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Billet de blog 6 juillet 2011

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Le BAC

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Aux tristes sirs à la pâle figure qui estiment que la jeunesse d’aujourd’hui n’est plus bonne à rien, les pleurs de joie ou de tristesse devant les panneaux d’affichage des résultats du bac prouvent le contraire. Ces adultes, c'est-à-dire ces gens qui ont cessé de grandir, ont eu vite fait d’oublier ce que fut leur jeunesse, une période de la vie où tout espoir est permis, où, certes aussi, les déceptions sont immenses, et qui ouvre sur une vie de lutte ou bien d’abdication, de générosité ou de haine, de création ou de reproduction, de propulsion ou de repli sur soi, d’épanouissement ou de racornissement. Leur pessimisme envers les générations montantes signe peut-être simplement leur prise de conscience face aux graves erreurs des gouvernements d’après-guerre, la course aux armements, à l’argent, au confort immédiat, sans souci de savoir si cette boulimie causait des disparités, internes ou internationales, insupportables, compromettait lourdement l’avenir de la planète.Or c’est cet héritage que nous, les adultes, les vieux, laissons à tous ces jeunes. Il va leur falloir relever le défi. Ils arrivent, déjà décideurs puisque bientôt votants, à une période cruciale. A savoir celle où va se jouer l’avenir de la planète : Poursuivre la volonté suicidaire des conservateurs qui ne veulent en rien changer à leur train de vie, ou inverser radicalement le sens des valeurs : bannir le nucléaire, investir dans la recherche d’énergies renouvelables, veiller à l’équité, préférer la sérénité à l’excitation, apprendre la tolérance…Il me semble que bien des jeunes ont nettement conscience du poids de la charge à venir et que ça ne les rebute pas, au contraire, que la noblesse de la tâche les stimule.Alors, supprimer le bac comme le souhaitent certains, ne me parait pas une bonne chose. Même si cette épreuve n’a que valeur relative, elle vient prouver pour beaucoup qu’ils ont franchi un cap, qu’ils sont suffisamment armés pour affronter les obstacles de la vie, qu’ils sont capables –ils viennent de le prouver- de réflexion, de faire des choix, de prendre des décisions.Si l’on peut espérer pour la planète un avenir heureux, c’est à ces jeunes-là qu’on le doit. Espérons.

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