Un article paru dans «Courrier international» et signé Anne Applebaum, du The Washington Post s'intitule «Si tu veux gagner l'élection, fais la guerre». La journaliste raconte comment Sarkozy aux abois a poussé à intervenir militairement en Lybie pour tenter de sauver une image de lui universellement dégradée et de se faire réélire.Mais apparemment ça ne suffit pas. Les télés ont bien montré des images d'insurgés acclamant le nom de Sarkozy comme étant leur sauveur, mais l'enlisement du conflit les a fait déchanter et Sarkozy doit trouver autre chose. Après l'histoire de l'identité nationale, le débat autour de la laïcité a fait un flop, signant une mort de l'UMP que le départ de Borloo, rejoint par RamaYade, vient confirmer. Mauvais pour une réélection ! Personne ne veut plus d'un Sarkozy discrédité, moqué, ridicule.Reste donc à Sarkozy l'outil de la guerre civile.Les déclarations de Guéant qui à présent s'attaque aux immigrés légaux dont il veut faire baisser le chiffre sont peut-être les prémices de cette guerre : alors que les villes nouvelles qui collectionnent le plus de chômeurs, notamment jeunes, le plus d'immigrés, notamment clandestins, et à présent que la chasse aux immigrés légaux est ouverte, ces ensembles vont constituer d'énormes caisses de résonnance, vibrant à ces provocations. Il suffirait d'un rien pour que la rancœur accumulée n'explose.Pourquoi la vague puissante de la jeunesse qui se sent opprimée dans les pays arabes et qui renverse les régimes établis, ne viendrait-elle pas secouer la France ?N'est-ce pas ce qu'espère Sarkozy ?Le calcul du Président pour conserver le Pouvoir en se faisant réélire pourrait consister à compter sur la crainte de la population vieillissante, celle qui aime l'ordre et la tranquillité, qui possède des biens, qui est bien installée, avec ses traditions, ses habitudes, son métier, qui tente d'ignorer la misère, la craint et la préfère ailleurs.C'est en excitant la peur de cette masse citoyenne devant la montée de violence provoquée par l'accélération de brimades sarkoziennes que le président finissant pourra trouver le soutien populaire qui pourrait le réélire comme étant le sauveur.Il suffirait que l'explosion se déclenche au bon moment, ni trop tôt ni trop tard, afin de laisser les troupes prévues à cet effet, les fameux 10.000 hommes tenus sous le commandement des préfets de secteur, sauter sur leurs cibles soigneusement repérées, et étouffer toute révolte.Des détails de ces opérations sont précisés sur ce blog dans mes billets du 6 au 10 octobre 2010.Ces lignes énoncent une hypothèse. Seulement une hypothèse qui, je l'espère, ne se réalisera pas, mais qui reste possible, sinon probable. Ça existe les présidents aux egos surdimensionnés qui préfèrent le massacre de leur peuple au respect des règles démocratiques (je pense ici à Gbagbo).Si nous sommes un nombre important de citoyens à nous réjouir de la déliquescence d'une UMP malfaisante, nous ne devons pas oublier qu'elle n'est pas officiellement morte et n'a pas terminé de se battre. Copé, le clone de Sarkozy, y veille. A nous aussi d'être vigilants.
Billet de blog 8 avril 2011
Soubresauts d’agonie à l’UMP
Un article paru dans «Courrier international» et signé Anne Applebaum, du The Washington Post s'intitule «Si tu veux gagner l'élection, fais la guerre». La journaliste raconte comment Sarkozy aux abois a poussé à intervenir militairement en Lybie pour tenter de sauver une image de lui universellement dégradée et de se faire réélire.
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