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Billet de blog 7 août 2011

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Une dictature mondiale aux mains de la Finance

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Si j’ai bien compris les propos d’André Orléan, ce que nous les terriens avons été amenés à vivre depuis quelques décennies sans en être très conscients, c’est l’écrasant pouvoir d’une dictature, celle de la FINANCE. Il s’agit d’un pouvoir si absolu que nul à présent ne le maîtrise. Balayés tous les autres régimes. Les démocraties, les royautés constitutionnelles, les tyrannies, et autres régimes n’existent plus qu’en tant que figurants, que comme vestiges illusoires d’un passé révolu, histoire d’amuser la galerie. Les états et leurs composants n’ont plus aucun pouvoir.Auparavant existaient une quantité d’Etats différents, chacun avec ses caractéristiques, ses forces et ses faiblesses et qui cohabitaient dans un équilibre souvent précaire mais qui provoquait malgré tout une certaine stabilité et permettait les échanges. Orléan évoque les puissances industrielles, les puissances politiques, les puissances salariales. Cet ensemble de forces, territoriales, nationales, intercontinentales régulait les relations. Chacun dans son coin caressait des projets sociaux, industriels et financiers. D’un commun accord un bien était évalué, s’il intéressait beaucoup de monde, son prix montait, mais si son prix montait trop, les acheteurs se faisaient rares et le prix baissait. Ainsi une régulation spontanée assurait la stabilité des niveaux de vie.Mais progressivement ce système a été perverti. S’y sont introduits les spéculateurs qui ont décidé de la valeur des choses en fonction de leur rentabilité.Et comme cette façon de faire enrichissait rapidement et sans fatigue excessive leurs auteurs, la spéculation s’est généralisée, elle est devenue mode de vie, une passion, un jeu, sans grand rapport avec les biens proprement dit. La planète est devenue pour les financiers un supercasino.Patrons et traders empochaient des sommes folles, alors que les véritables producteurs de biens se trouvaient à la merci des caprices du marché.Jusqu’à aujourd’hui où la machine, devenue incontrôlable, s’emballe et s’affole.

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