Ce 8 mai 2012 est l’anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.
Or cette cérémonie est célébrée de conserve par deux présidents de la république française, l’ancien et le nouveau.
Ce fait, rare, me paraît hautement symbolique. Il me semble être le témoignage de l’affirmation de la volonté du peuple français de vivre sous une république, et son refus de la tentation du régime monarchique qui lui était proposé lors de la toute récente élection présidentielle.
Dans un récent billet, j’ai exposé mon point de vue selon lequel la personnalité du précédent président avait conduit ce dernier à réveiller chez les foules la peur viscérale de l’étranger, héritée de nos ancêtres des cavernes.
Cette peur panique avait conduit ces hommes préhistoriques à lutter avec les seuls moyens dont ils disposaient alors : la violence. C’est ce que remit en pratique le précédent président, ne faisant pas confiance aux lois de la république, notamment à celle imposant la laïcité, c’est-à-dire le respect par chacun des idées, convictions et sentiments de l’autre.
François Hollande a promis de restaurer le fonctionnement normal de la république qui assure entre autres paix sociale et sécurité pour chacun.
La concélébration de l’anniversaire du retour de la paix en 1945 ouvre sous bon augure ce nouveau quinquennat.