Nanterre: AG lundi contre la lois liberticides

Les organisations de jeunesse de l’université de Nanterrre appellent à une assemblée générale ce lundi à 14h30, contre la LPR et la loi sécurité globale ! Il est possible de faire reculer le gouvernement. Ce que l’assemblée fait, la rue peut le défaire ! L’heure est à la mobilisation !

 TOU.TE.S EN ASSEMBLEE GENERALE LUNDI 30 NOVEMBRE A 14H30 A LA FAC DE NANTERRE CONTRE LA LOI SECURITE GLOBALE ET LA LPR ! 

Les organisations de jeunesse de l’université de Nanterrre appellent à une assemblée générale ce lundi à 14h30, contre la LPR et la loi sécurité globale ! Il est possible de faire reculer le gouvernement. Ce que l’assemblée fait, la rue peut le défaire ! L’heure est à la mobilisation !

L’AG sera en présentiel, et aussi accessible en distanciel. Nous communiquerons sur cela bientôt. Des attestations permettant à chacun.e de s'y rendre en toute sécurité seront aussi publiées.

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS DE JEUNESSE DE L'UNIVERSITE DE NANTERRE

Signé par l'UNEF, la FSE, Solidaires étudiant.e.s, le Collectif des Etudiant.e.s Etranger.e.s, le Poing Commun, le NPA, l'UEC, la France Insoumise et Génération.s 

Exigeons le retrait des lois LPR et Sécurité globale, mobilisons-nous !

La semaine dernière, plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux jeunes, ont manifesté, dans de nombreuses villes, leur opposition ferme aux récentes mesures liberticides que ce gouvernement met en place, car celles-ci n’ont pas l’objectif de nous protéger mais au contraire de museler toute forme de contestation à la politique de Macron !

Tout d’abord, la Loi de Programmation de la Recherche, mesure déjà contestée depuis plusieurs mois dans les universités, visant à précariser le monde de la recherche universitaire, connaît aujourd'hui un ajout au texte initial, qui a pour objectif de criminaliser les mobilisations étudiantes. L’article 20 bis AA du projet de loi prévoit que “Le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur [...] dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement” serait passible, lorsqu’il est commis “en réunion” (c’est à dire, à plusieurs) de trois ans de prison ferme et de 45 000€ d’amende !

Il s'agit d'une attaque sans précédent qui vise à judiciariser tout type d'action militante sur la base de critères extrêmement flous, “le fait de pénétrer ou de se maintenir”. Ce qui est d’autant plus grave, c’est que l’introduction de cet amendement permettra à la police d’intervenir dans un campus sans l’aval du Président d’Université, ce qui indéniablement augmentera le nombre d'interventions policières !

 

A cette mesure s’ajoute la loi dite de “Sécurité globale” qui prévoit de renforcer les dispositifs de surveillance de la police, leur champ d’action et de criminaliser la diffusion d’images ou vidéos de policiers. Après les nombreuses images de violences policières sur des lycéens, des Gilets jaunes, des jeunes de quartiers populaires ; après l’affaire Benalla, le gouvernement veut cacher la réalité de sa politique répressive.

Le but du gouvernement n’est pas de nous protéger de qui que ce soit ou d’assurer nos libertés. Il est de pouvoir limiter la contestation de sa politique. Aujourd’hui la gestion catastrophique de la crise sociale, sanitaire et économique génère une grande colère et une forte opposition au gouvernement. Au lieu de répondre aux demandes des jeunes et des salariés, ce gouvernement se prépare à nous réprimer afin de faire passer sa politique antisociale!

C'est aussi le sens de l’amendement à la loi LPR : se donner les moyens de restreindre la combativité du mouvement étudiant. Car les mobilisations étudiantes, depuis 1946, ont marqué l’histoire du pays, de mai 68 au mouvement de grève de 2018 contre Parcoursup, en passant par les mobilisations victorieuses de 2006 contre le CPE ou la loi Devaquet en 1986 !

Ces mesures sont extrêmement graves, nous devons les faire retirer ! La loi Sécurité globale est en cours de discussion et la loi LPR a été adoptée en procédure accélérée mais sera contestée par un recours au conseil constitutionnel. Celle-ci peut être retirée, même après avoir été adoptée par l’Assemblée, car ce qu’une chambre législative fait, la rue peut le défaire ! Mais pour cela il faut amplifier et construire la mobilisation : c’est le sens de cet appel !

Nos organisations de jeunesse de l’Université Paris-Nanterre appellent à participer massivement aux prochaines manifestations et à se réunir en Assemblée générale le 30 novembre prochain. Le confinement ne doit pas être un obstacle pour défendre nos droits, nous publierons sur les réseaux sociaux une attestation pour pouvoir venir à cette Assemblée. Ce sera le moment d’organiser la lutte et la riposte face à ces mesures !

 

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