Le faux semblant de la démocratie française.

 

« Démocratie » signifie littéralement « le pouvoir au peuple », ce qui suppose que le bien commun est géré en démocratie par le peuple, mais comment ?

°   A  la manière de la Suisse avec  ses votations ?

°   A la manière de Macron avec son « grand débat » ?  Le Président recueille apparemment une masse d’informations. Mais celles-ci ne sont-elles pas orientées, suggérés, filtrées. 

« Le Monde » de ce jour remarque que Macron n’aime pas être pris en défaut. S’il rencontre une opposition, il va tenter de persuader son interlocuteur que c’est lui qui a raison. Le but de cet exercice n’est-il pas avant tout de se rassurer, que, « même pas peur ! », il a surmonté sa fuite peu glorieuse du Puy en Velay, que les sondages favorables vont grimper… ?

°   Ou gérer le bien commun grâce à une démocratie représentative.

C’est à cette formule que la France a recours.

Or, voici quelques années, recensant l’origine professionnelle des députés, j’avais été effaré de ne trouver à la chambre des députés qu’un seul « ouvrier » portant la lourde charge de représenter à lui seul quelques dizaines de millions de collègues ! Le reste des députés étant dans leur très grande majorité des cadres supérieurs ou des professions libérales ! Comment  le PDG d’une grosse boite peut, même s’il essaie, imaginer les difficultés quotidiennes d’une aide à domicile avec ses deux enfants ?

La France, avec son Parlement, est une oligarchie.

Mais ce que je compte découvrir avec « Crépuscule » de Juan Branco, est bien pire réalité : La France, avec son gouvernement est une aristocratie dont le seul but est de se maintenir au Pouvoir, et lorsqu’il y a changement, il ne s’agit que de pratiquer le jeu fort plaisant des « chaises musicales ». Chacun, chacune, retrouve une place qui lui assure des traitements mirobolants lui permettant ainsi qu’à ses héritiers le train de vie réservé aux élites autoproclamées, compétentes ou non, mais appartenant à cette confrérie si discrète.

C’est cette découverte dont j’attends la preuve dans « Crépuscule » de Juan Branco, que j’ai commandé. J’en reparlerai sans doute…

 

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