Le grand débat

Je prie les personnes  très au courant de l’actualité de m’excuser si je leur donne l’impression d’enfoncer des portes ouvertes par mes propositions.

Tout d’abord je trouve qu’une vaste consultation populaire sur le fonctionnement de notre démocratie me paraît advenir à un moment idéal : Les gilets jaunes ont soulevé des questions essentielles habituellement débattues poliment dans les salons autour d’une théière, pour conclure que notre beau pays qu’est la France offre grosso modo à quasiment tous les citoyens une vie confortable.

Or si cette conclusion s’applique à une majorité de citoyens, des millions de personnes vivent, en France, en ce moment, dans une pauvreté et insécurité totalement inadmissible.

Or certaines de ces personnes très pauvres viennent de réaliser que les dirigeants de la France décident l’organisation du Pays de telle sorte que la population des gens aisés, voire riche ou même très riches améliorent leur situation.

Or ces personnes qui tentent de survivre s’aperçoivent que ce qui arrange ces riches entament davantage leur pouvoir d’achat. Insupportable ! Inadmissible ! D’où l’explosion de colère logique, quoique très maîtrisée. Le pire aurait paru tellement logique !

Provocation de la part des dirigeants ? Paupérophobie ? Même pas ! Nés pour la plupart dans la soie et l’opulence, ces dirigeants-là ignorent ce que gagner sa vie veut dire. Ils ne méprisent pas les pauvres, ils ne savent pas que « ça » existe. Ils seraient à leur place dans une dictature, mais pour une vraie démocratie, ils sont tout simplement inaptes.

Alors il est grand temps de se poser tous les vraies questions qui permettent de vivre en démocratie, afin que « liberté égalité fraternité » ne soient pas des slogans publicitaires.

Or il me semble que nous avons en France les structures qui permettent l’accès de tous à la parole.

LA COMMUNE.

Avec un élu, le maire ou l’un de ses adjoints, des personnes ayant des qualités d’animateur, d’animatrices de groupe, qui font s’exprimer les citoyens, enfants y compris, animent les discussions en veillant à ce que tout le monde puisse s’exprimer, prévoir les dates de séances, car ces rencontres seront peut-être nombreuses et ne peuvent se passer que dans le respect de chacun le calme et la sérénité. 

Puis rédiger des comptes-rendus de séance, à regrouper au niveau du canton, du département, et plus haut. Cela suppose de prendre son temps. L’occasion est trop belle pour veiller à ne pas la galvauder.

Peut-être vivrons-nous alors ce qu’est la République.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.