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Billet de blog 21 sept. 2017

21 septembre : les facs parisiennes préparent le combat

La plupart des universités parisiennes ont ré-ouvert leurs portes : amphithéâtres pleins à craquer et manque de professeurs rythment ce début d’année. Coupes budgétaires sur les universités, loi Travail XXL et baisse des APL, les raisons ne manquent pas d’être en colère. D’ors et déjà sur les facs, on prépare la rentrée sociale et la mobilisation de jeudi prochain.

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Ce lundi 18 septembre, la plupart des universités parisiennes ont ré-ouvert leurs portes : amphithéâtres pleins à craquer et manque de professeurs rythment ce début d’année. Coupes budgétaires sur les universités, loi Travail XXL et baisse des APL, les raisons ne manquent pas d’être en colère. D’ors et déjà sur les facs, on prépare la rentrée sociale et la mobilisation de jeudi prochain.

Les sans-facs d’APB et le manque de moyens chroniques

Cette semaine, c’est la rentrée universitaire. Mais ce n’est pas la rentrée pour tout le monde : en effet, plusieurs milliers de lycéens n’ont pas obtenu d’affectation et doivent arpenter les secrétariats des universités pour espérer trouver une place dans un cursus. Pour les « chanceux » qui ont obtenu une affectation sur APB, la rentrée n’est pas évidente non plus. Il suffit de faire un tour dans la « fosse » de Tolbiac pour comprendre la situation. Toutes les discussions tournent autour d’anecdotes sur des amphithéâtres pleins à craquer, poussant même les étudiants à devoir s’installer dans les escaliers pour tenter de suivre le cours. En effet, face à l’afflux d’étudiants, les universités se sont vues obligées d’accueillir bien plus d’étudiants que leurs capacités, tout en réduisant en parallèle de 331 millions d’euros le budget dans les universités. En deuxième année d’économie, certains étudiants n’ont même pas pu s’inscrire en cours de travaux pratiques. Anna, étudiante à Paris 1 raconte « En macroéconomie, il manque huit chargés de TD pour les deuxième année. En cours magistral, la prof nous a conseillé de nous mobiliser, de descendre dans la rue, car sinon rien ne changera. Pour l’instant, je ne suis pas inscrite en TD, comme pratiquement la moitié des élèves de ma promo. Cette situation est vraiment inacceptable, d’autant plus que c’est l’une des matières les plus difficiles cette année. ».
 

Une précarité toujours plus grande

Et la situation des étudiants n’est pas prête de s’améliorer. Tout d’abord, car ces derniers seront les premiers touchés par la loi Travail XXL. Leur précarité ne va cesser ne s’intensifier avec la baisse des APL, l’implémentation du CDI-projet, la facilitation des licenciements et la suppression des primes liées aux CDD ou la suppression des accords de branche. Ces mesures toucheront en effet en premier lieu les jeunes salariés, qui représentent 90 % des étudiants, ou les futurs travailleurs que sont les étudiants. Sans parler des attaques spécifiques du gouvernement Macron contre l’enseignement supérieur et la recherche : sélection en Licence 1, gel des salaires des fonctionnaires, diminution des postes (120 000 dans la fonction publique) et coupes budgétaires de 331 millions d’euros dans les universités. Mais les étudiants se rendent bien compte du plan du gouvernement qui vise à casser le code du travail et une grande partie des acquis pour les travailleurs et les étudiants. Anna continue « On se rend bien compte que les conditions d’études inacceptables qui nous sont imposées ne vont pas s’améliorer. Les manques de moyens des universités vont par exemple être largement aggravés avec la coupe budgétaire du gouvernement envers les universités. C’est révoltant de voir que dans le même temps, le budget de la défense a par exemple été augmenté de 16 milliards d’euros il y a quelques jours. ».
 
Préparation du combat dans les universités : tous dans la rue dès le 21 !

Le gouvernement sait bien que la convergence de la jeunesse auprès des travailleurs en grève est un véritable danger qui pourrait le faire reculer, comme cela a été le cas durant le CPE en 2006. C’est pourquoi il a choisi un calendrier du débat parlementaire bien particulier, très serré, afin que tout soit bouclé avant la rentrée universitaire. Mais nous avons déjà montré le 12 septembre, alors que la plupart des universités étaient encore fermées, que la jeunesse est capable de s’organiser et de descendre par milliers dans la rue. En effet, dans la plupart des facs parisiennes par exemple, des assemblées générales ont été organisées, avec près de 100 étudiants à Jussieu, 70 à Tolbiac, à Paris 8 ou Nanterre et ont formé un cortège étudiant unitaire. Cette semaine, la rentrée universitaire va également de pair avec la préparation de la mobilisation étudiante, et notamment de la date du 21 septembre. Depuis lundi, la majorité des comités de mobilisation s’est réactivée : à Paris 1, Paris 8 ou Paris 7 les étudiants mobilisés contre la loi Travail sont plus déterminés que jamais. À Rouen, près de 500 étudiants se sont réunis en assemblée générale lundi dernier pour exiger des moyens pour leur fac qui, face à la totale pénurie de moyens, n’a pas pu ouvrir ses portes et organiser le combat contre les projets de Macron, un exemple à suivre. Tours d’amphithéâtres et de TD pour discuter avec les étudiants des conséquences de la loi Travail sur leur avenir, distribution de tracts, collages, préparations d’assemblées générales et de cortèges étudiants sont à l’ordre du jour car nous savons que la seule façon de pouvoir gagner contre toutes ces attaques est de descendre dans la rue aux côtés des travailleurs, dès le 21 septembre et après ! 

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