Finie la castagne, place à l’intelligence.

Après la bouffée délirante qui a saisi Le Président et son Intérieur au point d’imaginer la sauvagerie cannibalesque des Gilets Jaunes et de leurs sympathisants partant à l’assaut du sacrosaint lieu d’asile qu’est un hôpital, j’espère qu’il est possible de revenir à raison et de tenter de comprendre la folie de ces mois passés.

Ayant usé du subtil pouvoir de séduction des foules que déploie les dictateurs pour subjuguer les masses, Emmanuel Macron, habilement coaché par Brigitte, elle-même assurée de l’appui de quelques grosses fortunes, l’homme est devenu, apparemment tout à fait légalement, Président de la République.

Quel exploit pour cet individu sorti depuis peu de l’anonymat et sans autre modèle de Gouvernance que celui d’une banque.  

Du coup, comme un gamin qui découvre sous le sapin de Noël, un somptueux cadeau échappé de ses rêves, Emmanuel Macron met en scène sa royale prise de pouvoir :

 Emmanuel le Premier se fait acclamer par les foules parisiennes en mal de royauté et se met à régner. Il n’a aucune expérience du travail collectif. Le seul modèle de Président de la République qu’il a approché est François Hollande dont il méprise tout ce qui fait de l’homme un démocrate, synonyme de faible, d’inconsistant, et dont il a pu trahir la confiance.

Emmanuel Macron a ainsi dirigé le Pays sans partage, révélant son immaturité.  Il traite en subalterne son Gouvernement, qui se soumet, mais non sans calcul.

Sa méconnaissance des réalités de la vie est accentuée par la bulle que lui ont offerte la petite minorité qui a voté pour lui. Il se met du jour au lendemain à côtoyer les « Grands » et reçoit les honneurs de sa fonction comme dus à sa seule personne. Il dirige à sa guise, méconnaissant la conséquence de ses décisions, insignifiantes pour lui, mais tragiques pour ceux qui ont peu de ressources. Et c’est la révolte des Gilets Jaunes.

« Qui c’est ceux-là ? De quel terrier puant sortent-ils ? Qu’on karchérise cette vermine  qui, pauvres, donc stupides, viennent contrarier Sa Majesté ! »

Emmanuel Macron, tel Christophe Colomb et ses compagnons,  découvre des sauvages potentiellement dangereux qui se permettent de perturber Son Altesse et l’ordre par elle établi.

Or,  par un sinistre soir de Haute-Loire, le Président est conspué, son effigie malmenée.

Lorsqu’on est ROI, en France, en 2.018, s’impose l’image insoutenable de l’échafaud. Ça n’est pas du théâtre.

Ce qui, après un temps d’effondrement, explique la violence insensée et non démocratique de Sa Seigneurerie.

Il serait temps de recouvrer la raison, l’écoute et la parole dont les humains sont dotés dans une démocratie.

 

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