capitalisme produit un modèle économique qui n’est pas seulement rapace mais aussi psychopathe. Ceux qui recherchent le profit n’ont d’autre choix que d’infliger des dommages à la société en général, ou à la planète, et de dissimuler ensuite leurs actions profondément antisociales – voire suicidaires.

Exigences psychopathes

Il y a un film récent qui fait allusion au fonctionnement de cette forme de violence, Dark Waters sorti l’an dernier, il explique la longue bataille juridique avec DuPont quant aux produits chimiques développés pour fabriquer des revêtements anti-adhésifs pour les casseroles et les poêles. Dès le début, les recherches de DuPont ont montré que ces produits chimiques étaient très dangereux et s’accumulaient dans le corps. La science a très largement démontré que les personnes exposées risquaient de développer des tumeurs cancéreuses ou de donner naissance à des enfants atteints de malformations congénitales.

Tant que la recherche était cachée, DuPont pouvait tirer d’énormes bénéfices de sa découverte chimique. C’est donc exactement ce que ses dirigeants ont fait. Ils ont mis de côté la moralité la plus basique et ont agi de concert avec les exigences psychopathes du marché.

DuPont produisait des casseroles qui contaminaient la nourriture de ses clients. Les travailleurs étaient exposés à un cocktail de poisons mortels dans ses usines. L’entreprise stockait les déchets toxiques dans des fûts, puis les éliminait secrètement dans des décharges où ils se déversaient dans les réseaux locaux d’approvisionnement en eau, tuant le bétail et provoquant une épidémie parmi les habitants de la région. DuPont a créé un produit chimique qui est maintenant partout dans notre environnement, mettant en danger la santé des générations à venir.

Mais il était inévitable qu’un film comme Dark Waters transforme en quelque chose de moins menaçant, de moins spectaculaire, une étude de cas sur la façon dont le capitalisme exerce sa violence en externalisant les coûts. On siffle les cadres de DuPont comme s’ils étaient les affreux d’une pantomime et non des gens ordinaires, pas si différents finalement de nos parents, nos frères et soeurs, notre progéniture, nous-mêmes.

En vérité, l’histoire de DuPont n’a rien d’exceptionnel – à part le fait que la compagnie s’est montrée incapable de garder son secret caché du public. Et c’est cette révélation qui était anormale, n’ayant eu lieu que tardivement et contre toute attente.

Un message important que le film ne parvient pas à transmettre à cause de sa fin réconfortante est que d’autres sociétés ont tiré les leçons de l’erreur de DuPont – non pas de la « faute » morale consistant à externaliser leurs coûts, mais de l’erreur financière consistant à se faire prendre en flagrant délit. Les lobbyistes d’entreprise ont travaillé depuis lors pour mettre plus encore la mainmise sur les autorités de régulation et pour modifier les lois sur la transparence et la divulgation légale afin d’éviter que cela ne se reproduise, pour s’assurer qu’à l’avenir, à la différence de DuPont, ils ne soient pas tenus pour légalement responsables.

Victimes de nos bombes

A la différence de l’affaire de DuPont, la plupart des externalités ne sont jamais exposées. Au contraire, elles se cachent, mais au nez et à la barbe de tous. Ces externalités n’ont pas besoin d’être dissimulées parce qu’elles ne sont pas perçues comme des externalités ou parce qu’elles sont considérées comme si peu importantes qu’elles ne valent pas la peine d’être prises en compte.

Le complexe militaro-industriel – celui contre lequel le président Dwight Eisenhower, ancien général américain, nous a mis en garde il y a plus d’un demi-siècle – excelle dans ce genre d’externalités. Sa puissance découle de sa capacité à externaliser ses coûts sur les victimes de ses bombes et de ses guerres. Ce sont là des gens que nous connaissons mais dont nous ne nous soucions pas vraiment : ils vivent loin de nous, ils nous paraissent et nous semblent différents, nous ne leur reconnaissons pas d’identité et leur refusons des histoires de vie comme nous. Ce ne sont que des chiffres, qui les désignent comme terroristes ou, au mieux, comme d’infortunés dommages collatéraux.

S’agissant des industries de guerre occidentales, leurs externalités sont opaques. La chaîne des causes et des effets est aujourd’hui occultée, cachée sous le nom d’« intervention humanitaire ». Et même lorsque les externalités de la guerre frappent à nos frontières, alors que les réfugiés fuient les effusions de sang, ou les sectes nihilistes qui comblent les vides de pouvoir que nous laissons derrière nous, ou la ruine des infrastructures détruites par nos armes, ou la dégradation et la pollution de l’environnement que nous déclenchons, ou encore les économies ruinées par notre pillage des ressources locales, nous ne reconnaissons toujours pas ces externalités pour ce qu’elles sont.

Nos politiciens et nos médias transforment les victimes de nos guerres et de nos captations des ressources en, au mieux, des migrants économiques et, au pire, des barbares aux frontières.

Instantanés de la catastrophe

Même si nous sommes totalement ignorants des externalités infligées par le capitalisme aux victimes au-delà de nos frontières, nous nous réveillons progressivement et très tardivement à certaines externalités qu’il crée beaucoup plus près de nous. Une partie des médias d’entreprise admettent enfin ce qui ne peut plus être nié de manière crédible, ce que même nos propres sens attestent.

Pendant des décennies, les politiciens et les médias d’entreprise ont réussi à masquer deux choses : le fait que le capitalisme est un modèle de consommation sans fin, totalement insoutenable et axé sur le profit ; et le fait que l’environnement est progressivement dégradé d’une manière qui nuit à la vie. Chacun de ces éléments a été occulté, tout comme le fait que les deux sont liés par un lien de cause à effet. Le modèle économique est la cause première des dommages environnementaux.

Les gens, tout particulièrement les jeunes, sont lentement en train de s’éveiller pour sortir de cet état d’ignorance imposée. Les médias d’entreprise, même leurs éléments les plus libéraux, ne sont pas maîtres dans ce processus ; ils ne font que répondre à cette prise de conscience.

La semaine dernière, le Guardian a publié deux articles sur les externalités, même s’il n’a pas su les présenter comme telles. L’un portait sur les micro-plastiques des biberons qui pénètrent dans les corps des bébés, l’autre sur les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur les populations des grandes villes européennes.

Cette dernière histoire, basée sur de nouvelles recherches, évalue spécifiquement le coût de la pollution atmosphérique dans les villes européennes – en termes de « décès prématurés, de traitements hospitaliers, de journées de travail perdues et d’autres coûts de santé » – à 150 milliards de livres sterling par an. La plupart de ces coûts sont dus à la pollution des véhicules, le secteur rentable de l’industrie automobile. Les chercheurs ont admis que leur chiffre était une sous-estimation du coût réel de la pollution de l’air.

Mais, bien sûr, même cette sous-estimation a été obtenue uniquement sur la base des paramètres prioritaires de l’idéologie capitaliste : le coût pour l’économie des décès et des maladies, et non le coût incalculable en terme de vies humaines perdues et gâchées, et encore moins en terme de dommages causés aux autres espèces et au milieu naturel. La semaine dernière, un autre rapport a fait allusion à l’un de ces nombreux coûts supplémentaires, montrant une forte augmentation des taux de dépression et d’anxiété causée par la pollution de l’air.

L’autre histoire, celle sur les biberons, fait partie d’une histoire beaucoup plus vaste sur la façon dont l’industrie du plastique – dont les produits sont des dérivés de l’industrie des combustibles fossiles – remplit depuis longtemps nos océans et nos sols de plastiques, visibles et invisibles. Le rapport de la semaine dernière a révélé que le processus de stérilisation par lequel les biberons sont chauffés dans de l’eau bouillante faisait que les bébés avalaient des millions de micro-particules de plastiques chaque jour. L’étude a révélé que les récipients alimentaires en plastique perdaient beaucoup plus de micro-plastiques que prévu.

Ces histoires sont des instantanés d’une catastrophe environnementale beaucoup plus vaste qui se déroule sur la planète et qui est causée par une société industrialisée axée sur le profit. En plus de réchauffer le climat, les entreprises abattent les forêts, quand ces dernières ne sont pas déjà brûlées, privant ainsi la planète de ses poumons ; elles détruisent les habitats naturels et la qualité des sols ; et elles tuent rapidement les populations d’insectes.

Les externalités de ces industries ont, pour l’instant, un impact des plus sévères sur le monde naturel. Mais très bientôt, elles auront des effets plus visibles et plus dramatiques, et ceux-ci seront ressentis par nos enfants et petits-enfants. Aucune de ces deux populations n’a actuellement son mot à dire sur la manière dont nos « démocraties » capitalistes sont gérées.

Gestionnaires de perception

Le capitalisme ne nous fait pas seulement du mal, il nous fait payer la facture deux fois : il prend d’abord l’argent dans notre portefeuille et ensuite nous prive de notre avenir. Nous sommes maintenant entrés dans une ère de profonde dissonance cognitive.

Contrairement à ce qui se passait il y a quelques années, beaucoup d’entre nous comprennent aujourd’hui que notre avenir est gravement menacé par les changements de notre environnement – les effets. Mais la tâche des gestionnaires de perception d’aujourd’hui, comme celle de ceux d’hier, est d’en occulter la cause principale – notre système économique, le capitalisme.

L’effort de plus en plus désespéré pour dissocier le capitalisme de la crise environnementale imminente – pour briser toute perception d’un lien de cause à effet – a été mis en évidence au début de cette année. Il est apparu que la police antiterroriste du Royaume-Uni avait inscrit Extinction Rebellion, le principal groupe de protestation environnemental occidental, dans une liste d’organisations extrémistes. En vertu de la réglementation « Prevent », les enseignants et les fonctionnaires sont déjà tenus par la loi de signaler toute personne qu’ils soupçonnent d’être radicalisée. [Prevent est la stratégie mise en place par le Royaume-Uni pour la prévention précoce de la radicalisation y compris dans les prisons et en probation, NdT]

Dans un guide expliquant les objectifs de la liste, les fonctionnaires et les enseignants ont été invités à identifier toute personne qui parle en « termes forts ou émotionnels des questions environnementales comme le changement climatique, l’écologie, l’extinction d’espèces, la fissuration, l’expansion des aéroports ou la pollution. »

Pourquoi Extinction Rebellion, un groupe de désobéissance civile non violente, a-t-il été inscrit aux côtés des néo-nazis et des djihadistes islamiques ? Une page entière est consacrée à la menace que représente Extinction Rebellion. Le manuel explique que l’activisme de l’organisation est ancré dans une « philosophie anti-establishment qui cherche à changer le système. » Autrement dit, l’activisme environnemental risque de faire apparaître – surtout aux yeux des jeunes – le lien de cause à effet entre le système économique et les dommages causés à l’environnement.

Une fois l’histoire dévoilée, la police s’est empressée de revenir en arrière, affirmant qu’inscrire Extinction Rebellion dans la liste était une erreur. Mais plus récemment, les efforts de l’establishment pour découpler le capitalisme de ses externalités catastrophiques sont devenus plus explicites.

Le mois dernier, le ministère anglais de l’éducation a imposé aux écoles de n’utiliser dans le programme scolaire aucun document qui remette en question la légitimité du capitalisme. L’opposition au capitalisme a été décrite comme une position politique extrême » – l’opposition, rappelons-le, à un système économique dont la poursuite implacable de la croissance et du profit traite la destruction du monde naturel comme une externalité non chiffrée.

Paradoxalement, les responsables de l’éducation ont considéré la promotion d’alternatives au capitalisme comme une menace pour la liberté d’expression, mais aussi comme une approbation d’activités illégales, et donc – inévitablement – comme une preuve d’antisémitisme.

Une trajectoire suicidaire

Ces mesures désespérées et draconiennes mises en place pour consolider un système de plus en plus discrédité ne sont pas près de prendre fin. Elles vont considérablement empirer.

L’establishment n’est pas en train de se préparer à abandonner le capitalisme sans combattre – cette idéologie même qui l’a enrichi et lui a donné du pouvoir. La classe politique et les médias l’ont prouvé par leurs attaques incessantes et sans précédent pendant plusieurs années contre le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn. Et ce que Corbyn proposait n’était qu’un programme réformiste, démocratique et socialiste.

La détermination de l’establishment à s’accrocher au statu quo est également démontré dans ses attaques sans fin et sans précédent contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui est enfermé, apparemment indéfiniment, pour avoir révélé les externalités – les victimes – des industries de guerre occidentales et le comportement psychopathe des gens au pouvoir.

Les efforts visant à mettre fin à la trajectoire suicidaire de notre système actuel de « marché libre » seront sans doute bientôt assimilés à du terrorisme, comme l’a déjà laissé entendre la stratégie Prevent. Nous devons nous tenir prêts.

Il est impossible d’échapper à la volonté de mort du capitalisme si nous ne la reconnaissons pas, afin d’exiger et œuvrer pour un changement radical. Les externalités peuvent ressembler à un jargon inoffensif, mais elles sont en train de nous tuer, nous, nos enfants et la planète, tout comme le fait le système économique qui les requiert.

Il peut y avoir une fin au cauchemar, mais seulement si nous nous réveillons.

Jonathan Cook est un ancien journaliste du Guardian (1994-2001) et lauréat du prix spécial Martha Gellhorn pour le journalisme. Journaliste indépendant il est basé à Nazareth. Si vous appréciez ses articles, vous pouvez lui offrir votre soutien financier.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — International
Être LGBT+ en Afghanistan : « Ici, on nous refuse la vie, et même la mort »
Désastre économique, humanitaire, droits humains attaqués… Un an après avoir rebasculé dans les mains des talibans, l’Afghanistan n’en finit pas de sombrer. Pour la minorité LGBT+, le retour des fondamentalistes islamistes est dévastateur.
par Rachida El Azzouzi et Mortaza Behboudi
Journal — International
« Ils ne nous effaceront pas » : le combat des Afghanes
Être une femme en Afghanistan, c’est endurer une oppression systématique et brutale, encore plus depuis le retour au pouvoir des talibans qui, en un an, ont anéanti les droits des femmes et des fillettes. Quatre Afghanes racontent à Mediapart, face caméra, leur combat pour ne pas être effacées. Un documentaire inédit.
par Mortaza Behboudi et Rachida El Azzouzi
Journal
Un homme condamné pour violences conjugales en 2021 entre dans la police
Admis pour devenir gardien de la paix en 2019, condamné pour violences conjugales en 2021, un homme devrait, selon nos informations, prendre son premier poste de policier en septembre dans un service au contact potentiel de victimes, en contradiction avec les promesses de Gérald Darmanin. Son recrutement avait été révélé par StreetPress.
par Sophie Boutboul
Journal — Climat
Près de Montélimar, des agriculteurs exténués face à la canicule
Mediapart a sillonné la vallée de la Valdaine et ses environs dans la Drôme, à la rencontre d’agriculteurs qui souffrent des canicules à répétition. Des pans de récoltes grillées, des chèvres qui produisent moins de lait, des tâches nouvelles qui s’accumulent : paroles de travailleurs lessivés, et inquiets pour les années à venir.
par Sarah Benichou

La sélection du Club

Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Oscar Rosembly (4/9)
Depuis longtemps les « céliniens » cherchaient les documents et manuscrits laissés rue Girardon par Céline en juin 1944. Beaucoup croyaient avoir trouvé la bonne personne en un certain Oscar Rosembly. Un coupable idéal.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La piste Morandat (5/9)
Dans ses lettres, Céline accuse Yvon Morandat d’avoir « volé » ses manuscrits. Morandat ne les a pas volés, mais préservés. Contacté à son retour en France par ce grand résistant, le collaborateur et antisémite Céline ne donne pas suite. Cela écornerait sa position victimaire. Alors Morandat met tous les documents dans une malle, laquelle, des dizaines d’années plus tard, me sera confiée.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - L’inventaire (2/9)
Des manuscrits dont plusieurs inédits, son livret militaire, des lettres, des photos, des dessins, un dossier juif, tout ce que l’homme et l’écrivain Céline laisse chez lui avant de prendre la fuite le 17 juin 1944. Un inventaire fabuleux.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La révélation (1/9)
Comment, par les hasards conjugués de l’Histoire et de l’amitié, je me retrouve devant un tombereau de documents laissés par Céline dans son appartement de la rue Girardon en juin 1944. Et ce qui s’ensuivit.
par jean-pierre thibaudat