La vie politique en France, est, traditionnellement assez comparable à la démarche d’un randonneur. Elle avance plus ou moins facilement en posant fermement un pied devant elle, puis l’autre. Le droit, puis le gauche. La droite fait confiance à une économie libérale. Elle mise sur la libre entreprise. La gauche pense que dès le départ, les citoyens ne bénéficient pas des mêmes chances et elle estime que l’Etat doit encourager une répartition plus juste des richesses. Depuis un certain temps, cette politique à la randonneur semblait faire ses preuves. On appelait ça l’alternance et ça ne fonctionnait pas trop mal.
Mais voilà qu’un homme, Sarkozy, a très intelligemment utilisé le fonctionnement démocratique de la France pour faire main basse sur le Pouvoir, et utiliser le pays comme terrain de jeu. Il a cassé le modèle pour lequel ses électeurs croyaient l’avoir élu. Au lieu d’avancer avec l’audace annoncée mais aussi avec la sagesse requise par sa fonction, il s’est comporté en artiste de music-hall. Tantôt acrobate, bondissant d’un fait divers à l’autre, pour annoncer un plan de sauvetage que le bond suivant fera oublier, tantôt en prestidigitateur qui en faisant disparaître une masse de fonctionnaires, enseignants, soignants, policiers, gendarmes, prétend améliorer la qualité de vie des français.
Or ces derniers quelques jours viennent peut-être de permettre à des citoyens de bonne foi qui y croyaient encore d’admettre enfin l’incompétence et la malhonnêteté du personnage.
Les gens de gauche dénonçaient depuis longtemps cette politique de gribouille mais leur parole pouvait ne pas être entendue parce que considérée comme systématique, or je pense (est-ce que je me trompe ?) que la plupart des électeurs qui avaient fait confiance à cet homme souhaitent le voir partir le plus tôt possible.
Même les étrangers amis de la France commencent à se méfier de ce gouvernement et à le considérer comme une association de malfaiteurs.