Révolté par le fait que le fanatisme de certains provoque des actions aussi intolérables que l’assassinat de Vincent Delory et d’Antoine de Léocour, j’ai déposé sur mon blog un billet ayant pout titre « Allah est grand ? » et qui a déclenché toute une suite de réactions.
Aussi, je propose que soient modifiés ainsi (en rouge) les articles 18 et 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, à Paris, au Palis Chaillot, par les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée général :
Article 18Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique l’absence d’endoctrinement précoce, la liberté de choix d’une religion ou d’une absence de religion, de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Article 26Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leurs mérité.
L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes radicaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. Elle doit donc éviter tout endoctrinement précoce, afin que la personne, devenue adulte, puisse librement choisir une religion ou aucune.Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants, à condition que cette éducation conduise l’enfant à la liberté de ses choix d’adulte.Je crois en effet que des convictions religieuses inculquées, dès la naissance, par le milieu, et durant la prime jeunesse, parviennent à constituer l’essence même de la personne, et que toute autre religion représente alors une grave menace pour l’identité de cette personne. La suppression de l’Autre est vécue alors comme « légitime défense » et donc "normale", et préserve ainsi de toute culpabilité.
La religion qui devrait être facteur de paix et d’union (re-ligare en latin : relier) devient source de discorde. Quel gâchis !