Vie et destin du Livre Noir, la destruction des juifs d’URSS

Ce film documente la desturction du "judéo-bolchevisme", par Htiler et Staline.

Vie et destin du Livre noir, la destruction des Juifs d'URSS Fr 2019 © fred golomb

22 juin 1941, les troupes du IIIe Reich envahissent l’URSS. Pour Hitler, c’est le début de la guerre d’anéantissement du «judéo-bolchevisme».

Alors que son armée est contrainte de reculer, Staline accepte la création d’un Comité antifasciste juif. Au cours d’une tournée aux Etats-Unis, une délégation de ce comité rencontre Albert Einstein. Il suggère que soient consignées dans un «Livre noir» les atrocités commises par la Wehrmacht et les SS sur la population juive d’URSS.

En 1945, le recueil de récits réunis sous la direction d’Ilya Ehrenbourg et de Vassili Grossman est suffisamment avancé pour être envoyé au procureur soviétique du procès de Nuremberg. L’édition russe du «Livre noir» ne verra jamais le jour: elle est d’abord censurée, puis interdite en 1947. En 1952, les principaux dirigeants du Comité antifasciste juif sont condamnés à mort et exécutés d’une balle dans la nuque. C’est en 1993 que l’édition intégrale en russe du «Livre noir» a pu être publiée à Vilnius. Les Editions Acte Sud-Solin en ont publié une version complète.

Deux ouvrages peuvent compléter cette histoire tragique: Yuri Slezkine, Le Siècle juif, La Découverte, 2009, et Antonella Salomoni, L’Union soviétique et la Shoah, La Découverte, 2008.

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