L’avocat de Benalla vient de déclarer que son client était déçu du manque de soutien à son égard du Président de la République, il a raison.
Car, honnêtement, il y a quoi dans cette affaire ? Le vide.
On revisionne la vidéo de la Contrescarpe, il n’y a rien de choquant dans l’intervention de Benalla.
Un couple de jeunes trentenaires (en l’occurrence, un couple constitué d’un homme et d’une femme…il faut désormais le préciser…), look débraillé, balance des projectiles contendants sur une rangée de CRS.
Les CRS bougent très peu, restent en rangée assez bien organisée mais continuent de se faire canarder.
Benalla, qui est avec son référent de la Police Nationale (donc encadré), voit la scène, enjambe une de ces barrières absolument laides qui polluent esthétiquement la voirie parisienne, et se dirige vers le couple.
Il maîtrise la composante mâle du couple sans violence ni effort particulier vu la chétivité de l’individu.
Il l’extrait du centre de la place de la Contrescarpe et l’immobilise au début d’une rue adjacente devant un bistrot.
Aucun coup, aucune violence particulière et une certaine qualité dans l’intervention.
Les CRS et le référent de Benalla ont l’air satisfaits.
Donc, ensuite, si on a bien compris, Alexandre Benalla se voit notifier une mise à pied administrative de quinze jours au motif qu’il a outrepassé son rôle d’observateur.
Dont acte et il effectue effectivement cette mise à pied.
Mais où est le problème ?
La Présidence de la République aurait-elle peur des éructations assez ridicules du député marseillais Mélenchon ?
Benalla a été blâmé de sa faute, faute objectivement toute relative…
Mais pourquoi le licencier ? Pourquoi le virer ?
Le grand chef aurait dû dire : Alexandre Benalla on l’a sanctionné car il n’a pas respecté son statut d’observateur pendant une minute et 30 secondes lors de ce 1er mai place de la Contrescarpe mais le licencier, en aucun cas, c’est un excellent élément.
Donc, lorsque Benalla fait savoir, par la voix de son avocat, qu’il regrette que son patron ne le soutienne pas, alors qu’il n’a fait que le servir, alors là, oui, nous sommes avec lui…