1er janvier 2019 : la République Française est devenue une dictature.

 

« Si Macron veut se réapproprier l’autorité présidentielle que son mépris pour les plus pauvres de ses compatriotes a fait exploser, il lui reste les vœux du Nouvel An pour réparer l’injustice sociale qu’il a institutionnalisée.

Il n’a pas le choix. Il ne peut que reconnaître la légitimité des revendications des gilets jaunes et inverser radicalement et durablement sa politique pour faire cesser le scandale des injustices qu’il a encouragées. Il ne doit surtout pas, lors de son discours des vœux,  tenter de noyer le poisson, bras en croix, yeux au ciel, comme durant la campagne présidentielle. Cette fois, ça ne marchera pas. »

Voilà ce que j’espérais sincèrement en écrivant le billet du 1er janvier. Or le discours des voeux de Macron que j’ai lu attentivement me laisse un goût très amer. Il me fait penser au gâteau somptueux d’un grand Maître Pâtissier qui nous ébahirait par sa beauté, son élégance, l’harmonie des ses couleurs, puis par l’enchantement de nos papilles subjuguées par la subtilité des saveurs. Soudain, la fine pointe d’une molécule de poison me surprendrait, celle, totalement indétectable et d’autant plus redoutable que ce poison ne se manifeste que par son absence.

Ce que je veux dire, c’est qu’à  aucun moment du discours, Macron ne prononce ces trois petits mots qui ont bouleversé  ondes et sentiments de la France et de la planète, « Les Gilets jaunes » !

C’est dire la violence du mépris de Macron pour ces personnes, de sa haine envers ceux qui ont osé attaquer sa Majesté, bouleverser des plans prévus de toute éternité. Il ignorait ces « manants » auparavant , or dans son discours solennel, alors qu’il finira par prétendre aimer toutes les Françaises et Français, ils s’offre le savoureux luxe de les écraser en les niant, en ne nommant pas ce que d’autres de la même trempe et à une autre époque avaient appelé des « Stück ». Même une chose n’existe que si elle porte un nom !

Car non seulement Macron dénie l’existence des Gilets jaunes, mais il détourne aux yeux des Français leurs actions et raisons d’être. Il ment ouvertement en leur attribuant  violences, morts et destructions.. ! « je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple - mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! Le peuple est souverain. Il s’exprime lors des élections. Il y choisit des représentants qui font la loi précisément parce que nous sommes un Etat de droit. »

 et il ajoute en forme de dernier avertissement :

L’ordre républicain sera assuré sans complaisance car j’attends de chacun ce respect indispensable à la vie en société.

Quel toupet ! Non seulement un président de la République Française doit favoriser la cohésion et l’unité de la Nation,  mais il ne doit pas mentir au Pays, transformer ses victimes en criminels, les livrer à la vindicte publique pour camoufler ses propres crimes et malversations, utiliser gendarmes et CRS comme  chiens enragés, tenter de museler la presse…

 Réinterrogeons donc Macron sur ce qui lui a permis d’organiser sa campagne, bien avant qu’elle ne soit ouverte, ne laissant aucune chance à ceux qui, naïvement s’y préparaient en respectant l’argent public et les règles. Macron a recruté illégalement des nervis qui devront répandre désordre et effroi  dans des manifestations pacifiques et dont au moins le nom de l’un d’eux est connu de la justice et de la presse.

Or celui qui détient actuellement la fonction présidentielle ne respecte ni les devoirs que lui impose la Constitution ni la Chartre universelle des droits de l’homme. (j’ai vérifié)

Tout accuse de forfaiture cette grenouille qui a voulu se faire aussi grosse qu’un bœuf et qui est entrain d’exploser.

 

Qu’un homme politique sérieux (pour ma part je pense à Benoît Hamon et à son mouvement)  fasse circuler une pétition demandant  la destitution de ce triste personnage, j’y appose de suite ma signature, sûr d’y être rejoint par des millions de personnes.

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