Je suis allé voir sur d'autres lieux les commentaires des «économistes atterrés» dont, bien sûr, André Orléan. Ils ont publié, le 1er septembre 2010, un long manifeste que je me propose d'éplucher, en transcrivant mes interprétations de ce texte sur ce blog. Mais pour l'instant, je suis allé lire leurs communiqués rédigés courant 2010, annonçant la nécessité vitale d'un changement radical, alors que la panique n'avait pas, comme ces jours, embrasé ce monde de la finance.
En 2008, déjà, une crise financière avait explosé, affolant les marchés et les investisseurs. Tous ces gens, patrons des grandes et petites banques, de sociétés financières privées, de chefs d'Etats, avaient tenté de réagir et de colmater les fissures du bâtiment planétaire qui coulait. Mais selon les « économistes atterrés », il ne s'agissait que d'emplâtres de même nature et composition que ce qui avait assuré la flottaison du rafiot jusqu'alors. Rien n'avait changé. Ces économistes pensaient alors, en 2010, que le monde de la finance conduisait l'économie mondiale « droit dans le mur ». Il semble que la percussion violente puisse avoir lieu ces-jours-ci.Ce que prônent les « économistes atterrés », c'est la fin de l'ectoplasme gigantesque qu'est cet empire financier qui englue la planète, détruit les économies existantes et déresponsabilise tous ses habitants. Si une minorité empoche toujours des fortunes colossales, la plupart des terriens ont à peine de quoi vivre décemment, et quelques millions meurent de faim. C'est totalement inacceptable.Nous devons réagir, mais ce ne sera pas facile, car, constatent ces experts, les états dépérissent et leurs dirigeants exécutent moult moulinets pour faire croire qu'ils agissent, brassant l'air ambiant sans le renouveler, sans changer d'un iota le « logiciel néolibéral » qui pervertit le monde et le mène à sa perte.Mes critères personnels entrant dans le choix de la personne qui en 2012 présidera aux destinées de la France et de l'Europe vont, je crois, s'étoffer sérieusement de la vision économique des candidats. D'où l'étude attentive du « Manifeste » susdit.