Acte de lucidité

 

Qu’il doit être difficile aux électeurs qui ont voté « Macron » lors de la présidentielle de reconnaître que ce fut une erreur.

Cette erreur était, à l’époque, d’autant plus indétectable que ce parfait inconnu ne se faisait remarquer que par son passé privé assez exceptionnel : la relation intime mais connue d’un adolescent avec sa professeure de théâtre de vingt quatre années plus âgée que lui.

Cette particularité compta peut-être même bien pour beaucoup lors du vote, comme un atout supplémentaire preuve d’audace et d’indépendance d’esprit. Alors que d’autres s’étonnaient davantage des dépenses somptuaires entamant le budget du ministère de l’Economie.

Car qui pouvait prévoir la réponse violente et disproportionnée envers des personnes qui, mises en danger,  criaient à l’injustice ? Cette réaction haineuse et délibérée, normale de la part d’un dictateur s’affirmant comme tel, était impensable chez le Président d’une République, à moins qu’il ne soit atteint de démence.

Je n’ai pas jusqu’ici connaissance d’une lettre ouverte collective signée par des praticiens en psychiatrie ou des philosophes qui dénonceraient l’incapacité d’Emmanuel Macron à assurer sa lourde fonction.

Si un tel document était publié et  le Conseil Constitutionnel saisi, la folie haineuse qui contamine notre société cesserait sans doute d’être alimentée et permettrait l’élaboration d’un nouvelle Constitution évitant ces dérives.

Sinon, aucune raison pour que l’épidémie de haine ne s’étende à tout le Pays.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.