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Billet de blog 22 nov. 2021

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La révolution continue au Soudan

Ce qui se passe au Soudan est capital pour l'ensemble de l'Afrique de l'Est, une des régions les plus mouvementées du monde, et derrière elle l'Afrique toute entière et est capital pour le monde arabe. Si la révolution soudanaise l'emportait, ce serait une déflagration dans toute la région. Solidarité avec la révolution soudanaise !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Source: Luttesinvisibles

Hier 21/11, Hamdok, l'ancien premier ministre civil, emprisonné par les militaires, a été libéré pour signer un accord de cesser le feu et un accord gouvernemental sous l'égide des militaires.

Ce n'est qu'un repli tactique des généraux putschistes parce que le peuple soudanais est vent debout contre le putsch constamment depuis le 25 octobre, date à laquelle les généraux félons, regroupés autour du général Burhan, ont décidé de braquer la révolution soudanaise.

Malgré la répression sanglante que leur ont opposée les généraux, les manifestants sont non seulement restés dans leur logique de contestation mais parce qu'ils manifestaient déjà hier aussi comme Hamdock exigent le pouvoir directement au peuple. Les militaires et Hamdok, unis, tentent de s'opposer à la révolution par ce faux semblant de pourvoir militaire/civil. Les manifestants crient "Hamdok est vendu, la rue est vivante... la révolution continue" dénonçant la trahison de Hamdok, l'ancien premier ministre civil, emprisonné par les militaires, puis libéré hier, pour signer un accord de cesser le feu et de gouvernement sous l'égide des militaires. Ce n'est qu'un repli tactique des généraux putschistes parce que le peuple soudanais est vent debout contre le putsch et cela constamment depuis le 25 octobre, date à laquelle les généraux félons, regroupés autour du général Burhan, ont décidé de braquer la révolution soudanaise.

Malgré la répression sanglante que leur ont opposée les généraux, les manifestants sont non seulement restés dans la rue depuis le 25 octobre mais aussi parce qu'ils manifestaient déjà du temps de Hamdock contre son gouvernement civil, ils exigent aujourd'hui le pouvoir directement pour le peuple. C'est contre cette montée en puissance de la révolution, que les militaires et Hamdok, unis, tentent de faire front avec ce faux semblant de pourvoir militaire/civil.

Mais aussitôt, Hamdock remis à sa place par les militaires, les manifestants du 21 novembre criaient dans les rues de Khartoum "La rue est vivante, Hamdok trahison... la révolution continue". Par ailleurs le parti communiste soudanais, l'Association des professionnels et les comités de résistance des quartiers, qui ont été à la base de la révolution de 2018/2019, et animent le mouvement aujourd'hui, appelaient à continuer la révolution jusqu'à la chute du régime.

Ce qui se passe au Soudan est capital pour l'ensemble de l'Afrique de l'Est, une des régions les plus mouvementées du monde, et derrière elle l'Afrique toute entière et est capital pour le monde arabe. Si la révolution soudanaise l'emportait, ce serait une déflagration dans toute la région.

Solidarité avec la révolution soudanaise !

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