La France va mal.

La France va mal. Dix huit mois après l’élection présidentielle, un sondage révèle que 48 % des personnes interrogées réclament la démission d’E. Macron et 57 % veulent la dissolution de l’Assemblée. Comment expliquer un tel revirement alors que la majorité des électeurs avait voté, enthousiaste, l’élection du nouveau venu. De fait, la population se rend compte qu’elle a été bernée par un homme qui conduit une politique contraire à son intérêt, favorisant les riches selon la théorie du ruissellement : plus les riches s’enrichissent et plus le peuple profitera  du trop plein.

Macron est en fait la chose de B. Arnault. Il est chargé d’en défendre les intérêts.

Or aucune parole ne s’élève, aucun  écrit ne dénonce ce scandale. L’opposition paraît inexistante. La presse dans son ensemble semble anesthésiée.

Juan Branco qui dans un premier temps a été séduit par cette oligarchie dans laquelle il tente de s’introduire en côtoyant Xavier Niel, le gendre d’Arnault. Il cherche à se faire embaucher. Il rencontre Natalie Nougayrède, patronne éphémère du Monde, éjectée suite à une cabale pour être remplacée par  Fénoglio qui livre le Monde à Arnault. Du coup, la presse n’intéresse plus Juan Branco qui en découvre la dépendance. Ce qu’il désire est d’être un « politique à la libre parole ». Il se propose, sans rire et pour entrer dans la place, comme précepteur d’Elisa Arnault, fille de Delphine Arnault et de Niel ! Il finit par être reçu en grande pompe à la banque Lazard, signe qu’il appartient à ce milieu privilégié.

Puis, plus avant dans son livre, Juan Branco raconte que, accompagnant un ami de son père vers un repas au Ritz, il a la surprise d’y retrouver certains des membres les plus puissants des rédactions de Paris invités par Bernard Arnault en personne et par son gendre, Niel. Les média sont venus faire allégeance à Arnault et lui signifier qu’ils ont bien enregistrer les limites des informations à diffuser.

C’est à ce moment-là, je crois, que Juan Branco prend conscience qu’aucune des personnes de cette élite parisienne ne se soucie du bien public, de la « res publica ». Ce qui compte pour elles, c‘est de pantoufler quelque part, de faire carrière dans les hautes sphères du Pouvoir, la compétence leur étant accordée quel que soit le poste à pourvoir, qui mérite évidemment rémunérations fabuleuses.

Juan Branco regrette le bon vieux temps où il était de gauche et décide – c’est ce que j’ai cru comprendre - de quitter ce milieu, mais d’en rester l’observateur, pour ne pas dire, l’inquisiteur. Il a désormais choisi son camp, il connaît à présent son combat : assister Julien Assange, défendre les gilets jaunes et la démocratie.

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