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Billet de blog 22 mars 2021

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M. Chaarana (UNEF) : « Des excuses pour ne pas parler de la précarité des étudiants »

[Archive] Depuis plusieurs jours, le syndicat étudiant UNEF – et notamment sa présidente Mélanie Luce – sont la cible de violentes attaques d’une grande partie de la classe politique et médiatique pour avoir défendu le principe des réunions non-mixtes. Majdi Chaarana, trésorier de l'UNEF, est l’invité de #LaMidinale​.

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Majdi Chaarana (UNEF) : " On cherche des excuses pour ne pas parler de la précarité des étudiants " © 

VERBATIM

Sur les attaques contre l’UNEF

« On cherche des excuses en ce moment pour ne pas parler de la précarité des étudiants. »

« On a lancé une campagne depuis quelques mois pour rappeler que les étudiants meurent de faim et d’angoisse. »

« On demande un plan d’urgence pour les étudiants. La réponse du gouvernement c’est beaucoup de mépris et d’ignorance. »

« L’UNEF est une organisation qui essaie de faire progresser la société sur la question du racisme et qui met en place des groupes de paroles comme sur l’ensemble des discrimination pour pouvoir agir. »

« Si l’UNEF est ainsi attaqué c’est parce qu’on est le syndicat étudiant qui a permis de faire progresser le pays sur plein de choses. Nous avons une grande histoire faite de nombreux combats. »

« L’UNEF est un ennemi à abattre pour la droite depuis un bon moment. »

« Aujourd’hui, le danger pour un pouvoir c’est que la jeunesse se soulève contre lui et c’est pour ça qu’on fait peur. »

« On cherche à nous décrédibiliser. »

« Il y a une libération de la parole raciste, à gauche comme à droite. »

Sur les réunions non-mixtes

« Dans les réunions non-mixtes, on aborde plusieurs questions : le sexisme, les LGBT, le racisme. L’ensemble des membres de l’UNEF ou des militants sont invités à participer à ces réunions qui sont ouvertes à tout le monde. On n’exclut personne. Il s’agit pour les personnes qui se sentent concernées par les thématiques abordées de se saisir de ce cadre, dans l’anonymat. »

« Il s’agit souvent de réunions organisées chez des camarades, dans un cadre très personnel, rarement organisées directement par le syndicat. »

« Il est ridicule de vouloir résumer l’activité du syndicat à deux réunions par an sur le sujet des discriminations alors que toute l’année l’Unef se bat pour défendre les droits des étudiants. »

Sur les propos d’Anne Hidalgo qui trouve « dangereuses » les réunions mixtes et Jean-Michel Blanquer qui parle de « pente fasciste »

« Ce sont des personnes qui parlent sans savoir de quoi elles parlent : aucun d’elles ne nous a contactés pour savoir ce qui se faisait dans ces réunions. »

« Ce ne sont pas des réunions interdites aux blancs. »

« Le but de ces politiques, c’est de décrédibiliser l’action que l’on peut porter par le biais de ces groupes de parole. »

« On nous dit que ces groupes de parole ne sont pas tolérables dans le cadre de la lutte contre le racisme mais pourraient être tolérés dans d’autres cadres. »

« Il y a des personnes qui subissent des discriminations du fait de leurs croyances. On crée donc un espace safe et sans jugement pour faire en sorte de pouvoir écouter cette parole. »

« On parle de libération de la parole mais en vérité, cette parole n’était pas vraiment libérée : la parole était là mais on ne l’écoutait pas. Et par le biais de ces réunions où on écoute la parole entre victimes, on va pouvoir plus facilement la retranscrire et en discuter en cadre mixte. »

Sur les relations avec le PS

« L’UNEF est indépendant. »

« Des personnalités de l’UNEF ont pu s’engager dans différents mouvements politiques, dont le PS. »

« L’UNEF n’a pas tremblé lorsqu’il a fallu manifester contre le gouvernement Hollande et sa loi Travail, les différentes réformes qui cassaient le code du travail et détruisaient notre avenir. »

« Certaines personnes nous reprochent d’avoir été indépendant et d’avoir mené des actions syndicales telles que les étudiants pouvaient l’attendre. »

« Quand on écoute certaines personnes, on a l’impression que l’UNEF est devenu un syndicat qui ne fait que lutter contre les discriminations, contre le racisme ou le sexisme. Mais c’est une caricature. »

« Certaines personnes ne regardent l’UNEF que pour nous cracher dessus. C’est assez regrettable - et d’autant plus quand cela vient de gens qui ont pu nous soutenir de par le passé et qui, aujourd’hui, rejoignent les troupes de la droite et de l’extrême droite pour parler d’une même voix et demander des sanctions contre l’UNEF. »

« L’UNEF a permis de mettre en place des cadres de libération de la parole. »

« Quand on dit d’un syndicat de transformation sociale qui lutte contre les discriminations et agit au quotidien comme l’UNEF qu’il est un repaire d’extrêmistes et d’islamogauchistes, on fait le jeu de l’extrême droite. »

« Au sein du Parti socialiste, certaines personnes ont apporté un soutien à l’UNEF. »

En complément tous les jours la rubrique Jeunesse/Education de la nouvelle Revue de Presse Emancipation!

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