De 2018, faisons le nouveau Mai 68

Eux, les libéraux, nous prèchent la dépression, le cynisme, le renoncement, le consentement à la servitude, bref leur « individualisme compétitif ». Nous, nous voulons parler de cette autre société que nous allons construire, une perspective qui unit, rassemble par l’échange permanent et la solidarité en actes. Utopique ? L’utopie est le seul remède à la mélancolie…

29 déc 2017 - Info’Com-CGT  

En 2018, c’est pas Macron qu’il faut recommencer, c’est MAI 68 !

2017 se meurt dans les douleurs du chaos libéral. Du haut de ses skis, le chef du parti de l’Argent lance la chasse aux chômeurs, après qu’à Chambord il a relancé les chasses à courre de la… République.

Notre bon pasteur du libéralisme gambade sans souci dans les Pyrénées, car les médias font bouclier autour de lui et chantent sa gloire. En retour, le président des Riches promet la destruction de l’information diffusée par l’audiovisuel public comme la fin du service public, dont la SNCF qu’il torpille.

2018 doit être autre chose que cette année bulldozer où l’exécutif applique les directives d’une Union européenne qui nous amène « en même temps » l’austérité perpétuelle et le retour du fascisme des années 30.

Tant d’initiatives collectives, tant de prouesses solidaires s’expriment, à l’égard des réfugiés, des victimes des laboratoires pharmaceutiques, des pauvres et des sans logis, des enfants menacés d’expulsion, sans oublier celles et ceux qui font la queue pour recevoir de mains bénévoles des repas…

Toute cette belle humanité se trouve dans ces luttes invisibles qui croissent et se multiplient, mais qui représentent un objet de méfiance à qui devrait contribuer à leur unité, parce qu’ils préfèrent leur strapontin à des négociations qui n’en sont plus depuis longtemps.

Le fléau libéral est une arme de destruction massive. On sent bien que pour inverser la tendance, faire tourner la société au bénéfice de toutes et tous et non pas au profit de la minorité des paradis fiscaux, il faudra un grand mouvement, une force propulsive majeure.

Le souffle de Mai 68, en cette année du cinquantenaire, est une source d’inspiration. La plus importante grève générale de notre histoire, entre 7 et 10 millions de grévistes, fit apparaître la richesse de la créativité collective et le désir d’en finir avec le carcan de l’ordre capitaliste.

Nous avons besoin d’un Mai 68 réussi. Nous voulons sortir du commentaire impuissant de l’ordre libéral. Nous voulons réussir le prochain Mai 68.

Eux, les libéraux, nous prèchent la dépression, le cynisme, le renoncement, le consentement à la servitude, bref leur « individualisme compétitif ».

Nous, nous voulons parler de cette autre société que nous allons construire, une perspective qui unit, rassemble par l’échange permanent et la solidarité en actes.

Utopique ? L’utopie est le seul remède à la mélancolie…

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